Luigi Cadorna

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Luigi Cadorna

Luigi Cadorna, né le 4 septembre 1850 à Verbania Pallanza dans le Piémont et mort le 21 décembre 1928 à Bordighera, était un militaire italien qui réorganisa l'armée italienne à la veille de la Première Guerre mondiale, et en fut le chef d'état major durant les trente premiers mois du conflit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était le fils du général Raffaele Cadorna.

À l'entrée en guerre de l'Italie italienne contre l'Autriche-Hongrie en mai 1915, il devient commandant des troupes basées sur la frontière italo-autrichienne. Alors qu'il a une attitude défensive dans le Trentin, il lance des offensives le long de la rivière Isonzo entraînant peu de succès et beaucoup de pertes humaines. Ses principaux succès furent l'arrêt de l'offensive autrichienne dans le Trentin, la capture de Gorizia et la victoire de Bainsizza.

Sous sa direction, l'armée italienne avait recours massivement aux pelotons d’exécution et aux décimations des soldats qui souhaitaient arrêter la guerre.

L'entrée en guerre de l'Allemagne aux côtés de l'Autriche-Hongrie contre l'Italie en 1917 changea les rapports de force et conduisit à la défaite de Caporetto. Il dut démissionner et fut remplacé par le général Armando Diaz. En 1919 il fit partie de la délégation italienne à Versailles, mais une enquête officielle sur la défaite de Caporetto, qui le mettait en cause, l'obligea à retourner en Italie. Il fut néanmoins nommé maréchal en 1924, quand Mussolini prit le pouvoir.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Après le désastre de Caporetto, le général Cadorna s'est retiré au palais de Zara, à Trévise. Très marqué par sa défaite, il décide alors d'en finir et, alors qu'il s'apprêtait à tirer le coup de revolver fatal, il vit soudain entrer dans son bureau un moine capucin qui le convainquit de ne pas attenter à sa vie. Une fois le religieux reparti aussi soudainement qu'il était apparu, Cadorna tança les gardes en faction, leur reprochant d'avoir laissé passer sans l'annoncer un moine inconnu de tous. Les soldats jurèrent leurs grands dieux qu'ils n'avaient vu personne entrer ou sortir ! Plusieurs années après, le général voyant une photo de padre Pio dans un journal, reconnut le capucin qui lui avait sauvé la vie par des paroles de réconfort, un soir de novembre 1917.[réf. nécessaire]

Une chanson rappelle la haine[réf. nécessaire] des soldats pour Luigi Cadorna. Il en existe plusieurs versions aux différences marginales :

« Il general’ Cadorna mangia le buon’ bistecche
Ma il povero soldato mangia castagne secche.
 »

« Le général Cadorna mange de bons beefsteacks
Mais le pauvre soldat mange des châtaignes sèches. »

Selon un témoin cité par Del Boca[réf. nécessaire], « Cadorna : lui était notre véritable ennemi. Pas les Autrichiens ». Des civils slovènes furent fusillés en nombre sur le front de l’Isonzo. Il y eut l’enfer de Gorizia (Ô Gorizia, tu sei maledetta ! - « O Gorizia, toi tu es maudite ! »). Ceci fait référence aussi aux horreurs de l’Isonzo, avec notamment le «téléphérique de la mort» desservant le front, qui charriait cadavres et blessés déchiquetés - depuis le haut vers bas - en échange d’approvisionnements - de bas en haut…

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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