Lycée Fabert

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Lycée Fabert
Image illustrative de l'article Lycée Fabert
La chapelle Sainte-Constance, au cœur du lycée Fabert.
Généralités
Création 1803
Pays Drapeau de France France
Académie Nancy-Metz
Coordonnées 49° 07′ 22″ N 6° 10′ 21″ E / 49.122687, 6.17258949° 07′ 22″ Nord
       6° 10′ 21″ Est
/ 49.122687, 6.172589
  
Adresse 12 rue Saint Vincent
57000 Metz
Site internet www.lycee-fabert.com
Cadre éducatif
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Proviseur Dominique Schnitzler[1]
Proviseur-adjoint Christophe Klein (2nd Cycle)
Gérald Fayon (Classes préparatoires)
Formation Lycée général (S,ES et L, filières Abibac et TMD)
CPGE scientifiques, économiques
Langues étudiées allemand, anglais, espagnol, italien, grec ancien, latin
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Metz

(Voir situation sur carte : Metz)
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Géolocalisation sur la carte : Lorraine

(Voir situation sur carte : Lorraine)
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Le lycée Fabert est un lycée situé dans la commune de Metz en Moselle. Il occupe en partie les locaux de l’ancienne abbaye Saint-Vincent. Fort d'une histoire bi-centenaire et de très bons résultats, il est réputé au-delà des frontières de la Lorraine.

Sommaire

Histoire [modifier]

Il tire son nom d’Abraham de Fabert d'Esternay, maréchal de France sous Louis XIII. En 1801, Napoléon Bonaparte choisit la ville de Metz pour figurer parmi les villes qui accueilleraient les premiers lycées français. Le maire de Metz, Jean François Goussaud d’Antilly, choisit d’installer le lycée dans l’ancien couvent de Saint-Vincent. Le 6 mai 1803 parut le décret portant la création du lycée de Metz. Celui-ci ouvrit ses portes en octobre 1804.

À la fin de l’empire, le lycée impérial devint collège royal. Et à partir de 1865, le lycée accueillit les classes préparatoires aux grandes écoles de l’État.

À la suite de l’annexion d’une partie de la Moselle à l’Allemagne après la guerre de 1870, le lycée français devint un lycée allemand (Kaiserliches Lyceum) jusqu’en 1918, date du retour de l’Alsace-Moselle à la France.

Le 11 mai 1940, le lycée ferma à nouveau ses portes pour ne rouvrir qu’après la libération de Metz en 1945.

Une plaque commémorative inaugurée le 30 septembre 2012 retrace l'histoire du lycée Fabert à travers les noms des différents proviseurs qui se sont succédé à la tête de l'établissement[2].

La situation actuelle [modifier]

Le lycée, actuellement dirigé par Dominique Schnitzler (ancien proviseur du lycée Félix-Mayer de Creutzwald) accueille tous les ans 1750 élèves (environ 1350 élèves en secondaire et 400 élèves en classes préparatoires). Plus de 70 % des élèves de première et de terminale suivent l'enseignement des séries scientifiques. Le lycée est également doté d'un vaste internat d'une capacité d'accueil de 180 élèves.

Un établissement d'excellence [modifier]

Le lycée Fabert est réputé pour ses excellents résultats au baccalauréat et sa position d'établissement d'élite à Metz : le taux de réussite à l'examen est resté ces dernières années entre 97 et 100 %.

Résultats au baccalauréat depuis 2007 [modifier]

L ES S TMD Nombre de mentions TB Taux de réussite global
2007 97 % 100 % 98,06 % 63 98 %
2008 98,30 % 97 % 98,60 % 100 % 79 98,50 %
2009 100 % 93,75 % 97,70 % 84,62 % 94 97,24 %
2011 96 % 100 % 97 % 100 % 87 96,66 %
2012 98 % 97.82 % 95.3 % 100 % 113 96,04 %

Ces résultats s'expliquent par une pédagogie orientée vers le dépassement personnel de chaque élève. Le lycée enregistre un des plus forts taux de mentions TB à l'échelle régionale, signe de l'excellence de l'établissement.

Résultats en Section Abibac de 2000 à 2012 [modifier]

Taux de réussite
2000 100 %
2001 100 %
2002 100 %
2003 100 %
2004 100 %
2005 100 %
2006 100 %
2007 100 %
2008 100 %
2009 100 %
2010 100 %
2011 100 %
2012 100 %

Admissions des CPGE [modifier]

En 2013, le magazine L'Étudiant, qui établit un classement national[3] des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) basé sur le taux d'admission des élèves dans une sélection de grandes écoles, indique que, pour l'année scolaire 2011-2012, le lycée est classé:

  • 44e sur 116 en MP / MP*, avec 4 élèves sur 77 qui ont intégré une des 11 écoles sélectionnées,
  • 28e sur 108 en PC / PC*, avec 4 élèves sur 58 qui ont intégré une des 13 écoles sélectionnées,
  • 30e sur 116 en PSI*, avec 6 élèves sur 42 qui ont intégré une des 10 écoles sélectionnées,
  • 31e sur 95 en ECS, avec 20 élèves sur 31 qui ont intégré une des 9 écoles sélectionnées.

