Lucie Décosse
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| Contexte général | ||||||
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| Sport(s) pratiqué(s) | Judo | |||||
| Période active | depuis 1999 | |||||
| Biographie | ||||||
| Nationalité sportive | ||||||
| Naissance | 6 août 1981 | |||||
| Lieu de naissance | Chaumont, France | |||||
| Taille | 167 cm | |||||
| Poids | catégorie -70 kg en activité |
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| Palmarès | ||||||
| Or | Arg. | Bro. | ||||
| Jeux olympiques | 1 | 1 | 0 | |||
| Championnats du monde | 3 | 1 | 0 | |||
| Championnats d'Europe | 4 | 2 | 2 | |||
| Championnats de France 1re division | 4 | 1 | 0 | |||
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Lucie Marguerite Théodora Décosse, née le 6 août 1981 à Chaumont dans la Haute-Marne, est une judoka française évoluant dans la catégorie des moins de 70 kg, autrement désignée poids mi-moyen après avoir concouru jusqu'en 2008 en moins de 63 kg. N°1 française et mondiale dans les deux catégories, la droitière mesurant 1 m 67 s'est constitué un palmarès exceptionnel : championne du monde 2005, 2010 et 2011, vice-championne du monde 2007, quatre fois championne d'Europe, vice-championne olympique à Pékin en 2008[1] et enfin, championne olympique à Londres le 1er août 2012. Elle est actuellement 6eme Dan[2].
Sommaire |
Biographie [modifier]
Les débuts [modifier]
La judokate française commence le judo à l'âge de 6 ans au club d'Écouen dans le Val-d'Oise[3]. Elle remporte ses premiers succès en Guyane, la région d'origine de sa mère[4]. À 16 ans, elle entame le sport-étude à Orléans[3] et rejoint le club de la ville, l'US Orléans. Elle remporte alors ses premiers titres de championne de France en junior en 1999 puis participe aux Jeux olympiques de la Jeunesse mondiale où elle décroche une médaille de bronze[5]. Elle commence alors à fréquenter les tournois européens où elle obtient quelques podiums. Plus tard, en 2000, elle remporte le titre mondial junior dans un tournoi organisé à Nabeul en Tunisie. En finale, elle domine la Japonaise Ayumi Tanimoto qu'elle retrouvera plus tard dans sa carrière. Cette même année, elle remporte le titre européen par équipe avec l'équipe de France en côtoyant les meilleures judokates françaises comme Marie-Claire Restoux ou Céline Lebrun. Elle confirme en individuelle en 2001 en remportant le prestigieux Tournoi de Paris et en montant sur le podium de celui de Fukuoka. Par ailleurs, elle n'échoue que face à Ylenia Scapin en finale des Jeux Méditerranéens.
Premiers titres [modifier]
En 2002, son palmarès s'enrichit d'un premier titre européen en individuelle à Maribor, un titre qu'elle ne parvient pas à conserver lors de l'édition suivante. Cela ne l'empêche pas d'être sélectionnée pour ses premiers championnats du monde organisés à Osaka ; mais elle n'atteint pas le podium. Elle entame alors la préparation pour les Jeux olympiques d'Athènes en 2004 et, grâce à diverses victoires dans les tournois majeurs comme Paris ou Moscou, obtient son billet pour participer à ses premiers Jeux. Lors de la compétition, éliminée en 1/4 de finale par l'argentine Daniela Krukower et par une canadienne en repêchages, elle prend la septième place finale. Passée cette déception, la judokate renoue avec les podiums internationaux en 2005 avec une troisième place à l'Euro puis une victoire aux Jeux méditerranéens à Almeria. Elle enchaîne de la même façon aux Championnats du monde au Caire où elle remporte le titre mondial en battant en finale la championne olympique Ayumi Tanimoto. Elle devient la troisième championne du monde française de cette catégorie, seize ans après Catherine Fleury.
L'année 2006 est presque un sans-faute pour la championne du monde puisqu'elle gagne le Tournoi de Paris puis le titre mondial par équipe à Paris-Bercy. Elle est cependant surprise en finale de l'Euro de Tampere face à la britannique Sarah Clarke. Par ailleurs, en juillet de la même année, elle rejoint la capitale et le club du Paris Judo[6]. En 2007, elle conquiert son second titre européen après celui décroché en 2002 en battant en finale la Slovène Urška Žolnir. Elle signe avec le club du Lagardère Paris Racing, nouvelle entité issue de la fusion entre les clubs du Paris Judo et du Racing club de France. Quelques mois plus tard, elle est battue en finale du tournoi mondial à Rio de Janeiro et ne conserve pas son titre mondial acquis deux ans plus tôt. Cette médaille d'argent lui permet cependant d'assurer la qualification d'une judokate française dans la catégorie des moins de 63 kg pour les Jeux olympiques d'été de 2008 et de prendre une option sur une sélection dans la délégation française devant aller à Pékin.
Échec à Pékin [modifier]
Alors qu'elle s'était inclinée en finale en 2007, Lucie Décosse remporte le Tournoi de Paris pour la quatrième fois en février 2008 en dominant en finale la Japonaise Yoshie Ueno. Lors des Jeux olympiques d'été de 2008, elle perd en finale contre la championne olympique en titre, Ayumi Tanimoto, sur ippon et se contente de la médaille d'argent. Cette dernière, adversaire principale de Décosse depuis de nombreuses années - elles se sont déjà affrontées en finale des mondiaux 2005 - s'impose en quatre-vingt-dix secondes sur uchi mata[7].
