Luigi Lambruschini

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Luigi Lambruschini
Image illustrative de l'article Luigi Lambruschini
Biographie
Naissance
Sestri Levante
Drapeau de la République de Gênes République de Gênes
Ordination sacerdotale
Décès
Rome
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Grégoire XVI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de S. Callisto
Cardinal-évêque de Porto e Santa Rufina
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Giulio Maria della Somaglia
Fonctions épiscopales Archevêquede Gênes
Nonce apostolique en France
Préfet de la Congrégation des études
Archiviste des archives secrètes du Vatican
Secrétaire d'État
Préfet de la Congrégation des rites

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Luigi Lambruschini (Luigi Emmanuele Nicolo Lambruschini), né à Sestri Levante (aujourd'hui en Ligurie, mais alors dans la République de Gênes) le et mort à Rome le , fut cardinal secrétaire d'État et diplomate pontifical.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entré dans la Congrégation des Barnabites, Luigi Lambruschini étudie la théologie à Gênes et à Rome, mais est chassé de la Ville éternelle en 1798 par l'arrivée des armées françaises et la fondation de la République romaine. Il est ordonné prêtre le .

Après l'aventure napoléonienne, il est l'assistant du cardinal secrétaire d'État Ercole Consalvi lorsque celui-ci participe en 1815 au Congrès de Vienne. Le , il est consacré archevêque de Gênes par le cardinal Giulio Maria della Somaglia, et l'archevêque Francesco Bertazzoli (futur cardinal du S.R.C.).

Nommé nonce apostolique auprès du gouvernement français le , il retourne à Rome après la Révolution de Juillet. Le , il renonce à l'archevêché de Gênes et, le , est créé cardinal par le nouveau pape Grégoire XVI, avec le titre de cardinal-prêtre de Saint-Calixte.

Préfet de la Sacrée Congrégation pour les Études le , il devient le , cardinal secrétaire d'État du pape Grégoire XVI en remplacement du cardinal Tommaso Bernetti envoyé auprès du prince de Metternich et, le , cardinal-évêque de Sabina. En tant que secrétaire d'État, il est fidèle au pape Grégoire XVI, dont il partage complètement les positions conservatrices et anti-libérales. C'est lui qui remarque Joachim Pecci, futur Léon XIII, à la sortie de l'Académie des nobles ecclésiastiques et l'introduit à la Curie romaine.

Le , à la mort de Grégoire XVI, il renonce comme c'est l'usage, à sa charge de secrétaire d'État. Pendant le conclave qui suit, il est le candidat de la faction conservatrice des zelanti et semble être le seul adversaire sérieux du cardinal qui l'emporte finalement, c'est-à-dire le cardinal Mastai Ferretti futur Pie IX. À la suite de l'élection de Pie IX, il est nommé préfet de la Sacrée Congrégation pour les Rites et les Immunités Ecclésiastiques et le cardinal-évêque de Porto e Santa Rufina ainsi que vice-doyen du Sacré-Collège. Haï par les libéraux, il est forcé de se réfugier de 1848 à 1850 à Gaète lors de la Révolution romaine.

Pensée politique[modifier | modifier le code]

Lambruschini est considéré, non seulement comme un partisan des idées anti-libérales et conservatrices, mais comme un authentique réactionnaire, il s'oppose en effet à tout changement, au point d'empêcher l'introduction dans les États pontificaux des chemins de fer et l'utilisation du gaz d'éclairage. S'agissant du chemin de fer, ses réserves ne sont d'ailleurs guère différentes de celles formulées en France par le président du Conseil Adolphe Thiers, libéral.

Il joue un rôle dans l'Affaire Montel, en 1840, justifiant l'enlèvement d'un enfant juif qui aurait été baptisé à l'insu de ses parents.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de traduction[modifier | modifier le code]