Luxation de l'épaule

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Luxation de l'épaule
Classification et ressources externes
Gray326.png
Articulations de l'épaule gauche.
CIM-10 S43.0
CIM-9 831
DiseasesDB 31231
eMedicine orthoped/440  radio/630sports/152
MeSH D012783
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La luxation de l'épaule est la perte totale de contact entre les surfaces articulaires de l'articulation de l'épaule, se produisant au décours d'un traumatisme. On la dénomme luxation scapulo-humérale ou gléno-humérale car elle concerne l'articulation gléno-humérale, entre la tête de l'humérus et la glène de l'omoplate.

Radiographie montrant une luxation antérieure sous-coracoïdienne de l'épaule gauche

Diagnostic de luxation gléno-humérale antéro-interne (la plus fréquente)[modifier | modifier le code]

Il est bien évidemment clinique. L'inspection de l'épaule retrouve notamment une attitude vicieuse du bras en abduction et rotation externe, le signe de l'épaulette (l'acromion fait saillie), un déplacement interne de la tête, ainsi qu'un effacement du sillon delto-pectoral. La vacuité de la glène est palpable. On retrouve lors de la mobilisation du bras le signe de Berger : l'abduction est irréductible.

Réduction[modifier | modifier le code]

Une gravure sur bois représentant la réduction d’une épaule luxée avec un dispositif hippocratique. Début XVIe siècle.

Quand il n'y a pas d'arrachement osseux, la réduction doit être rapidement réalisée, pas tant pour l'avenir de l'articulation mais plutôt pour la moindre difficulté de réalisation. En effet de nombreuses techniques ont été décrites, la plus connue est celle d'Hippocrate, consistant à tirer sur le bras dans l'axe en plaçant le pied de l'opérateur dans l'aisselle du patient. Actuellement cette technique se heurte à de nombreux échecs car source de douleurs importantes, or la réussite d'une réduction dépend directement du relâchement musculaire du patient. Ceci explique la variabilité individuelle, certaines luxations de l'épaule se résolvant sans aucune anesthésie, ni sédation, simplement avec une analgésie légère, et d'autre se terminant au bloc opératoire sous anesthésie générale après plusieurs tentatives infructueuses (en particulier chez un sujet jeune et musclé pour lequel le relâchement musculaire n'a pas pu être obtenu).

De toutes façons la réduction est un geste médico-chirurgical, les risques sont la blessure du nerf circonflexe qui détermine la sensibilité du galbe de l'épaule, il peut être abimé au moment du traumatisme comme lors du traitement et sa blessure doit être recherchée et consignée sur le dossier médical. Les autres blessures sont plus rares, signalons juste le risque de fracture de la tête humérale sur le bord de l'omoplate chez un patient âgé à os fragile.

Tout ceci est valable pour la luxation en avant de l'omoplate mais il existe des luxations postérieures, donc en arrière de diagnostic plus difficile (pouvant être une lésion traumatique suivant une crise d'épilepsie), et des luxations inférieures "erecta", le bras restant levé vers le ciel sans possibilité d'abaissement. Le déplacement étant particulier, la réduction nécessite toujours une anesthésie générale.

Les luxations répétées ou itératives ne guériront plus et nécessiteront une stabilisation chirurgicale pour éviter les récidives.

Annexes[modifier | modifier le code]

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