Lycée Janson-de-Sailly

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Lycée Janson-de-Sailly
Image illustrative de l'article Lycée Janson-de-Sailly
Entrée principale, rue de la Pompe.
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Académie Paris
Coordonnées 48° 51′ 55″ N 2° 16′ 48″ E / 48.865278, 2.2848° 51′ 55″ Nord 2° 16′ 48″ Est / 48.865278, 2.28  
Adresse 106 rue de la Pompe
75116 Paris
Site internet www.janson-de-sailly.fr/
Cadre éducatif
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Proviseur Patrick Sorin
Proviseur-adjoint Mourad Kchouk (CPGE) et Stéphane Corniquel (second cycle)
Principal-adjoint Ludovic Anne (collège)
Matricule Collège : 0752548 M
Lycée : 0750699 C
Population scolaire ~3 420 élèves
Formation Collège
Lycée d'enseignement général et technologique (L,ES, S et STIDD)
CPGE scientifiques, économiques et littéraires
Langues étudiées allemand, anglais, espagnol, italien, chinois, russe, hébreu, japonais, latin et grec ancien
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Point carte.svg

Le lycée Janson-de-Sailly (JDS ou Janson) est la plus grande cité scolaire publique de Paris avec 3 420 élèves et 627 membres du personnel dont 279 enseignants permanents en 2013-2014. C'est aussi l'un des lycées qui accueille le plus grand nombre d'élèves de CPGE en France (1 330 répartis en trente classes).

Le bâtiment est situé dans le 16e arrondissement de Paris, au 106, rue de la Pompe et s'étend sur une superficie de 3,5 hectares. La rue Decamps, la rue Herran, la rue de la Pompe, la rue de Longchamp et l’avenue Georges-Mandel entourent le lycée. La surface développée bâtie est de 36 500 m2.

Ce site est desservi par la station de métro Rue de la Pompe.

Historique du lycée[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Centre Marcel-Sire, le CDI du lycée.

Alexandre Emmanuel François Janson de Sailly (1785-1829), un riche avocat parisien, ayant découvert que son épouse (Marie-Jeanne Joséphine Berryer, de la famille d’illustres magistrats) entretenait une relation extraconjugale, déshérita la fautive et légua sa fortune à l’État afin que celui-ci achète un terrain, et construise un institut pour jeunes garçons. En 1876, après les procès intentés par la veuve et la mort de cette dernière, la fortune récupérée par l’État s’élevait à 2 600 000 francs-or. Selon les volontés du donateur, aucune femme ne devait jamais y être admise, ce qui n’empêcha pas l’enseignement de devenir mixte une décennie plus tard. De plus, l’avocat avait exigé qu’un quota d’admission d’étudiants étrangers soit respecté chaque année.

Les bâtiments ont été conçus par Charles Laisné, et le discours de la pose de la première pierre fut prononcé en 1884 par Jules Ferry en présence de Victor Hugo.

Guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale le lycée fut transformé en hôpital. Il disposait de nombreux dortoirs et de salles d’opération, principalement pour les officiers.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous le régime de Vichy, le lycée a été une source des premiers mouvements non organisés de résistance étudiante en 1940[1] : le 11 novembre, de nombreux lycéens se rendent sous l'arc de Triomphe voisin pour fêter la victoire française et chanter la Marseillaise, et sont poursuivis par les soldats allemands. Le lycée a cependant également eu ses collaborateurs[2].

À la Libération, en 1944, quelques centaines d’élèves des classes terminales du lycée rejoignirent les Forces françaises libres ou FFL (1re Armée du maréchal de Lattre de Tassigny), et fondèrent une unité d’élite : le « bataillon Janson-de-Sailly », qui devint le 2e bataillon de choc. Ils firent face aux divisions allemandes en Alsace (notamment les batailles de Masevaux et Colmar), durant les grandes contre-attaques des Ardennes, et entrèrent en Allemagne avec les forces du général Patton en 1945. Certains périrent, et un monument aux anciens lycéens et personnels de Janson morts au combat pendant les guerres leur est consacré dans la cour d’honneur. Il comporte plus de 760 noms[3].

