Luchapt

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Luchapt
Image illustrative de l'article Luchapt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton L'Isle-Jourdain
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorillonnais
Maire
Mandat
Bertrand Renard
2014-2020
Code postal 86430
Code commune 86138
Démographie
Population
municipale
279 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 37″ N 0° 46′ 58″ E / 46.1769444444, 0.782777777778 ()46° 10′ 37″ Nord 0° 46′ 58″ Est / 46.1769444444, 0.782777777778 ()  
Altitude Min. 128 m – Max. 229 m
Superficie 26,39 km2
Localisation

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Luchapt est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Luchapt est situé dans le département de la Vienne, dans le canton de L'Isle-Jourdain. Il est établi sur un plateau ne dépassant pas les 229 m d’altitude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Luchapt vient du nom d'un homme latin Lupius, dérivé probablement de lupus, « loup », augmenté du suffixe -acum ; donc littéralement « le domaine de Lupius ».

La hache découverte à « Chez Moreau » prouve une occupation depuis l'âge du bronze d'autres objets de cette époque ont été fortuitement trouvés en surface sur la commune. Des silex taillés ont également été retrouvés en surface, toujours à "chez Moreau" et vraisemblablement d'époque moustérienne. Une industrie néolithique (polissoir, meule, haches polies...) est également bien présente sur toute la commune. La formation du bourg est quant à elle due à la voie romaine sur l'axe Limoges-Poitiers. Peu de traces subsistent du passé de Luchapt, sinon les curieuses douves entourant l'îlot du « puy » et, témoignages plus tardifs, les belles demeures reconstruites aux XVIIe et XVIIIe siècles pour les familles nobles à Montbron, La Signe et Villechampagne.

Luchapt accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le brûlement des titres féodaux le 17 novembre 1793[1].

Le seigneur de Montbron investit son capital dans une forge[2], à la sortie du bourg, qui cesse son activité en 1866.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[3] Norbert Vergnaud UMP  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 279 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 634 679 836 890 894 852 916 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
946 927 913 953 1 018 1 022 995 1 004 1 030
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 023 1 010 1 006 951 819 794 781 754 679
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
612 486 438 369 317 289 308 312 284
2011 - - - - - - - -
279 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 11 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.

La diminution de la population de la commune s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

Cette chute démographique s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2 %, il est de 32,7 % dans le département de la Creuse, 29 % dans le département de l’Indre et 26,3 % pour le département de la Charente[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[7], il n'y a plus que 23 exploitations agricoles en 2010 contre 31 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[8].

Les surfaces agricoles utilisées ont toutefois augmenté et sont passées de 2 501 hectares en 2000 à 2 614 hectares en 2010[7]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[8].

17% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 4% pour les oléagineux (tournesol) , 49% pour le fourrage et 26% reste en herbes[7].

7 exploitations en 2010 (contre 5 en 2000) abritent un petit élevage de bovins (801 têtes en 2010 contre 245 en 2000). 28 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage important d'ovins (9 312 têtes en 2010 contre 14 720 têtes en 2000)[7]. C'est un des élevages importants du département de la Vienne dont, en 2011, le nombre de têtes était de 214 300[9]. L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (494 têtes pour 16 fermes en 2000)[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église saint Hilaire
  • La vallée des cerfs (une ferme d’élevage, ouverte au public)

Equipement culturel[modifier | modifier le code]

  • musée du cheval de trait
  • "Art et Avenir" les Grands Plats (art contemporain, petit musée "l'art du paléolithique au monde romain") visite sur rendez-vous.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 107
  2. Fer, forges et forgerons (livret de l'exposition de juin-septembre 1986 à Montmorillon), 55 p.
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Etude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  7. a, b, c, d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  8. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  9. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne