Affaire Luc Tangorre

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00L'affaire Luc Tangorre est une affaire criminelle française médiatisée dans laquelle Luc Tangorre (surnommé « le violeur des quartiers sud de Marseille ») fut condamné à deux reprises : une première fois en 1983 à 15 ans de réclusion criminelle pour 9 agressions sexuelles et viols et une deuxième fois en 1992 à 18 ans de réclusion criminelle pour viols sur deux étudiantes américaines[1]. En août 2014, il est mis en examen suite à une suspicion d'agression sexuelle sur une fillette de 12 ans au Grau-du-Roi (Gard)[2].

Première affaire[modifier | modifier le code]

Viols à Marseille[modifier | modifier le code]

Le 1er avril 1981, Sylviane, une femme de 31 ans, rentre chez elle à 2 h du matin dans le 8e arrondissement de Marseille ; elle ferme son véhicule, fait quelques pas en direction de son domicile lorsqu'elle aperçoit un homme étrange qui aussitôt la menace d'une arme et l'oblige à remonter dans le véhicule avec lui. Sous la menace de l'arme, Sylviane prend sa voiture et se dirige dans les rues de Marseille avec son ravisseur puis s'arrête dans un chemin à la demande de ce dernier. Là, l'homme la viole et, après plusieurs minutes, tous deux repartent et Sylviane rentre chez elle.

Le lendemain, Sylviane vient déposer plainte au commissariat de Marseille pour viol. Elle dresse un portrait robot de son violeur (âgé de 20-25 ans, portant des tennis blanches et un blouson de couleur sombre) et apprend dans le même temps qu'elle n'est pas la seule à avoir déposé plainte : en effet, entre fin 1979 et avril 1981, neuf autres jeunes femmes sont venues porter plainte pour agression sexuelle ou pour viol (ces agressions étant commises dans les 8e et 9e arrondissements de Marseille). Le soir même, une autre agression a lieu à Marseille, puis une autre encore une semaine plus tard[3].

Arrestation de Luc Tangorre[modifier | modifier le code]

Les policiers se rendent entre 23 h et 2 h dans les 8e et 9e arrondissements de Marseille pour enquêter sur ces agressions. Le 12 avril 1981, ils repèrent un homme correspondant au portrait robot dressé par Sylviane et au comportement qu'ils estiment suspect. Ils l'interpellent pour un contrôle d'identité : l'individu s'appelle Luc Tangorre, est âgé de 22 ans, est étudiant en sport, possède une 2CV et déclare attendre une connaissance. Les policiers le fouillent et trouvent sur lui un couteau de cuisine emballé. Ils l'emmènent immédiatement au commissariat, où il est interrogé. Il y passe la nuit et le lendemain matin Sylviane vient au poste de police pour l'identifier. Après avoir cru reconnaître Guy Putzolu sur montage photo le 1er avril 1981, une douzaine de jours plus tard derrière une glace sans tain, parmi les principales personnes qu'on lui présente, Sylviane déclare à propos de Luc Tangorre : « L'individu correspond parfaitement, je le reconnais donc ».

Les autres femmes agressées viennent aussi au commissariat et certaines d'entre elles reconnaissent formellement Luc Tangorre tandis que d'autres hésitent ou ne le reconnaissent pas comme étant leur agresseur. Luc Tangorre nie tout en bloc : d'ailleurs, il déclare que parmi la liste de suspects, il était le seul à être âgé entre 20 et 25 ans, qu'il était le seul à porter des tennis blanches et le seul à mesurer moins d'1 m 70. Pour lui, on a fabriqué un coupable[3].

Les policiers se rendent alors chez Luc Tangorre et y découvrent une arme factice recelant une fine pellicule de terre séchée ainsi qu'un imperméable couleur kaki comportant des taches. Les policiers font analyser ces taches. Ils se rendront ensuite aux abords du monument aux morts du parking de Morgiou où le violeur avait agressé Béatrice et Dominique en décembre 1980 et février 1981 pour prélever des échantillons de terre afin de les comparer à ceux retrouvés sur le jouet découvert chez Tangorre. Une seule des victimes en effet, Aline, violée dans la nuit du 1er au 2 avril 1981, avait déclaré que le violeur avait déposé son arme à l'extérieur du véhicule sans préciser toutefois s'il s'agissait du sol.