Changement de catégorie [modifier]
Après des Championnats du monde 2009 ratés, elle s'impose dans la catégorie des -70kg à Tokyo aux Championnats du monde 2010. Elle bat en finale la Hongroise Anett Meszaros par ippon[8].
Lors des mondiaux 2011 disputés à Paris, elle subit un coup sur le nez lors de son deuxième combat qui selon elle, est salutaire sur la suite de son tournoi : « Ce matin j'ai commencé à me poser des questions ... Si je n'avais pas eu ce coup sur le nez .. je n'aurais pas eu d'électrochoc et j'aurais peut-être baissé la tête. Après ça, j'ai arrêté de réfléchir. »[9]. Elle remporte l'ensemble de ses combats précédant la finale, par ippon[9]. Lors de celle-ci, elle est opposée à la Néerlandaise Edith Bosch et s'impose sur waza-ari, 3 pénalités contre Bosch[10]. Avec trois titres individuels, elle rejoint la directrice technique nationale (DTN) Brigitte Deydier, seule autre Française couronnée à trois reprises en championnat du monde[9]. Lors de ces mondiaux, elle remporte également le titre mondial par équipe avec l'équipe de France en en s'imposant face au Japon.
Consécration olympique [modifier]
Après deux titres mondiaux successifs dans la catégorie des -70kg, Lucie Décosse est la grande favorite des jeux olympiques 2012 disputés à Londres. Toutefois, elle subit un échec lors de la saison précédant ces jeux lors du tournoi de Paris où elle s'incline en finale face à la Japonaise Haruka Tachimoto sur décision[11].
Après un parcours sans faute dans lequel elle a réalisé le ippon le plus rapide des Jeux 2012[12] en se débarrassant de son adversaire, la Colombienne Yuri Alvear en moins de neuf secondes[13], Lucie Décosse obtient le titre olympique qui lui manquait en battant en finale l'Allemande Kerstin Thiele sur un waza-ari et deux yuko[14]. Elle devient la cinquième Française, après Cathy Fleury et Cécile Nowak lors des jeux de 1992, Marie-Claire Restoux en 1996 et Séverine Vandenhende en 2000 à obtenir un titre olympique[15].
Elle est selon plusieurs spécialistes, la meilleure judoka française de l'histoire et certainement l'une des plus grandes championnes de ce sport[16].
Palmarès [modifier]
Jeux olympiques et Championnats du monde [modifier]
| Événement | Jeux olympiques | Championnats du monde | ||
|---|---|---|---|---|
| Année | - de 63 kg | - de 70 kg | - de 63 kg | - de 70 kg |
| 2003 | 7e |
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| 2004 | 7e |
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| 2005 | Or |
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| 2006 | ||||
| 2007 | Argent |
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| 2008 | Argent |
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| 2009 | Non classée |
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| 2010 | Or |
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| 2011 | Or |
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| 2012 | Or |
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Championnats d'Europe [modifier]
| Catégorie / Année | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 63 kg Poids mi-moyens |
1re | 5e | 7e | 3e | 2e | 1re | 1re | - | - | - | - |
| Moins de 70 kg Poids moyens |
- | - | - | - | - | - | - | 1re | - | 3e | - |
Divers [modifier]
Par équipes :
Juniors :
- 9 podiums dont 7 victoires en 2001, 2004, 2006, 2008, 2009, 2010 et 2011.
Distinctions [modifier]
- Le 1er janvier 2012, elle est faite chevalier de la Légion d'honneur[17].
- Officier de l'ordre national du Mérite en 2013
Notes et références [modifier]
- Vice-championne du monde 2007 à Rio de Janeiro, championne d'Europe 2007 à Belgrade et 2008 à Lisbonne
- Promotions Hauts grades Judo Novembre 2012 sur le site de la fédération française de judo (ffjudo.org).
- Interview de Lucie Décosse sur le site de la fédération française de judo (ffjudo.org).
- « JO 2012: six filles à suivre » - article sur de « L'express » du 28 juillet 2012
- (nl) Podiums de la compétition, site judoinside.com.
- Fiche de Lucie Décosse, site du club parisien du Paris Judo.
- Stéphane Vrignaud, « Decosse, la douleur de l'argent », sur eurosport.fr, 12 août 2008. Consulté le 2 août 2012
- « La reine Décosse », sur lequipe.fr, 10 septembre 2010.
- Audrey Tcheumeo et Lucie Décosse décrochent l'or, sur france24.com, 26 août 2011. Consulté le 2 août 2012
- François-Xavier Rallet, « Décosse-Tcheuméo, deux filles en or ! », sur france24.com, 26 août 2011. Consulté le 2 août 2012
- Judo - Tournoi de Paris : 5ème succès pour Riner, Décosse en argent, sur rtl.fr, 6 février 2012. Consulté le 2 août 2012
- L'ippon le plus rapide de l'histoire des JO
- la vidéo du ippon très expéditif de Lucie Décosse
- « JO 2012 : Décosse en or ! », sur le10sport.com, 1er août 2012
- JO (judo): la reine Decosse couronnée à Londres, sur tempsreel.nouvelobs.com, 1er août 2012. Consulté le 2 août 2012
- Lucie Décosse le mérite tant
- Décret du 30 décembre 2011 portant promotion et nomination à titre exceptionnel
Liens externes [modifier]
- Naissance à Chaumont (Haute-Marne)
- Judokate française
- Championne du monde de judo
- Judokate aux Jeux olympiques d'été de 2012
- Judokate aux Jeux olympiques d'été de 2008
- Judokate aux Jeux olympiques d'été de 2004
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Officier de l'ordre national du Mérite
- Naissance en 1981
- Championne olympique française
- Championne olympique de judo
- Médaillée d'argent olympique française