Lycée Gabriel-Guist'hau

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Lycée Gabriel-Guist'hau
Image illustrative de l'article Lycée Gabriel-Guist'hau
Entrée du lycée Gabriel-Guist'hau à l'angle des rues Marie-Anne-du-Boccage et Bonne-Louise
Généralités
Création 1882
Pays Drapeau de la France France
Académie Nantes
Coordonnées 47° 12′ 57″ N 1° 34′ 07″ O / 47.2157824, -1.568566647° 12′ 57″ Nord 1° 34′ 07″ Ouest / 47.2157824, -1.5685666  
Adresse 3, rue Marie-Anne-du-Boccage
B.P 34201
44042 Nantes
Site internet www.guisthau.paysdelaloire.e-lyco.fr/
Cadre éducatif
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Proviseur Michel Cocotier
Proviseur-adjoint Claire Orain
Principal-adjoint Béatrice Gentilhomme
Matricule Collège : 0441820P
Lycée : 0440024M
Population scolaire 380 élèves au collège
980 élèves au lycée
275 élèves dans le supérieur (2008)
Formation Collège
Lycée général (S, ES et L)
CPGE littéraires
Ciné-Sup
Langues étudiées anglais, allemand, espagnol, italien, russe, latin, grec ancien.
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)
Point carte.svg

Le lycée Gabriel-Guist'hau, appelé en général lycée Guist'hau est un établissement français d'enseignement secondaire (général) et supérieur situé à Nantes (Loire-Atlantique), dans le quartier Centre-Ville. Il dépend administrativement de la région Pays de la Loire et de l'académie de Nantes. Le lycée est notamment réputé pour les excellents résultats qu'il obtient au baccalauréat ainsi que pour le très bon niveau de ses classes préparatoires littéraires souvent classées parmi les meilleures de province[1]. L'établissement accueille également une classe préparatoire Ciné-Sup, unique en France, préparant aux concours d'entrée aux grandes écoles du cinéma[2].

Situation[modifier | modifier le code]

L'établissement est situé au no 3 rue Marie-Anne-du-Boccage, près du boulevard Gabriel Guist'hau et de la place Delorme, à proximité des lycées Vial (public) et Chavagnes (privé). Il se trouve sur les hauteurs de la rive droite de l'Erdre (devenu le Cours des 50-Otages), la ville ancienne de Nantes se trouvant sur la rive gauche. Ce quartier de Nantes a été urbanisé à partir de la fin du XVIIIe siècle, à l'initiation de Thibault-François de l'Orme (ou : Delorme), lotisseur de la rue du Calvaire et créateur du « Boulevard » (actuel boulevard Guist'hau). Il s'agit d'un quartier aisé de la ville comme en témoignent les immeubles cossus donnant sur ce boulevard, à quelques dizaines de mètres du lycée.

Le lycée compte trois cours : la cour d'honneur, la cour Bonne Louise et la cour Colbert.

Les locaux du collège se trouvent dans un bâtiment annexe situé à proximité, rue Sévigné.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Gabriel Guist'hau

Gabriel Guist'hau (1863 - 1931) a été maire de Nantes de 1908 à 1910, député de la Loire-Inférieure de 1910 à 1924, plusieurs fois ministre (notamment de l'Instruction publique). Il est l'initiateur de la construction des bâtiments dans leur forme actuelle. Le lycée a été baptisé à titre d'hommage, peu après sa mort en 1932. Son nom a été préféré à celui d'Élisa Bordillon, première directrice de l'établissement en 1882[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

L'établissement, créé en application de la loi Camille Sée de 1880, est un des tout premiers lycées de jeunes filles de France. Jusqu'en 1881, les lycées étaient alors réservés aux garçons et cette loi permit donc s'instituer un enseignement secondaire pour les filles, avec un programme spécifique. Les Républicains souhaitent en effet soustraire les femmes à l'influence cléricale. Certains veulent aller vite comme l'inspecteur d'académie de Loire-Inférieure ou le maire de Nantes Georges-Évariste Colombel. Alors que la lettre ministérielle précisant les conditions d'ouverture paraît en août 1882, le lycée de jeunes filles de Nantes ouvre en octobre 1882, avant même la signature d'un traité constitutif entre la Ville et le Ministère en juillet 1883[3].

Pour accueillir les élèves, la municipalité a acheté deux maisons bourgeoises rue Harouys ; Élisa Bordillon, la première directrice, accueille 100 élèves lors de la première rentrée. Elles sont 120 en janvier 1883, 200 en 1886 et 500 en 1907[3]. Ce sont surtout des enfants de la bourgeoisie, comme dans tous les lycées de l'époque.

Le succès nécessite un agrandissement, ce qui se traduit par un déménagement à l'ancien emplacement de l'Externat des Enfants nantais situé rue Bonne-Louise récupéré par la municipalité. Les bâtiments existants sont rasés et remplacés par un nouvel édifice à structure de béton, les travaux durant jusqu'en 1914[3].

Pendant la Première Guerre mondiale, le lycée sert d'hôpital militaire, et ses 260 lits accueillent 3 782 blessés[4]. Jacques Vaché et André Breton s'y rencontrent en 1916[3] ; ils donnent alors naissance au mouvement du surréalisme.

Le lycée moderne[modifier | modifier le code]

Photo noir et blanc de la façade du lycée
Angle nord-ouest du lycée Guist'hau en 1945.

La guerre finie, les travaux reprennent et se poursuivent de 1919 à 1934[3] (bien qu'une grande partie d'entre eux soit terminée en 1931). Le nouveau lycée tel qu'on peut le voir aujourd'hui ouvre ses portes le 1er octobre 1928. Le « vieux lycée » de la rue Harrouys, abandonné, est transformé en école primaire.

En 1932, le lycée est baptisé du nom de Gabriel Guist'hau, un an après sa mort[3]. Un compte-rendu de délibération du Conseil municipal, en novembre 1930, dit : « Il nous a semblé que le nom de son rénovateur pourrait être inscrit sur le fronton, hommage public et mérité au grand maire Guist'hau avant d'être appelé au gouvernement. L'association des anciennes élèves, le conseil d'administration du lycée, ont déjà pris des dispositions dans ce sens. Si accord, la délibération sera soumise à l'approbation du gouvernement (séance du 8 décembre 1930). ». À l'occasion des cérémonies du cinquantenaire du lycée - les 23 et 24 avril 1932 - l'éloge de Gabriel Guist'hau est prononcée ; Léopold Cassegrain, maire de Nantes, dit sa satisfaction de voir le nom de l'ancien ministre associé à l'établissement, puis « le drapeau tricolore qui, jusqu'ici, voilait la plaque représentant G. Guist'hau, tombe et le lycée de jeunes filles prend officiellement le nom de lycée Gabriel Guist'hau. ».

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Madeleine Bourguel, professeur membre de l'association des Françaises diplômées des universités, est à l'initiative du parrainage par la grande majorité du personnel du lycée de deux collègues polonaises réfugiées, on ne relève que douze cas semblables en France[3]. Durant l'Occupation, le lycée, qui est épargné par les bombardements de septembre 1943, accueille des officiers prisonniers et l'internat est occupé par l'armée allemande.

L'établissement devient mixte en 1970. Il propose de nombreuses formations et dispose de peu d'espaces, étant situé dans un quartier densément peuplé. L'internat, resté réservé aux jeunes filles, a été réduit, accueillant 21 jeunes filles du secondaire et 33 jeunes filles de classes préparatoires. Le sport est dispensé dans les installations municipales pour récupérer l'espace qui aurait été nécessaire à des installations propres. En 2006 sont lancés des travaux transformant le préau avec verrière en hall fermé, ce qui a permis la création de quatre nouvelles salles[3].