Cinq plaques commémoratives relatives à la Seconde Guerre mondiale ont été apposés sur les murs du lycée : une plaque en mémoire des élèves juifs du lycée déportés dans les camps parce qu'ils étaient juifs, et quatre plaques en mémoire d'anciens élèves ayant joué un rôle important dans la Résistance et la Libération (Pierre Brossolette, héros de la Résistance, le 2e Bataillon de choc, Jacques Bingen, héros de la Résistance, et Raoul Nordling, consul général de Suède dont la médiation fut capitale lors de la Libération de Paris).

Depuis les années 1950[modifier | modifier le code]

Le lycée Janson de Sailly fut le premier lycée à se doter d’un centre de documentation et d’information en établissement scolaire (CDI), en 1958, à l’instigation de son proviseur de l'époque. Le CDI actuel porte son nom : Marcel Sire[4]. Il s'agissait d'un service de documentation appelé Centre local de documentation pédagogique (CDLP) réunissant les cabinets et bibliothèques des différentes disciplines, ainsi que des ressources documentaires et l'information scolaire et professionnelle à destination des enseignants. L'expérience se révélant positive, elle fut étendue à d'autres établissements pendant les années 1960 et Marcel Sire fut nommé Inspecteur général de l'Éducation nationale à la Vie scolaire[5]. Sous son impulsion, une circulaire instaura un service de documentation et d'information (SDI) dans les lycées. Aux SDI succédèrent les CDI, obligatoires dans chaque établissement de second cycle depuis la réforme Fontanet de 1973[6].

Le 9 mai 2007 a été inaugurée une plaque « lycée d’Europe » par les classes de première européennes allemandes "AbiBac" et leurs professeurs d’allemand.

L'établissement est réputé tranquille, mais il n'est pas à l'abri de quelques rares incidents isolés, à sa sortie, voire en son sein, comme beaucoup d'autres. Par exemple, en janvier 2009, deux élèves furent violemment roués de coup à la sortie du lycée pour avoir refusé de prendre des tracts distribués par la LDJ[7]. En décembre 2014, un élève de seconde reçut un coup de couteau à la cuisse de la part d'un autre élève au sein de l'établissement et dut être soigné à l'hôpital, d'où il ressortit dans l'après-midi[8].

En 2014, à la demande de la mairie du XVIe arrondissement, un projet de rapprochement des collèges Janson de Sailly et Eugène-Delacroix est proposé. Il s'agit de pallier les défections affectant ce dernier (qui a du fermer quatre classes en cinq ans), en raison des stratégies de carte scolaire des parents du quartier, en répartissant les classes (4e et 3e pour l'un, 6e et 5e pour l'autre), formant ainsi le plus gros collège de l'académie (1 550 élèves). Les professeurs du collège ont fait grève en décembre 2014 pour protester contre ce projet, auquel ils n'avaient pas été préalablement associés[9].

Architecture du lycée[modifier | modifier le code]

Situation et accès[modifier | modifier le code]

L'entrée principale se trouve au 106 rue de la Pompe, auquel seuls les adultes ont accès, et non les élèves de l'école. L'entrée des collégiens se trouve au 29 de la rue Decamps et celle des lycéens se trouve sur la rue de Longchamp.

Cour d'honneur.

Architecture générale[modifier | modifier le code]

Au nord de la cité scolaire se situe le lycée, au sud le collège. La cour d’honneur, le centre Marcel-Sire, le hall de l'entrée du 106 rue de la Pompe, le foyer des lycéens et la cantine les séparent. Les deux cours (du lycée et du collège) sont rectangulaires, et les escaliers situés à chacun des coins permettent d'atteindre les étages supérieurs. Au lycée, il en existe un autre au milieu d'un côté, juste en face de l'entrée et un autre au milieu d'un côté, côté collège à l'ouest.