Il est à noter que ce classement ne prend en compte qu'une petite partie des grandes écoles accessibles après une CPGE. En effet, la filière ECS comporte plus de 25 grandes écoles accessibles à la fin de la CPGE[4], les filières ingénieur comportent plus de 97 grandes écoles accessibles[5].

Direction du lycée [modifier]

  • 1921-1929 : M. Beck
  • 1929-1937 : J. Chamoux
  • 1937-1939 : J. Pinard
  • 1939-1940 : E. Delort
  • 1945-1956 : G. Hun
  • 1956-1959 : Pierre Benoit
  • 1959-1960 : Georges Belbenoit
  • 1960-1962 : René Haby
  • 1962-1965 : Marc Pieyre
  • 1965-1969 : E. Rudolf
  • 1969-1972 : Paul Muller
  • 1972-1992 : René Anthony
  • 1992-2000 : Richard Wach
  • 2000-2012 : Hervé Brouillet
  • Depuis 2012 : Dominique Schnitzler

Élèves du lycée restés célèbres [modifier]

Parmi les personnalités les plus marquantes ayant fréquenté le lycée se trouvent

  • Alexis de Tocqueville (1805-1859), historien, homme politique et précurseur de la sociologie (le bâtiment qui abrite l’internat et les classes préparatoires porte son nom) ;
  • Charles Abel (1824-1895), avocat, historien et homme politique ; député protestataire au Reichstag
  • Robert Schuman (1886-1963), homme d’État français, considéré comme l’un des pères de la construction européenne ; député de Thionville de 1919 à 1962, sauf pendant la période de l'Occupation.
  • Jean-Victor Poncelet (1788-1867), mathématicien, général et géomètre français ; un des pères de la Géométrie projective à laquelle il a apporté des développements profonds, y compris pendant sa détention à Saratow. La Taupe du lycée est appelée Poncelet en son honneur.
  • Jules Lagneau (1851-1894), philosophe et métaphysicien français, professeur et maître à penser du philosophe Alain ;
  • Joachim von Ribbentrop (1893-1946), ministre des Affaires étrangères du Troisième Reich ;
  • Sam Hocevar : développeur informatique français)[6]

De nombreuses personnalités de la vie politique française y enseignèrent ou y furent élèves :

Plusieurs maires de Metz ont également fréquenté le lycée :

Un lycée culturel [modifier]

Ces dernières années et depuis longtemps, le Lycée Fabert accueille des conférences, des concerts et des spectacles.

Depuis plus de quinze ans, le Lycée participe au développement des classes européennes et de la pratique d’échanges linguistiques principalement en anglais et en allemand. Par ailleurs, le lycée Fabert est le seul lycée de la ville de Metz à proposer la section d'étude franco-allemande Abibac.

Le lycée Fabert s’est illustré dans les concours scolaires et extra-scolaires.

Dès les années 1990, les élèves du lycée ont démontré leur implication dans les nouveaux modes de communication en remportant des prix dans le domaine de l’internet et la réalisation de site web. Cela leur a permis de pouvoir être invités à des événements comme la Garden Party de l’Élysée de 1999.

Depuis 20 ans, les classes "musique" du lycée (2de, 1ères et Terminales S, ES, L option musique, L spécialité musique, TMD), en collaboration avec les lycées George de La Tour, Jean Moulin de Forbach et le Warndtgymnasium de Völklingen, participent au Concert des Lycées (Concert Européen des Élèves de Sarre et Moselle) en proposant chaque année, depuis 1991, une ou plusieurs œuvres pour chœur et orchestre extraites du répertoire de la musique baroque, classique, romantique, moderne ou contemporaine (création de Memorias de un Cacique de Jaime Corboda en 2010). Ce projet est né sous l'impulsion de Daniel Colombat, professeur de musique au Lycée Fabert.

Un lycée sportif [modifier]

Aujourd’hui, les lycéens de Fabert s’illustrent :

Notes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie et publications [modifier]

  • Aline Cordani, Le Lycée Fabert, 200 ans d'histoire, Serpenoise, 2006 [détail de l’édition] 
  • Publications de professeurs du Lycée
    • Jean-Marc Daudonnet, Bernard Fischer, Courbure des surfaces. Introduction aux géométries non euclidiennes, JIPTO 2009 (ISBN 2-35175-028-4)
    • Marie-Pierre Delaygue-Masson, La Grèce d'Alexandre et son rêve d'Orient ; la conquête de l'empire perse : un autre mythe, une autre réalité de l'Orient (éd. Jean Maisonneuve)
    • Jean-Denis Eiden, Géométrie analytique classique (éd. Calvage & Mounet)
    • Jean-Denis Eiden, Un an de colles en Spéciales MP-MP* (éd. Calvage & Mounet)
    • Jean-Luc Wintz, Physique MPSI : Exercices corrigés, nouveau programme (éd. Ellipses)
    • Jean-Luc Wintz, Physique PCSI : Exercices corrigés, nouveau programme (éd. Ellipses)