Le 29 janvier 2004, durant la nuit, la boîte au lettre du lycée est détruite par une bombe artisanale. Ce méfait s'inscrit dans la série d'attentat visant le préfet Aïssa Dermouche au cours de l'année 2004, son fils étant scolarisé au sein de l'établissement[5],[6],[7].

Aujourd'hui encore l'établissement conserve une réputation de lycée bourgeois[3].

Fermeture du collège[modifier | modifier le code]

À l'horizon 2015-2016, les activités de premier cycle doivent être transférées dans les locaux de l'actuel lycée Vial reconverti en collège (les lycéens de Vial et Leloup-Bouhier intégreront dés 2014 le nouveau lycée international, actuellement en construction sur l'île de Nantes). Les collégiens de l'annexe de la rue Sévigné devant rejoindre dans cette opération leurs camarades du lycée Jules-Verne. La ville de Nantes, propriétaire des bâtiments du collège qui seront ainsi désertés, devra étudier leur destination future[8].

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Le baccalauréat[modifier | modifier le code]

Résultats au baccalauréat
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Reçus 95 % 94 % 94 % 98 % 97 % 98 % 98 % 97 % 95 % 96 % 98 % 97 %
Mentions Très bien - - - - - - - - 12 % 15 % 22 % 16%
Source : [1] Source : [2]

Classements des CPGE[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Étudiant donnait le classement suivant pour l'année scolaire 2012-2013 :

TauxVoir note Effectif intégrant une
« grande école »Voir note / Effectif total
Classement
national
Moyenne
nationale
Khâgne B/L 51,6 % 16 / 31 élèves 9e 49,5 %
Khâgne LSH 16,2 % 6 / 37 élèves 32e 19,9 %
Khâgne A/L 0 % 0 / 21 élèves 36e 16 %
Source : http://www.letudiant.fr/etudes/classes-prepa/classement-le-palmares-des-prepas-de-l-etudiant-11637.html Le classement 2014 des prépas - L'Étudiant] (année scolaire 2012/2013).
Note : le taux d'admission dépend des écoles retenues par l'étude. Ici, l'Étudiant retient
une sélection stricte. Par ailleurs, les ENS ne sont pas prises en compte pour les CPGE scientifiques

Des élèves sont admis à ENS Ulm en 2002, 2007 et 2010.

En outre le lycée est, en 2011, classé premier lycée de province en termes d'élèves admis à Sciences Po Paris avec 10 élèves[9], rivalisant ainsi avec les plus grands lycées parisiens[10]. En 2011 également, deux de ses anciennes élèves sont reçues major au concours d'entrée à la faculté de médecine de Nantes.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

  • Jean Natiez, agrégé d'histoire et député de Loire-Atlantique.
  • Renaud Chartoire, agrégé de sciences économiques et sociales, auteur de plusieurs ouvrages.
  • Xavier Esnault, professeur de cinéma-audiovisuel, réalisateur de films, de télévision et fondateur du groupe de musique Zabriskie Point.
  • Gilles Candar, agrégé d'histoire, auteur de plusieurs livres.
  • Cyril Teste, comédien.
  • Lucienne Chapé, auteure, chroniqueuse.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Depuis plus de dix ans, le lycée Guist'hau organise un stage de préparation aux concours d'entrée des Instituts d'études politiques durant les vacances scolaires. Des accords ont été signés avec Sciences Po Bordeaux et Sciences Po Rennes. De plus le lycée Guist'hau partage des conventions avec la Fac de Nantes ainsi que Paris I (Panthéon-Sorbonne) et Paris IV (Paris-Sorbonne).

L'établissement a une réputation de lycée littéraire en raison de sa part importante de lycéens en série L et de ses classes préparatoires exclusivement littéraires, ce qui le différencie de son rival : le lycée Clemenceau, réputé pour être un lycée scientifique.

Second cycle[modifier | modifier le code]

Source : académie de Nantes[11].

Baccalauréat général
  • Bac. général : série économique et sociale (ES).
  • Bac. général : série scientifique (S).
  • Bac. général : littéraire (L).
  • AbiBac (L, S, ES).

