Lurcy-Lévis
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| Lurcy-Lévis | ||
Vue générale |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Allier | |
| Arrondissement | Moulins | |
| Canton | Lurcy-Lévis | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Lévis en bocage bourbonnais | |
| Maire Mandat |
vacant 2013-2014 |
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| Code postal | 03320 | |
| Code commune | 03155 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 147 hab. (2010) | |
| Densité | 30 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 196 m — Max. 283 m | |
| Superficie | 71,42 km2 | |
| Localisation | ||
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Lurcy-Lévis est une commune française, située dans le département de l'Allier et la région Auvergne. Ses habitants sont appelés les Lurcyquois et Lurcyquoises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Lurcy-Lévis est la commune du département de l'Allier qui a la superficie la plus importante : 71,42 km2.
Histoire [modifier]
Lurcy se trouvait à l'origine dans une zone de défrichement dénommée Poligny[1].
Le premier seigneur connu de ce fief est Eudes de la Porte au XIe siècle. La maison de Châteaumorand succéda à celle de la Porte au XIVe siècle. La seigneurie de Lurcy est passée à la maison de Lévis en 1422, lorsqu'elle fut apportée en dot par Agnès de Châteaumorand à son époux Brémont de Lévis qui était alors chambelland du duc de Bourbonnais[1]. Brémont de Lévis, qui descendait des Lévis-Lautrec, branche cadette des Lévis-Mirepoix, est à l'origine de la lignée des Lévis-Ventadour, barons de Charlus.
Construit autour de l'abbaye de Plain-Pied, le bourg de Lurcy-Lévy (ancienne orthographe) possédait le prieuré le plus important de la province.
Le domaine fut érigé en marquisat en faveur d'André de Sinéty (1712-1773).
Plusieurs personnages importants sont passés à Lurcy, Catherine de Médicis, Charles IX de France ou Waipher, duc d'Aquitaine.
La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Lurcy-le-Sauvage[2], sans doute du fait de sa situation géographique au milieu des bois et marécages.
Lurcy-Lévis est connu pour ses rues typiques (rue de Lévy, rue Mazagran), son ancien Palais de justice, l'ancienne salle de dégrisement dite le violon[3], le marché couvert, le vélodrome, l'église romane, la machine à sabot Baudin (fleuron de l'industrie lurcyquoise du début du XXe siècle, très innovante pour l'époque, exportée dans le monde entier), et son folklore (plan d'eau des Sézeaux, rivière « l'Anduise », « Crottes du Marquis »[4] la Dame blanche du pont de l’Étau[5], l’Orme à la toupie[6]).
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D’or aux trois chevrons de sable. Ces armoiries sont celles de la Maison de Lévis. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Le circuit automobile. La piste de Lurcy-Lévis a la particularité d'être modulable et de présenter 5 configurations différentes de 1 100 à 4 200 m. Il possède une immense ligne droite de 1,5 km, unique en Europe, ce qui permet à certaines écuries de formule 1 de s'en servir pour effectuer des essais d'aérodynamique[12].
- Le vélodrome, l'un des plus vieux de France, créé en 1897, qui accueille des courses régulièrement.
- L’église Saint-Martin. Église romane construite aux XIIe siècle et XIIIe siècle, remaniée à diverses époques, avec un chevet à plans tréflés qui constitue un ensemble sinon unique, du moins rare en France. Le chevet possède trois absides en demi-coupole de grandeur à peu près égale, groupées en trèfle. Deux pietàs sont conservées dans l'édifice. La nef semble de construction postérieure à celle du chevet ou a dû subir des modifications à une époque plus récente. La croisée du transept est couverte par une voûte à oculus du XIVe siècle, dont les arcs retombent sur les chapiteaux sculptés des demi-colonnes engagées des piles. Le chevet se compose de trois absides semi-circulaires, voûtées en cul de four, groupées en trèfle et donnant sur un carré voûté en berceau formant le chœur. L'abside orientale est décorée de cinq arcades supportées par des chapiteaux sculptés. Cette disposition de plan est une singularité, s'apparentant à certaines églises très anciennes de Rome, et interroge sur les influences subies par l'art roman en Bourbonnais. La porte d'entrée a été remaniée au XVe siècle. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 décembre 1937[13].
- Le château de Lévis. Demeure du XVIIe siècle édifiée à l'emplacement d'une ancienne forteresse, dite de Poligny. L'intérêt tient à la composition de l'ensemble : une grande cour précédant le château, des communs de chaque côté, deux pavillons d'entrée, une chapelle, le corps du château, un pont d'entrée au-dessus des douves sur plan semi-circulaire, ainsi que les plantations de tilleuls. Le château se compose d'un corps central flanqué de deux ailes. À l'intérieur, des cheminées d'époque et une tapisserie d'époque François Ier. Les communs comprennent un pigeonnier féodal. L'ensemble fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 7 mars 1945[14].
- Le château de Béguin. Ancien château-fort remanié au XIXe siècle, en incorporant une tour d'un ancien manoir du XVe siècle. Y résida Pierre de Béguin qui, prieur, préside en 1489 la cérémonie d'investiture du duc Pierre II. En 1504, après l'assassinat du seigneur de Béguin, la terre est acquise par la famille de Lévis. Elle passe aux mains de la famille de Villars, puis revient en 1647 à la famille de Lévis. En 1834, la famille Thuret s'en porte acquéreur. Par alliance, elle échoit à la famille Fould en 1853.
- L'aérodrome de Lurcy-Lévis.
- Le Collège André-Boutry. 220 écoliers répartis en 11 classes, de la 6e à la 3e. Créé en 1956 par Émile Maurice, il succède à un « Cours complémentaire » créé en 1936.
Notes et références [modifier]
- René Germain, Châteaux, Fiefs, Mottes, Maisons fortes et Manoirs en Bourbonnais, Romagnat (63), éditions Gérard Tisserand, 2004 (ISBN 2-84494-199-0)
- Notice communale de Lurcy-Lévis, sur la base Cassini. Consulté le 29 juin 2012.
- le violon
- Crottes du Marquis,
- Dame blanche du pont de l’Étau
- Orme à la toupie
- Édouard Fould (1834-1881), maire de Lurcy-Lévy, député de l'Allier de 1863 à 1868, neveu d'Achille Fould, ministre des finances
- Conseil général de l'Allier fichier au format PDF consulté le 12 juillet 2008
- Résultats du recensement de la population - Lurcy-Lévis, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Site du Circuit de Lurcy-Lévis.
- Notice no PA00093143, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00093142, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Régis Fourneris, Histoire de Lurcy-Lévy, 1898, réimpr. Éd. Lorisse, coll. « Le Livre d'histoire ». (ISBN 2-87760-138-2)