Lucius Aelius Verus
Lucius Aelius, connu comme Lucius Aelius Verus, né le 13 janvier 101 sous le nom de Lucius Ceionius Commodus, et mort le 1er janvier 138 comme étant Lucius Aelius Caesar, est un sénateur romain. Il devient le fils adoptif et héritier de l'empereur Hadrien, mais il décède quelques mois avant l'empereur. Il est le père de Lucius Verus, adopté par Antonin le Pieux et qui devient empereur romain de 161 à 169.
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Biographie [modifier]
Famille [modifier]
Il est d'une famille de rang consulaire. Son père est Lucius Ceionius Commodus, consul éponyme en 106 sous Trajan[1], et son grand-père est consul suffect sous Domitien[2].
Sa mère est Plautia. Cette dernière est la première épouse de Ceionius Commodus, elle épouse ensuite Caius Avidius Nigrinus, général, consul suffect en 110, proche de Trajan et mis à mort au début du règne d'Hadrien en 118, puis peut-être Sextus Vettulenus Civica Cerialis[3],[4]. De ce dernier mariage, il peut-être a comme beau-frère Marcus Vettulenus Civica Barbarus, qui sera consul éponyme en 157[3],[4].
Il épouse une certaine Avidia, qui est la fille de Caius Avidius Nigrinus. Celle-ci est peut-être d'ailleurs sa demi-sœur, si elle est issue du second mariage de sa mère[3].
De cette union naît Lucius Verus le 15 décembre 130[3]. Il devient empereur romain de 161 à 169, ayant été adopté par Antonin le Pieux avec Marc Aurèle. Ils ont trois autres enfants : Caius Avidius Ceionius Commodus, Ceionia Fabia et Ceionia Plautia.
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Portrait de Lucius Verus jeune.
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Buste d'Hadrien, qui devient son père adoptif.
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Buste d'Antonin le Pieux.
Biographie [modifier]
Sa vie nous est surtout principalement connue par l'Histoire Auguste, la Vie d’Aelius Verus[5], une courte biographie de ce César écrite à la fin du IVe siècle. Les premières biographies sont jugées assez fiable, et celle-ci en est la deuxième de cette œuvre.
Aelius est de santé fragile et est connu pour mener une vie frivole[6]. Si l'on en croit l'Histoire Auguste, ses livres de chevet sont les poèmes érotiques d'Ovide et « un livre sur Apicius » ; il a inventé le plat somptueux nommé tetrafarmacum[7].
Il est d'abord préteur puis gouverneur (légat d'Auguste propréteur) d'un des provinces de Pannonie, voire des deux[8]. Il devient consul éponyme une première fois en 136, avant son adoption, sous le nom de Lucius Ceionius Commodus. Il est alors adopté par Hadrien, recevant la puissance tribunitienne, malgré son manque d'expérience, sa faible santé et sa médiocrité apparente[6]. Il est une deuxième fois éponyme l'année suivante, cette fois ci sous son nom d'adoption, Lucius Aelius Caesar.
Il meurt le 1er janvier 138, six mois avant Hadrien et ne monte donc jamais sur le trône[6]. Son urne funéraire est déposée dans le mausolée d'Hadrien.
Son fils, Lucius Verus, est plus tard co-empereur avec Marc Aurèle, ayant été adopté par Antonin le Pieux par le fait d'Hadrien, même si on ignore pourquoi[6].
Notes [modifier]
Dans son livre Mémoires d'Hadrien, Marguerite Yourcenar en fait un personnage important, allant même jusqu'à insinuer qu'Aelius est un ancien amant de l'empereur.
Références [modifier]
- Fastes d'Ostie, CIL XIV, 244, etc.
- PIR¹ C 502.
- Pierre Charneux, Bulletin de correspondance hellénique, 1957, M. Vettulenus Civica Barbarus, pp. 125-131.
- John D. Grainger, Roman Succession Crisis of AD 96-99 and the Reign of Nerva, Routledge, 2003, p. 76.
- Histoire Auguste, Vie d’Aelius Verus.
- Paul Petit, Histoire générale de l'Empire romain, tome 1 - Le Haut-Empire, Seuil, 1974, pp. 171-172.
- Histoire Auguste, Vie d’Aelius Verus, 5.
- Histoire Auguste, Vie d’Aelius Verus, 3.