Un laboratoire multimédia de langue permet aux élèves des classes préparatoires de travailler pendant leur temps libre.

Cours et jardins[modifier | modifier le code]

Dans la cour du collège se trouve le gymnase qui comporte en surface, deux terrains (handball et basketball) accessibles à tous les élèves durant les récréations et en sous-sol, deux terrains multisports (handball, basketball, volley, badminton, etc.) ainsi qu'une salle de gymnastique et une salle affectée au tennis de table. Une salle de musculation occupe une importante partie du bâtiment central de la cour du lycée.

Décoration[modifier | modifier le code]

Le peintre Maurice Guy-Loë décore le « Parloir Wallon » en 1931 et participe à celle de la « Salle des Actes ». En effet, selon Le Figaro du 11 août 1937, « les deux parloirs du lycée Janson de Sailly ont été confiés à un groupe excellent de peintres jeunes et ardents tels que Brianchon, Poncelet, Antral, Jacquemain, Guy-Loë, travaillant en équipe, ce qui paraît conforme aux besoins de la décoration moderne. »

Chapelle[modifier | modifier le code]

Datant de la fin du XIXe siècle, la chapelle est située au bout d'une aile du lycée, avec laquelle elle est reliée par un court préau couvert ; elle peut donc être perçue comme un édifice indépendant. De style néo-roman, elle est bâtie selon un plan basilical et ne comporte ni transept ni clocher. Son toit est couvert d'ardoises.

Direction et structure pédagogique de la cité scolaire[modifier | modifier le code]

Le proviseur actuel est Patrick Sorin, ancien proviseur du lycée Michelet à Vanves (Hauts-de-Seine). Yvette Cluzel fut proviseure de septembre 1988 à juin 2002 et Anny Forestier de septembre 2002 à juin 2014.


La cité scolaire Janson de Sailly comporte :

  • un collège de 990 élèves (rentrée 2013) composée de 32 divisions (une classe de non francophones, 7 classes de 6e, 8 classes de 5e, 8 classes de 4e et 8 classes de 3e) ;
  • un lycée composé de 32 divisions de second cycle (10 classes de 2e, 11 classes de 1re et 11 classes terminales), soit 1 100 élèves à la rentrée 2013, et de 30 classes préparatoires aux grandes écoles, soit 1 330 élèves.

Enseignement dispensés[modifier | modifier le code]

Collège[modifier | modifier le code]

Langues

L'anglais est obligatoire en première langue (LV1). On peut choisir en option, en sixième, le chinois ou l'allemand. De plus,une deuxième langue courante (LV2) doit être choisie au niveau de la 4e (l’espagnol est la plus choisie, mais il y a aussi l’italien, l’allemand, le chinois, etc.). Enfin, en option, le latin est recommandé mais aussi l'hébreu, les maths en chinois... On peut faire du grec en troisième qui pourra devenir en terminale une option facultative pour le baccalauréat.

Lycée[modifier | modifier le code]

Il existe 10 classes de seconde. En première et en terminale, les onze classes sont réparties ainsi :

En septembre 2005, le lycée Janson-de-Sailly a mis en place, de la seconde à la terminale, une classe préparant l'Abibac, c'est-à-dire le baccalauréat franco-allemand ; c'est le premier lycée de l'académie de Paris et le deuxième en Île-de-France, après le lycée Gustave-Monod d’Enghien-les-Bains (Val-d'Oise), à proposer cette section.

Une section européenne allemande existe de la 4e (échange annuel avec le Paul-Natorp-Gymnasium de Berlin ; auparavant avec le Max-Planck-Gymnasium (Dortmund)) à la terminale (voyage au printemps à Berlin).

Au lycée, un cours d'histoire et géographie en allemand est enseigné par un professeur allemand, en section européenne et en section Abibac.

Une section européenne anglaise, comportant un enseignement de sciences économiques et sociales en anglais en seconde et en première et terminale ES, a été ouverte à la rentrée 2014[11].