Après le baccalauréat[modifier | modifier le code]

Source : académie de Nantes[11].

Diplôme des métiers d'art (DMA)
  • DMA Régie du spectacle option lumière.
  • DMA Régie du spectacle option son.
Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE)
  • CPGE Lettres A/L - LSH (Lettres et Sciences Humaines) préparation aux ENS (1re et 2e années).
  • CPGE Lettres B/L (Lettres et Sciences Sociales) préparation aux ENS (1re et 2e années).
Classe préparatoire aux grandes écoles de cinéma (Ciné-Sup)
  • Préparation aux concours de L'ENSLL (École Nationale Supérieure Louis LUMIERE)
  • Préparation aux concours de La FEMIS (Fondation Européenne pour les Métiers de l'Image et du Son, administrativement École Nationale Supérieure des Métiers de l'Image et du Son)
  • Préparation aux concours de L'INSAS (Bruxelles), de l'ENSATT (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre)

Langues[modifier | modifier le code]

Source : académie de Nantes[11].

  • Allemand LV1, LV2, LV3, LV renforcée, section allemand européenne, AbiBac.
  • Anglais LV1, LV2, LV renforcé, section anglais européenne.
  • Espagnol LV1, LV1 corresp., LV2, LV3, LV renforcé corresp.
  • Italien LV1, LV2, LV3 corresp., section italien européenne.
  • Chinois LV2 corresp.
  • Russe LV2.

Options[modifier | modifier le code]

Source : académie de Nantes[11].

  • Analyse commentaire allemand.
  • Analyse commentaire anglais.
  • Analyse commentaire espagnol.
  • Arts plastiques.
  • Arts plastiques 5 heures.
  • Cinéma-audiovisuel.
  • Cinéma-audiovisuel 5 heures.
  • Français.
  • Géographie.
  • Géographie historique de la France.
  • Grec ancien.
  • Grec ancien gd.
  • Grec spécialité.
  • Histoire.
  • Histoire des arts.
  • Histoire des arts 5 heures.
  • Histoire moderne de la France
  • Latin.
  • Latin gd.
  • Latin correspondance.
  • Latin spécialité.
  • Mathématiques.
  • Philosophie.
  • Physique-chimie.
  • Sciences de la vie et de la terre.
  • Sciences économiques et sociales.
  • Sciences physiques FEMIS.
  • Sciences physiques lumière.
  • Sciences sociales.
  • Théâtre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.letudiant.fr/palmares/classement-prepa/premiere-sup-b-l.html
  2. http://www.cahiersducinema.com/
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Dictionnaire des lycées ..., op. cit., p. 278-280
  4. Xavier Trochu, 1914-1918 La Grande Guerre (première partie), Montreuil-Bellay, Éditions C.M.D., coll. « Les Dossiers de la mémoire »,‎ 1999 (ISBN 9782844770387), p. 35.
  5. « Nantes - L'affaire Aïssa Dermouche - 3ème attentat au Lycée Guist'hau », sur YouTube, France 2,‎ 30 janvier 2004 (consulté le 2 août 2013).
  6. Christophe Dubois et Rodolphe Landais, « Étrange revendication après l'attentat contre le préfet », Le Parisien,‎ 30 janvier 2004 (consulté le 2 août 2013)
  7. Nicolas de la Casinière, « Encore du bruit près de Dermouche », Libération,‎ 30 janvier 2004 (consulté le 2 août 2013).
  8. Lycée international sur l'île de Nantes en 2014 - article sur Ouest-france du 29 janvier 2010.
  9. « Article Presse Océan », sur Site de Presse océan
  10. « Article Le monde », sur Site du Monde
  11. a, b, c et d « Annuaire des établissements - Gabriel-Guist'hau », académie de Nantes (consulté le 2 mai 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Rapillard, Dictionnaire des lycées publics des Pays de la Loire, Bonchamp-lès-Laval, Presses universitaires de Rennes,‎ 2009, 22e éd., 652 p. (ISBN 978-2-7535-0919-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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