Lycée Champollion (Grenoble)

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Lycée et Collège Champollion de Grenoble
Image illustrative de l'article Lycée Champollion (Grenoble)
Entrée principale du lycée Champollion.
Généralités
Création 1882
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 45° 11′ 13″ N 5° 43′ 31″ E / 45.186944, 5.725278 ()45° 11′ 13″ Nord 5° 43′ 31″ Est / 45.186944, 5.725278 ()  
Adresse 1 cours Lafontaine
38000 Grenoble
Cadre éducatif
Directeur M. Mattone (lycée) et M. Chatelard (collège)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grenoble

(Voir situation sur carte : Grenoble)
Point carte.svg

Le lycée Champollion, ou « Champo » est un établissement français d'enseignement secondaire et supérieur situé à Grenoble, au 1 cours La Fontaine, près de la place Victor Hugo. Actuellement, il est sous la direction de M. Mattone.

Second plus ancien lycée de Grenoble après le lycée Stendhal, le lycée Champollion possède également des classes préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales. En 2007, environ 800 élèves étudiaient en cycle préparatoire au lycée Champollion.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du début du XVIIIe siècle jusqu'en 1887, l'actuel lycée Stendhal est l'unique établissement d'enseignement secondaire de Grenoble et de l'Isère. Parmi ses élèves, il compte Jean-François Champollion. L'époque de Jules Ferry, vers 1880, privilégie l'enseignement public et à Grenoble, un maire, Édouard Rey, aide au mouvement de scolarisation en profitant de l'expansion démographique que connaît alors la ville, ainsi que de l'espace libéré par la destruction des remparts Haxo.

C'est en 1882 qu'est décidée la construction d'un nouveau lycée sur un terrain de 28 000 m2 situé entre les anciennes fortifications et le nouveau quartier de la gare. Il est alors prévu pour 1000 élèves (400 internes, 100 demi-pensionnaires, 500 externes). Son budget de construction ne devra pas dépasser 2 millions de francs. À terme, il atteindra 3 millions et demi, partagés par moitié entre la ville et l'état. La municipalité a recours à un architecte de renom, grand prix de Rome, réalisateur du lycée Buffon à Paris et de la prison de la santé : Joseph Auguste Émile Vaudremer. On ne lésina pas sur la qualité des matériaux employés : bois des forêts de Chartreuse, pierres de Villebois (Ain) et de l'Estaillade (Drôme) ; sur l'hygiène et le confort : chauffage central à vapeur, tout-à-l'égout. Mais on en resta à l'éclairage au gaz.

Le lycée est inauguré pour la rentrée d'octobre 1887 faisant l'objet de nombreuses critiques. Les unes portant sur le dépassement financier, les autres sur son architecture qualifiée, au choix, de « mégisserie », de « séchoir à tabac », voire « d'hôpital d'incurables ». Édouard Rey ne sera pas réélu en 1888, et la construction du nouvel établissement ne semble pas avoir été étrangère à son échec électoral.

Jean-François Champollion, égyptologue à l'origine du déchiffrement des hiéroglyphes.

En 1923, ce lycée de garçons sera baptisé Champollion, après avoir failli prendre le nom de Barnave. Mais 1923 marquait le centenaire du déchiffrement des hiéroglyphes et c'était l'occasion de rendre hommage à deux frères très liés à la vie grenobloise, Jacques-Joseph Champollion employé à la bibliothèque municipale et plus particulièrement Jean-François Champollion qui a vécu près de 17 ans à Grenoble avant de devenir illustre avec sa découverte.

La statue de la salle des professeurs n'est qu'une copie du plâtre de Bartholdi (modèle lui-même de l'œuvre en marbre que l'on trouve dans la cour de la Sorbonne), l'original ayant été récupéré par l'actuel musée de peinture au moment de son ouverture.

Au départ, l'établissement accueillait des élèves des classes enfantines (5-6 ans) aux classes préparatoires (« Saint Cyr » et « mathématiques spéciales »), si bien que l'on pouvait y passer 13 ans de sa jeunesse. Au fil des décennies, il perdra ses classes primaires, puis son premier cycle, verra gonfler le second cycle et se multiplier les classes préparatoires. Prévu pour 1000 élèves, il en accueillera jusqu'à 2500, dont 200 seulement seront toujours internes.

Bien des péripéties marqueront son existence : la guerre, les réformes, les frondes scolaires, constituant une histoire dense et colorée, mais cependant semblable à celle de bien d'autres lycées de grandes villes.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

  • Un collège est annexé sur le coté Sud, entre l' avenue Lesdiguières, et le quartier Hoche.

Les façades donnant sur le square Docteur Léon Martin ont été partiellement repeintes. La noirceur des murs date du temps des locomotives à vapeur des VFD, du temps où ce réseau était ferroviaire à voie métrique.

Liens externes[modifier | modifier le code]