Existe aussi une section orientale chinoise dont les élèves bénéficient d’un enseignement renforcé en chinois. À partir de la seconde, les élèves suivent de plus un cours de « mathématiques en chinois » qui est déconnecté des enseignements habituels de mathématiques, il est l’occasion d’approfondir l’étude de la langue et de s’initier au vocabulaire scientifique en chinois, il débouche en terminale sur une épreuve orale optionnelle au baccalauréat que les élèves obtiennent avec la mention orientale chinoise.

Les langues vivantes enseignées sont, en LV1 : l'allemand et l'anglais, et en LV2 : l'allemand, l'anglais, l'espagnol, l'italien, le chinois, le russe et l'hébreu. Des langues anciennes sont proposées en option : le latin dès la 5e et le grec ancien dès la 3e. À noter enfin, un cours facultatif d'histoire des arts à partir de la 2de, ainsi qu'une classe de français destinée aux élèves non francophones.

Pour la rentrée 2011, le lycée fait partie avec trois autres établissements parisiens (Louis-le-Grand, Chaptal, Paul-Valéry) des lycées dits « d'excellence » à ouvrir pour les premières et terminales des filières de sciences et technologies de l'industrie et du développement durable (Stidd)[12].

Classes préparatoires aux grandes écoles[modifier | modifier le code]

Le lycée abrite aussi quatre classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) littéraires (hypokhâgnes et khâgnes A/L et B/L), six classes préparatoires économiques et commerciales (ECE et ECS) et vingt classes préparatoires scientifiques (MPSI, PCSI, MP, PC, PSI, BCPST). En 2014, l'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2013 :

Filière Élèves admis dans
une grande école1
Taux
d'admission1
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
ECE 9 / 43 élèves 21 % 39 % 11e
sur 94
en diminution 3
ECS 36 / 75 élèves 48 % 41 % 13e
sur 96
en augmentation 2
Khâgne A/L 3 / 42 élèves 7 % 4 % 10e
sur 44
en augmentation 12
Khâgne B/L 22 / 44 élèves 50 % 44 % 2e
sur 21
=
MP / MP* 25 / 168 élèves 15 % 20 % 25e
sur 112
en diminution 4
PC / PC* 19 / 138 élèves 14 % 18 % 17e
sur 112
en diminution 2
PSI / PSI* 32 / 100 élèves 32 % 24 % 15e
sur 117
en augmentation 2
BCPST 68 / 89 élèves 76 % 64 % 4e
sur 53
en augmentation 4
Source : Classement 2014 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2013).
Note 1: le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En filières ECS et ECE,
ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP. Pour les khâgnes, ce sont l'ENSAE, l'ENC, les 3 ENS, et 5 écoles
de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon et EDHEC). En filières scientifiques, ce sont un panier
de 10 à 16 écoles d'ingénieurs qui ont été retenus selon la filière (MP, PC, PSI, PT ou BCPST).

Favorisation de la mixité sociale[modifier | modifier le code]

Un plan d'action a été mis en place pour favoriser la venue de lycéens défavorisés en CPGE et au lycée, par l'établissement de partenariats avec d'autres lycées, qui sont privilégiés lors de l'attribution des places en internat. Cette action, qui s'inscrit dans le dispositif « Les cordées de la réussite »[13] des ministères de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Ville, est effectuée, pour les CPGE, en partenariat avec l'établissement public de coopération scientifique ParisTech, qui regroupe douze grandes écoles[14].

Unité pédagogique d'intégration[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2004, le collège Janson-de-Sailly accueille des élèves à haut potentiel intellectuel grâce à une structure spécialisée (Unité Pédagogique d'Intégration) où des points de repère leur sont fixés, en particulier une salle avec des personnes à leur écoute[15].

En dehors de ces aménagements qui leur sont destinés, ces élèves intègrent une classe normale.

