Lune noire (Steinbeck)

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Lune noire
Auteur John Steinbeck
Genre Roman
Version originale
Titre original The Moon Is Down
Éditeur original Viking Press
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution originale 1942
Version française
Traducteur Jean Pavans
Éditeur Éditions Jean-Claude Lattès
Date de parution 1994
Nombre de pages 175

Lune noire (The Moon Is Down) est un roman de John Steinbeck écrit en 1942. Il décrit une petite ville occupée par une armée étrangère.

Les habitants se mobilisent peu à peu pour faire comprendre aux occupants qu'ils ne sont pas les bienvenus. Ceux-ci ressentent le rejet de la part des autochtones et commencent à craindre pour leur vie. Les actes de sabotage se multiplient et finalement certains occupants viennent individuellement supplier les habitants de les épargner. La force de cette œuvre est de montrer que même dans une situation d'occupation, l'individu peut rester libre s'il est en accord avec sa conscience. Les occupants quant'à eux sont aliénés au régime auquel ils obéissent. À la fin de l'histoire, les occupants, cernés par les explosions provoquées par la résistance qui s'est organisée dans la ville, prennent le maire en otage.

Le titre est inspiré d'un dialogue de Macbeth. Au début du deuxième acte Banquo et Fleance rencontrent Macbeth qui est sur le point d'assassiner Duncan. Banquo demande à son fils: "How goes the night, boy?" (Où en sommes-nous de la nuit, mon garçon?), celui-ci répond: "The moon is down; I have not heard the clock." (La lune est couchée ; je n’ai point entendu sonner l’heure.)[1]. La citation suggère que les ténèbres ne vont pas tarder à s'abattre sur le royaume. Par analogie Steinbeck voulait montrer ont fait descendre sur l'Europe des ténèbres similaires.

L'ouvrage est traduit et publié clandestinement dans la plupart des pays européens occupés. (France, Editions de Minuit). Il est traduit en Allemand par Humanitas Verlag à Zurich et le groupe du Schauspielhaus (composé en partie d'Allemands, communistes et antifascistes ayant fui l'Allemagne dans les années 1930, comme Wolfgang Langhoff) de cette ville le joue à presque deux cents reprises.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Donald Coers, « Introduction » in, John Steinbeck, The Moon Is Down, Londres, 1995.