Luigi Centurione

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Luigi Centurione

Luigi Centurione, né le 29 août 1686 à Gênes, Italie et mort le 2 octobre 1757 à Castel Gandolfo, Italie, était un prêtre jésuite italien. Il fut élu le 17e Supérieur général de la Compagnie de Jésus le 30 novembre 1755.

Formation[modifier | modifier le code]

Héritier d'une famille prestigieuse de Gênes, Centurione suivit ses études au Collège de jésuite de Parme avant de rejoindre la Compagnie de Jésus en 1703. À l'issue de ses études classiques de philosophie et de théologie, il fut ordonné prêtre en 1717. Il devint professeur de Lettres, Philosophie and Théologie) puis fut nommé Provincial de Milan en 1750.

C'est à ce titre qu'il prit part à la Congrégation générale qui élut Ignacio Visconti Supérieur Général en 1751. Visconti le garda auprès de lui à Rome et le désigna comme Assistant pour l'Italie, et laissa une note pour en faire à sa mort le Vicaire Général de la Compagnie.

Supérieur Général[modifier | modifier le code]

Élu Supérieur Général par la 18e Congrégation générale le 30 novembre 1755 - quelques jours avant le tremblement de terre de Lisbonne - il ne mit pas longtemps à sentir les effets de la campagne internationale lancée par la Marquis de Pombal contre les Jésuites. L'hostilité du gouvernement portugais contre la Compagnie fut stigmatisée dans un pamphlet d'un Jésuite Gabriel Malagrida déclarant que le tremblement de terre avait été « une punition de Dieu contre l'athéisme de Pombal ». Malagrida fut sévèrement puni d'un exil avant d'être livré à l'Inquisition et condamné au bûcher en 1761. Des mesures coercitives furent prises contre les Jésuites au Portugal. Une première demande de suppression de la Compagnie fut alors adressée au pape Benoit XIV mourant.

Faisant face à des accusations grandissantes de laxisme dans l'approche des questions morales, Centurione rédigea en 1756 une lettre à tous les responsables jésuites insistant sur le renforcement de l'enseignement de théologie morale dans les séminaires et maisons jésuites. Plus tôt, comme demandé par la Congrégation générale qui l'avait élu, Centurione avait déjà écrit une lettre sur « le vrai esprit de la Compagnie ». Sentant que les temps à venir seraient dangereux, Centurione souhaita que la vie spirituelle de ses hommes soit fortifiée pour mieux résister à la tempête à venir.

Les troubles causés par les agissements commerciaux du Père Antoine Lavalette et la gestion inepte de cette banqueroute par la Compagnie en France compliquèrent encore la situation pour Centurione et accrut le nombre de ceux qui ressentaient que la Compagnie n'était plus réformable.

La durée très brève de son gouvernement ne lui permit pas de faire beaucoup plus. Cependant, son affabilité et sa force de caractère, ne le poussant pas à menacer ou à entreprendre des mesures de rétorsion, préparèrent inconsciemment ses compagnons à survivre à la suppression de la Compagnie en 1773.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Tout ou partie de cet article est issu d'une traduction d'un article de la Catholic Encyclopedia, encyclopédie catholique dont le contenu est dans le domaine public.

Notes et références[modifier | modifier le code]