Organisations[modifier | modifier le code]

Association des femmes scientifiques[modifier | modifier le code]

Le Lycée Janson de Sailly promeut les études scientifiques des filles.[réf. nécessaire]

Aumôneries[modifier | modifier le code]

Bien qu'établissement laïque, le lycée Janson accueille en son sein une chapelle, accessible également de l'extérieur. Une messe y est célébrée le vendredi midi et le samedi soir. L'aumônerie catholique l'utilise. Il existe également une aumônerie protestante.

Classement[modifier | modifier le code]

Le lycée se classe 68e sur 99 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 1015e au niveau national[16]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[17].

Selon les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, compte tenu de sa situation géographique (XVIe arrondissement de Paris), le lycée serait majoritairement fréquenté par des enfants issus de familles de la haute bourgeoisie et de l'aristocratie parisienne[18].

Personnalités liées au lycée[modifier | modifier le code]

Photographie de Stéphane Mallarmé par Nadar, prise en 1896.
Le poète Stéphane Mallarmé, ancien professeur du lycée.
Le président Valéry Giscard d'Estaing le 5 janvier 1978, lors d’une visite de Jimmy Carter en Normandie.
L'ancien président de la République française, Valéry Giscard d'Estaing, ancien élève.
Photographie de Carla Bruni-Sarkozy lors de la Cérémonie du 11 novembre 2008.
La chanteuse et ancienne « Première dame de France », Carla Bruni-Sarkozy, ancienne élève.

Anciens professeurs[modifier | modifier le code]

Le lycée compte parmi ses anciens enseignants des personnalités comme Maurice Audubert-Boussat[réf. nécessaire], Claude Courtot[19], Paul Guth[20], Stéphane Mallarmé[21], Auguste Salles[22] et Jean-Marc Debenedetti[23] en français, Alphonse Aulard[24] en histoire et Maurice Clavel[25] et Bernard Sichère[26] en philosophie. On relève également la présence des aumôniers catholique et israélite monseigneur Jean Badré[27] et Simon Debré[28].

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Élève du lycée Janson-de-Sailly.

Avant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avant la Seconde Guerre mondiale, beaucoup d'anciens élèves du lycée deviennent des personnalités politiques, comme Edgar Faure[29], Michel Junot[30], Philippe Malaud, Lennart Meri[31], Jacques Pelletier[32], Raúl Sáez, Jean-Marcel Jeanneney[30] et Maurice Schumann[33], voire monarque, comme le roi d’Afghanistan, Mohammed Zaher Chah[34], ou diplomate, comme Boniface de Castellane et Jean Wahl[35] et pour certains résistants pendant la guerre, tels François d'Astier de La Vigerie, Jean-Pierre Berger[36], Pierre Bertaux[37], Pierre Brossolette[38], Honoré d'Estienne d'Orves, général Pierre Marie Gallois[39] et Pierre Viénot[40].

Certains élèves se distinguent dans le domaine intellectuel, comme les historiens Philippe Ariès[41], Maurice Crouzet, Alain Decaux[42] et Maurice Rheims[43], le juriste Guy Braibant[44], le mathématicien Élie Cartan[45], le médecin Robert Debré[46], les philosophes Jean Daujat, Maurice Merleau-Ponty[47] et Jean Wahl[35], l'anthropologue Claude Lévi-Strauss[48] et le physicien Jean Perrin. Le lycée compte également comme anciens élèves des journalistes, comme Philippe Grumbach[49], Claude Perdriel[50], Jean-Claude Servan-Schreiber[51], Jean-Jacques Servan-Schreiber[52] et Léon Zitrone[53], des ecclésiastiques tels le père Serge de Beaurecueil[54], le père Jacques Jomier et Guillaume de Menthière[55], les aviateurs Jean Bielovucic[56] et Roland Garros[57] ainsi que les hommes d'affaires Georges Héreil, Claude Lemaitre-Basset et Raoul Nordling[58].

