Luis Padial

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Luis Padial y Vizcarrondo est un militaire et politicien abolitionniste portoricain né le 6 février 1832 à San Juan et mort le 5 mars 1879 à Madrid.

Sa jeunesse[modifier | modifier le code]

Né dans une famille aisée de San Juan, la capitale de Porto Rico, il suit une éducation primaire et secondaire dans les meilleures écoles privée de la ville. Lorsqu'il reçoit son diplôme, ses parents l'envoient à Tolède afin qu'il se prépare à une carrière militaire.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Luis Padial suivit les cours de l'Académie militaire de Tolède et fut affecté en tant que lieutenant dans l'armée espagnole après l'obtention de son diplôme. Il était stationné à Porto Rico en 1963 lorsqu'une rébellion indépendantiste éclata en République dominicaine. Son bataillon fut déployé dans le but d'écraser cette rébellion. Gravement blessé, il fut renvoyé en convalescence à Porto Rico.

Luis Padial avait été le témoin des mauvais traitements infligés aux Dominicains par les Espagnols et fut convaincu que leur lutte pour l'indépendance était une noble et juste cause. Remis de ses blessures, il se consacra à la cause de la République dominicaine, ce qui lui valut d'être exilé de Porto Rico par le gouverneur espagnol, le général Messina, en décembre 1864.

Il se rendit alors en Espagne et rejoignit les libéraux qui voulaient renverser la monarchie de la reine Isabelle II et instaurer une république. Les rebelles étaient sous les ordres du général Joan Prim. Luis Padial organisa une attaque depuis le Portugal en 1866 et une autre depuis la France en 1867. En 1868, la monarchie espagnole fut renversée et une république instaurée. Padial fut alors nommé brigadier général du bataillon de Madrid.

Abolitionnisme[modifier | modifier le code]

Luis Padial retourne à Porto Rico et en est élu représentant aux Cortes en 1869. Le 13 novembre 1869, il envoie une lettre au ministre espagnol des Affaires maritimes Segismundo Moret, pour lui suggérer d'accorder plus d'autonomie à Porto Rico et d'y abolir l'esclavage, en prenant le Canada comme modèle.

Le 19 novembre 1872, il présente avec Román Baldorioty de Castro, Julio Vizcarrondo et Segismundo Moret une proposition d'abolition de l'esclavage. Le 22 mars 1873, le gouvernement espagnol approuve cette proposition qui sera connue sous le nom de loi Moret.

Dernières années[modifier | modifier le code]

En 1874, Luis Padial s'exile en Suisse lors du retour au pouvoir de la monarchie. Il reviendra en Espagne en janvier 1979.