Lucius Minucius Esquilinus Augurinus

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Lucius Minucius Esquilinus Augurinus est un homme politique romain du Ve siècle av. J.-C., consul en 458 av. J.-C. et décemvir de 450 à 449 av. J.-C.

Famille[modifier | modifier le code]

Frère de Quintus Minucius Esquilinus Augurinus, consul en 457 av. J.-C., il est membre des Minucii Augurini, branche de la gens des Minucii. Il est le fils d'un Publius Minucius et petit-fils d'un Marcus Minucius. Son nom complet est Lucius Minucius P.f. M.n. Esquilinus Augurinus[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Consulat (458)[modifier | modifier le code]

En 458 av. J.-C., il est consul avec Caius Nautius Rutilus[2]. Tite-Live[a 1], Denys d'Halicarnasse[a 2] et Diodore de Sicile[a 3] le donnent comme consul ordinaire mais d'après les fastes capitolins, il ne serait que consul suffect, remplaçant un certain Carvetus, mort en début de mandat[2].

Cette année-là, Rome doit faire face à une offensive des Èques qui ont rompu le traité conclu l’année précédente et à un raid de pillage des Sabins qui parviennent presque jusqu'aux remparts de la ville. Les consuls lèvent deux armées, Augurinus part vers le Mont Algide affronter les Èques, mais se montre peu offensif et se retrouve assiégé dans son camp. Il est sauvé par le dictateur Lucius Quinctius Cincinnatus, nommé par le consul Rutilus[2], qui, une fois sa mission accomplie, démissionne au bout de seize jours[a 4],[2]. De retour à Rome, Augurinus abdique et le commandement de son armée est remis au praefectus Urbi Quintus Fabius Vibulanus[3],[a 5],[a 6].

Décemvirat (450-449)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Décemvir à pouvoir consulaire.

En 450 av. J.-C., il est élu à la seconde commission des décemvirs contre des candidats aux compétences mieux démontrées grâce au soutien actif d'Appius Claudius Sabinus. Cette commission achève la rédaction de la Loi des Douze Tables mais, sous l’influence de Sabinus, elle se maintient despotiquement au pouvoir malgré la fin de sa mission[a 7],[4].

En 449 av. J.-C., les décemvirs, menés par Sabinus, poursuivent illégalement leur mandat, contre la volonté du Sénat et du peuple[5]. Les invasions des Sabins et des Èques ont pour conséquence de disperser les décemvirs. Quintus Fabius Vibulanus, Manius Rabuleius et Quintus Poetelius Libo partent combattre les Sabins tandis que Lucius Minucius accompagne Marcus Cornelius Maluginensis, Lucius Sergius Esquilinus et Titus Antonius Merenda pour affronter les Èques[5]. Mais l'armée se révolte contre les décemvirs, puis la plèbe se retire en masse sur le mont Sacré. Augurinus et ses collègues doivent démissionner de leur pouvoir, puis partir en exil. Leurs biens sont confisqués[a 8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. Broughton 1951, p. 46.
  2. a, b, c et d Broughton 1951, p. 39.
  3. Broughton 1951, p. 40.
  4. Broughton 1951, p. 47.
  5. a et b Broughton 1951, p. 48.
  • Sources antiques :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tite-Live, Histoire romaine, Livre III, 25-29/35/40 (Université de Louvain)
  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I »,‎ 1951, 578 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]