D'autres enfin, se distinguent dans le domaine artistique, que ce soit des peintres, comme Émile Aubry[59], Christian Bérard[60], Roger Chastel[61], Pierre-Yves Trémois[30] et Louis Latapie[62], des acteurs comme Yves Brainville[63] et Jean Gabin[64] ou des réalisateurs tels José Giovanni[65] et Preston Sturges[66], des poètes à l'instar de René Crevel[67], Franc-Nohain[68], Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz[69], des écrivains comme Pierre Daninos[30], Michel Déon[42], Émile Faguet[70], Julien Green[71], Georges Hugnet[72], Pierre Klossowski[73], Jacques de Lacretelle[74], Michel Leiris[75], Roger Martin du Gard[76], Robert Merle[77], Henry de Montherlant[78], Germain Nouveau[79], Raymond Roussel[80], Jean Dutourd[30] et Paul Vaillant-Couturier[81], le metteur en scène Sacha Guitry[82] ainsi que le chef d'orchestre Ray Ventura[83].

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la guerre, les profils des anciens élèves se diversifie davantage, mais laisse en grande dominante les personnalités politiques, comme Robert Badinter[42], Didier Bariani[30], Jean-Louis Bianco[84], Jean-Louis Borloo[85], Serge Dassault[50] et son fils Olivier[30], Bernard Debré[85], Laurent Dominati[30], Laurent Fabius[86], Valéry Giscard d'Estaing[85] et son frère Olivier[30], Bruno Gollnisch[87], Lionel Jospin[85], Martin Malvy[30], Ibrahim Boubacar Keïta[88], Annick Lepetit[89] et Olivier Stirn[88], les hauts fonctionnaires tels François Bloch-Lainé, Jean-Jacques de Bresson, Denis Gautier-Sauvagnac, l'amiral Jacques Lanxade[90], Jean-Claude Mallet, Philippe Jurgensen[30], Stéphane Martin[85], Philippe Moreau Defarges, Jean-Christophe Rufin[91] ou les hommes d'affaires, à l'instar de Vincent Bolloré[50], Martin Bouygues[50], Arnaud Lagardère[85], Robert Louis-Dreyfus, Luc Oursel[92], Didier Pineau-Valencienne[42], Ernest-Antoine Seillière[50], Romain Zaleski[50], Éric de Rothschild[50], Gérard Brémond[50] et Claude Perdriel[50].

Dans le domaine intellectuel, on relève les économistes Jacques Attali[30], Henri Lepage et François Rachline, le scientifique Philippe Kourilsky[30], le neurologue Olivier Lyon-Caen[30], le psychanalyste Gérard Miller, les historiens François Furet[93] et Benjamin Stora[30], le mathématicien Jean-Claude Sikorav, les physiciens Hervé This[94] et Anatole Abragam[30] ainsi que les religieux Monseigneur Maurice Le Bègue de Germiny, Monseigneur Pierre d'Ornellas, Monseigneur Louis Sankalé, Monseigneur Guy Thomazeau et Matthieu Ricard. On compte également plusieurs journalistes, comme Pierre Assouline, Philippe Bouvard[95], Geneviève Jurgensen[30], Jean-Paul Enthoven, Marc-Olivier Fogiel, Annette Kahn, Michel Polac, Michel Polacco et Jean-Paul Ribes[96], l'encyclopédiste Michèle Frémy[30], ainsi que des avocats comme Arno Klarsfeld[97] et Thierry Lévy[98] et du magistrat Pierre Lyon-Caen[30].

Les domaines artistiques concernent également d'anciens élèves, comme les chanteurs Richard Anthony[99] et Carla Bruni-Sarkozy[85] (également ancienne Première dame de France), le musicien Nicolas Zourabichvili[100] et le compositeur Gilbert Amy[30], le poète Claude Aveline, les écrivains Jean-Loup Dabadie, Jean-Pierre Deloux, Philippe Labro[85], Régis Debray[30], Frédéric Mitterrand[85] et George Steiner, les réalisateurs Paul Boujenah, Serge Frydman, Georges Lautner[30] et Gérard Oury[101], les acteurs Philippe Noiret, Jean Piat[85] et Richard Berry[30], le designer Gilles Dufour, le peintre Pascal Vinardel[102] et le dessinateur de presse Pierre Wiazemsky[103] (plus connu sous le nom de Wiaz).

