Luke Fildes

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Luke Fildes
ELF

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Luke Fildes

Nom de naissance Samuel Luke Fildes
Naissance 3 octobre 1843
Liverpool
Décès 28 février 1927
Londres
Nationalité Royaume-Uni
Activités peintre et illustrateur
Mouvement artistique École néo-vénitienne
Influencé par Frederick Walker (en)

Œuvres réputées

The Doctor (1891), The Widower (1876)

Samuel Luke Fildes est un peintre et illustrateur britannique. Né à Liverpool le 3 octobre 1843, il est décédé le 28 février 1927 à Londres.

Luke Fildes par Philip Alexius de László (1914)

Biographie[modifier | modifier le code]

L'illustrateur[modifier | modifier le code]

Il étudie à l'école d'arts de Warrington (1860) puis au Royal College of Art où il rencontre Hubert von Herkomer et Frank Holl (en).

Influencé par Frederick Walker (en), il entre en 1869, préoccupé par le sort des pauvres, au journal The Graphic de William Luson Thomas (en) et croit avec lui que les illustrations ont le pouvoir d'amener des actes de charité et une action sociale collective.

Ses illustrations deviennent populaires, telle celle qu'il publie le lendemain de la mort de Charles Dickens représentant la chaise vide du célèbre écrivain et qui a inspiré Vincent van Gogh pour sa toile La chaise jaune[1].

Dickens impressionné par son art lui avait demandé d'illustrer son roman Le Mystère d'Edwin Drood qui paraîtra en 1870.

Fildes publiera ses illustrations dans de nombreux journaux comme le Sunday magazine (en), The Cornhill Magazine ou The Gentleman's Magazine. On lui doit aussi les illustrations du Catherine de Thackeray (1894).

auto-portrait (1911)

Le peintre[modifier | modifier le code]

En 1870, il décide de quitter le Graphic pour se consacrer entièrement à la peinture. Ses toiles sont conservées à la Tate Britain.

  • The Casual Ward (1874)
  • The Widower (1876)
  • The Village Wedding (1883)
  • An Al-fresco Toilette (1889)
  • The Doctor (1891)

On lui doit aussi des vues de Venise et de nombreux portraits comme le Couronnement du roi Édouard VII et de la reine Alexandra (1902)

Couronnement du roi Édouard VII et de la reine Alexandra

Il est élu à la Royal Academy en 1879 et en 1906 est nommé Knight Bachelor par Édouard VII[2] puis chevalier commandant de l'Ordre royal de Victoria par George V en 1918[3].

Fildes a produit un grand nombre de caricatures pour Vanity Fair sous le pseudonyme de ELF. Il est considéré avec Henry Woods (en) dont il épouse la sœur, Fanny, en 1874, comme le plus illustre des peintres de l'école néo-vénitienne.

Luke Fildes caricaturé par Leslie Ward publiée dans Vanity Fair du 24 Décembre 1892

Famille[modifier | modifier le code]

Luke Field et Fanny Woods eurent deux enfants, Philip, mort de la tuberculose en 1877 et que Luke montre dans The Doctor et le microbiologiste Paul Fildes.

The Doctor, vibrant hommage du père veillant son fils

Hommages[modifier | modifier le code]

Une plaque commémorative est apposée sur sa maison de Melbury Road (Kensington) à Londres. Cette maison a été rachetée par le réalisateur Michael Winner[4].

En 1949, son tableau The Doctor a été utilisé dans une campagne contre une proposition de nationalisation des soins médicaux annoncée par le président Harry S. Truman, par l' Association médicale américaine sur des affiches et des tracts portant l'inscription Keep Politics Out of this Picture[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Croal Thomson, The Life & Work of Luke Fildes (1923) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Pierre Navailles, La famille ouvrière dans l'Angleterre victorienne, Champ Vallon, 1983, p.202-203
  • Giorgio Bordin, Laura Polo D'Ambrosio, Medicine in Art, 2010, p.364
  • Georgina C. Levene, "The Doctor" 1891 Luke Fildes RA (1843-1927) (1991)

Galerie[modifier | modifier le code]

Caricatures dans Vanity Fair[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nick et Tessa Souter, The Illustration Handbook : A guide to the world's greatest illustrators, Oceana, 2012, p. 26
  2. The London Gazette, 3 août 1906
  3. Supplément à The London Gazette, 3 juin 1918
  4. Christopher Hibbert Ben Weinreb, John et Julia Keay, The London Encyclopaedia (3ème Édition), Pan Macmillan, 2011, p.539
  5. The Atlantic