Ludwika Jędrzejewicz

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Ludwika Jędrzejewicz

Description de cette image, également commentée ci-après

Photo du portait de Ludwika Chopin peint par Ambroży Mieroszewski (en). L'original a été détruit à Varsovie durant la Seconde Guerre mondiale.

Nom de naissance Ludwika Chopin
Naissance 6 avril 1807
Varsovie
Décès 29 octobre 1855 (à 48 ans)
Varsovie
Ascendants
Conjoint
Józef Jędrzejewicz
Famille

Ludwika Jędrzejewicz, à l'origine Ludwika Chopin, née le 6 avril 1807 et morte le 29 octobre 1855 à Varsovie, sœur aînée Frédéric Chopin, a joué un rôle important dans la vie du compositeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ludwika est la fille de Nicolas Chopin et de Justyna Krzyżanowska. Elle naît peu avant l'instauration du duché de Varsovie, sur des territoires annexés par la Prusse depuis le troisième partage de la Pologne en 1795, qui formeront en 1815 le royaume de Pologne dévolu au tsar Alexandre 1er.

Dès son enfance elle montre un talent pour la musique et la littérature. Elle étudie la musique avec Wojciech Żywny[1], qui a aussi été le professeur de Frédéric.

Ludwika enseigna à son frère à jouer du piano et à composer pour cet instrument. Une partie du génie musical de Frédéric Chopin est peut-être redevable de son influence. En 1825 Frédéric et écrit à son ami et camarade d'école Jan Białobłocki: « Ludwika a composé une mazurka parfaite, une marzurka sur laquelle Varsovie n'a encore jamais dansé[1]. »

En 1832, elle épouse un juriste, Joseph Kalasanty Jędrzejewicz, et ils ont eu quatre enfants : Henryk (1833-1899), Ludwika Magdalena (1835-1890), Fryderyk (né en 1840), Antoni (né en 1843).

Les voyages en France (1844 et 1849)

Ludwika et Frédéric sont toute leur vie restés proches, malgré l'éloignement, puisque Frédéric n'est plus revenu en Pologne après 1830. Elle est venue à deux reprises en France : la première fois en 1844, avec son mari ; ils séjournent à Paris, mais aussi à Nohant, au domicile rural de George Sand ; la seconde fois en 1849, à la demande expresse de Chopin proche de mourir. Elle arrive à Paris le 8 août 1849 avec sa fille et son mari, mais celui-ci repart peu après, tandis que Ludwika et sa fille resteront jusqu'au début de janvier 1850. Ludwika est donc présente au moment de la mort de frère, le 17 octobre 1849[2]. Elle s'occupe ensuite d'un certain nombre de formalités, en particulier la vente aux enchères de ses biens. De Paris, elle ramène le coeur de Chopin, dans une urne qu'elle cache lors du passage de la frontière entre la Prusse et la Pologne, et qui est ensuite placé dans la crypte de l'église Sainte-Croix de Varsovie.

Après le second voyage de Ludwika à Paris, son mariage commence à se détériorer. Son mari l’accuse de placer sa famille d'origine avant tout le reste et pendant les années jusqu'à la mort de Jędrzejewicz en 1853, leurs relations ont été tendues[1]. Cela pousse Ludwika à lui écrire une longue lettre, dite « Confession de Ludwika », qui donne des détails sur leur vie et sur celle de Frédéric.

Ludwika est morte lors d'une épidémie de peste dans sa maison de Varsovie.

Frédéric Chopin et les enfants de Ludwika[modifier | modifier le code]

Ludwika Magdalena, devenue Madame Ciechomska, a publié un témoignage sur son séjour à Paris en 1849 (Courrier de Varsovie, 1882[3]).

Antoni a été en relation avec le biographe de Chopin Ferdinand Hoesick, qui a retransmis son témoignage. En 1878, il obtient des autorités que le coeur de son oncle soit déplacé de la crypte à la nef de l'église Sainte-Croix.

Henryk a quitté la Pologne pour la France ; il a fait apposer la plaque qui marque le lieu de la mort de Chopin, au 12 place Vendôme ; un de ses descendants, Jacques Jedrzejewicz, est mort sur le front en octobre 1918[4].

Oeuvres[modifier | modifier le code]

Ludwika a écrit plusieurs ouvrages qui ont été publiés[5] :

  • Ludwik i Emilka (Louis et la petite Emilie), 1828 (sans doute en collaboration avec sa sœur Emilia)
  • Pan Wojciech, czyli wzór pracy i oszczędności (Monsieur Woyciech ou un modèle de travail et d’économie), 1836 (réédité à quatre reprises jusqu'en 1864)
  • Żywot św. Weroniki (Vie de Ste Véronique), 1841, traduction de l’italien
  • Wiadomości krótkie z nauk przyrodzonych i niektóre najważniejsze wynalazki (Connaissances abrégées des sciences naturelles et quelques unes des plus importantes inventions), Varsovie, 1848

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c NIFC
  2. PSB
  3. Kurier Warszawski, 7 août 1882, cf. Marie-Paule Rambeau, Chopin L'enchanteur autoritaire, L'Harmattan, 2005, p. 897
  4. Cf. Rambeau, p. 346.
  5. Rambeau, p. 37 et NIFC.