Dans les arts[modifier | modifier le code]

  • Le 4 avril 1921[104], JDS est mentionné à l'occasion d'une visite de l’église Saint-Julien-le-Pauvre organisée à l'initiative d'André Breton, dans le cadre d'une série d'« excursions et visites à travers Paris de lieux volontairement dérisoires » auxquelles est convié le public. « Les dadaïstes de passage à Paris voulant remédier à l'incompétence de guides et de cicerones suspects, ont décidé d'entreprendre une série de visites à des endroits choisis, en particulier à ceux qui n'ont vraiment pas de raison d'exister, - C'est à tort qu'on insiste sur le pittoresque (lycée Janson-de-Sailly), l'intérêt historique (Mont Blanc) et la valeur sentimentale (La Morgue). - La partie n'est pas perdue mais il faut agir vite. - Prendre part à cette première visite c'est se rendre compte du progrès humain, des destructions possibles et de la nécessité de poursuivre notre action que vous tiendrez à encourager par tous les moyens. »
  • Une scène du film Docteur Françoise Gailland (1976), de Jean-Louis Bertuccelli y est tournée (la sortie des classes) ; une de Papy fait de la résistance (1983) l’est également.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Colomer, Janson de Sailly - Histoire d'un lycée de prestige, éditions de La Tour, 2003, 734 pages - (ISBN 9782952127509).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir l'implication des jansoniens dans l'article d'Alain Monchablon, "La Manifestation à l'Etoile du 11 novembre 1940"
  2. http://histoire-education.revues.org/index604.html
  3. Le monument aux morts du lycée Janson de Sailly
  4. Le premier CDI de France créé au lycée Janson-de Sailly devient « Centre Marcel-Sire », Inter-CDI, n° 122, mars-avril 1993, p. 20-22.
  5. Petite histoire des CDI en France, consulté le 16 décembre 2014
  6. Françoise Chapron, Les CDI des lycées et collèges. De l'imprimé au numérique, PUF, 2012.
  7. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/la-pj-saisie-apres-une-agression-raciste-a-janson-de-sailly_731673.html
  8. http://www.europe1.fr/faits-divers/querelle-au-sujet-d-un-soda-un-lyceen-en-poignarde-un-autre-a-paris-2318347
  9. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/12/10/01016-20141210ARTFIG00386-paris-un-college-du-xvie-en-greve.php
  10. http://www.aejs.net/spip.php?article161
  11. filière franco-anglaise au lycée Janson de Sailly, consulté le 16 décembre 2014
  12. À Paris, des classes techno dans de prestigieux lycées dans Le Figaro du 29 avril 2011.
  13. Les cordées de la réussite, consulté le 16 décembre 2014
  14. Site internet du lycée Janson de Sailly
  15. « La stratégie innovante du collège Janson de Sailly », Le Figaro, 27 décembre 2005
  16. Classement Départemental et National des lycées français
  17. Méthodologie du classement national des lycées français
  18. Sociologie de la bourgeoisie, La Découverte, 2003
  19. http://www.janson-de-sailly.fr/intramuros/publications.html
  20. http://www.ladepeche.fr/article/2000/12/20/75975-Histoire-de-toute-une-vie.html
  21. http://www.mes-biographies.com/Ecrivain/biographie_Mallarme.html
  22. http://www.geneanet.org/archives/ouvrages/?action=search&book_type=livre&rech=salles&country=FRA&region=NOR&subregion=F61&book_lang=fr&lang=fr
  23. http://www.benjamin-peret.org/documents/266-claude-courtot-qjean-marc-debenedetti-1952-2009q.html
  24. http://ahrf.revues.org/11127
  25. http://www.evene.fr/celebre/actualite/colere-ina-video-1810.php?p=5
  26. http://fr.ulike.net/Bernard_Sich%C3%A8re
  27. http://www.cef.fr/catho/espacepresse/communiques/2001/commu20010918badre.php
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