Lugal-Anda

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Empreinte sur une bulle d'argile des sceaux de Lugal-Anda (gauche) et de son épouse Baranamtarra (droite), v. 2400 av. J.-C., trouvées à Girsu/Tello, musée du Louvre. Empreinte sur une bulle d'argile des sceaux de Lugal-Anda (gauche) et de son épouse Baranamtarra (droite), v. 2400 av. J.-C., trouvées à Girsu/Tello, musée du Louvre.
Empreinte sur une bulle d'argile des sceaux de Lugal-Anda (gauche) et de son épouse Baranamtarra (droite), v. 2400 av. J.-C., trouvées à Girsu/Tello, musée du Louvre.

Lugal-Anda (env. au XXIVe siècle av. J.-C.) est une roi mésopotamien de Lagash et était l'époux de la reine Baranamtarra.

Bien que les sumérologistes étudient traditionnellement son époux tout d'abord, Baranamtarra a signé les documents de son époque. E. Sand questionne le statut de dirigeant et de consort des époux [1].

Règne[modifier | modifier le code]

Son père, le roi En-entarzi, avait pris le pouvoir à Lagash dans des conditions obscures. Cela marque en tout cas une rupture successorale, puisqu'il ne semble pas lié aux rois précédents, sous l'autorité desquels il occupait la fonction de prêtre. Son règne est connu essentiellement par des tablettes économiques, qui ne disent rien des événements politiques[2]. Après un règne manifestement court, son fils Lugal-Anda lui succède. Celui-ci procède à une réorganisation des domaines des temples, visibles dans des tablettes économiques. L'évolution politique de Lagash sur cette période est mal connue. Les tablettes administratives permettent au moins de voir que la cour de Lagash, en premier lieu la reine Baranamtarra, entretient des relations pacifiques avec des cours étrangères, celles d'Adab et la plus lointaine île de Dilmun (Bahreïn)[3].

En l'an 2378 av. J.-C., ils perdent le pouvoir au profit de Urukagina[4]. Le trône de Lagash est donc occupé par Urukagina (nom dont la lecture est indéterminée, on trouvera aussi Uru-inim-gina), un dignitaire aux origines discutées. Rien n'atteste qu'il soit le fils du précédent roi, mais pour autant il n'a pas forcément été un usurpateur : il semble en effet que Lugal-Anda et son épouse soient encore en vie au début de son règne, ce qui pourrait indiquer une transmission du pouvoir pacifique[5].

Hommages[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gadd, in Cambridge Ancient History I/2, S. 120.
  • J. R. Kupper / E. Sollberger, Inscriptions Royales Sumeriens et Akkadiens, Paris, 1971, IC10d.
  • M. Lambert, Lex Dieux vivants à l'aube du temps historique, in Sumer V, S. 14 f.
  • (en) Elin Sand, Woman ruler : woman rule, San Jose, iUniverse.com,‎ 22 août 2001, 548 p. (ISBN 978-1583483947).
  • (en) Douglas Frayne, The Royal inscriptions of Mesopotamia : Early periods, vol. 3/1, Presargonic Period (2700–2350 BC), Toronto, University of Toronto Press,‎ 2008

Références[modifier | modifier le code]

  1. Elin Sand, Woman Ruler, p.349-350.
  2. Frayne 2008, p. 239-240
  3. Frayne 2008, p. 245-248 ; (en) G. Marchesi, « Goods from the Queen of Tilmun », dans G. Barjamovic, J. L. Dahl, U. S. Koch, W. Sommerfeld, et J. Goodnick Westenholz (dir.), Akkade is King: A collection of papers by friends and colleagues presented to Aage Westenholz on the occasion of his 70th birthday 15th of May 2009, Istanbul, 2011, p. 189-199.
  4. (de) Helmut Uhlig, Die Sumerer : e. Volk am Anfang d. Geschichte, Bergisch Gladbach, Lübbe,‎ 1992, 2. aufl. éd. (ISBN 3-404-64117-5)
  5. Frayne 2008, p. 245-247

Voir aussi[modifier | modifier le code]