Quelques semaines plus tard, les experts expliquent du premier échantillon prélevé qu'il constitue « un élément de présomption de grande importance » et du second qu'il diffère de l'échantillon de comparaison. Une polémique sur le choix du Baryum s'instaurera dès lors que le plastique du jouet est précisément constitué lui-même de baryum, d'autant plus que les prélèvements ne s'effectueront pas sur les lieux du viol d'Aline. Par ailleurs, les taches sur le blouson de Tangorre s'avèrent avoir « les caractéristiques de la vaseline » et l'une des victimes avait déclaré que le violeur avait utilisé, pour la violer, « un corps gras extirpé d'une boite genre cosmétique » tout en précisant, après l'arrestation de Luc Tangorre, que « cela pouvait correspondre à de la vaseline ». Suite aux identifications de certaines des femmes agressées et aux éléments à charge retenus contre Luc Tangorre, celui-ci est déféré devant un juge d'instruction puis écroué. Quand les amis et la famille apprennent ce qui arrive à Luc, personne n'y croit : tout le monde le décrit comme quelqu'un de simple, gentil et attentionné; pour eux, il ne peut pas être un violeur. Le 13 mai 1982, Luc Tangorre entame une grève de la faim : un comité de soutien voit le jour le 24 mai de la même année. L'affaire devient si médiatisée que même des intellectuels se mettent à défendre Luc Tangorre, parmi lesquels l'historien Pierre Vidal-Naquet, les femmes de lettres Marguerite Duras et Françoise Sagan ou les hommes politiques Robert Badinter, Albin Chalandon, Jean-Claude Gaudin ou Dominique Baudis[3].

Premier procès[modifier | modifier le code]

Le 19 mai 1983, le procès de Luc Tangorre s'ouvre devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence. Ce dernier ainsi que ses amis et sa famille croient avec fermeté à l'acquittement. Sur les dix-sept agressions reprochées à Luc Tangorre lors de son interpellation et les mois qui suivent, cinq victimes témoigneront finalement devant la Cour d'assises. Leur témoignage pèsera lourd mais Luc Tangorre se défendra en présentant des alibis : entre autres le soir de l'agression de Sylviane, il était hospitalisé ; d'ailleurs le personnel hospitalier se souvient de Tangorre et selon le registre de l'hôpital, il ne serait pas sorti de la soirée. De même, il affirme qu'il était avec des amis le soir de plusieurs autres agressions et les policiers n'auraient de surcroît pas vérifié tout les alibis présentés par l'accusé.

Le verdict du procès de Luc Tangorre tombe le 24 mai 1983 : il est condamné, avec circonstances atténuantes, à 15 ans de réclusion criminelle. Lui ainsi que tout son entourage crient au scandale de l'erreur judiciaire. Une grande partie de la presse n'est pas convaincue non plus, un grand quotidien marseillais explique dans ses colonnes : « après que le verdict ait été disséqué, revu et corrigé par la défense, on n'entrevoyait plus de vérité suffisante pour justifier une condamnation »[3].

Incarcération et grâce présidentielle[modifier | modifier le code]

De décembre 1984 à février 1988, Luc Tangorre est incarcéré au centre de détention de Muret où il multiplie avec l'aide de ses parents les tentatives de révision de son procès. La demande de révision s'appuie sur une contre-expertise de la terre qui remet en cause les conclusions des premiers experts. Des rumeurs circulent : sa famille financerait cette contre-expertise et son frère aurait fait un témoignage tardif pour justifier les traces du produit qui « présente les caractéristiques de la vaseline » alors qu'un témoin avait largement expliqué l'origine des taches lipidiques observées sur l'imperméable dès le début de l'instruction. Ces contre-expertises annihilent les conclusions des premières au motif de « lourdes erreurs de méthodologie ». En juillet 1987, après le rejet du pourvoi en cassation, Luc Tangorre et sa famille obtiennent une grâce présidentielle de François Mitterrand, mais seulement partielle, qui réduit sa peine de quatre années[3].

Le 15 février 1988, après avoir purgé 82 mois de détention, Luc Tangorre obtient d'Albin Chalandon une libération conditionnelle. Une cohorte de journalistes est présente à sa sortie tendant leur micro : il fait une déclaration pour signifier la poursuite de son combat. Ensuite, il déménage pour habiter Lyon et ouvre un bureau de tabac[3].

Seconde affaire[modifier | modifier le code]

Viol de deux étudiantes américaines[modifier | modifier le code]

Le 23 mai 1988, Carole et Jennifer, 20 et 21 ans, étudiantes américaines à Paris, décident de faire du stop pour « aller voir la mer ». Pour ce faire, elles se rendent à Marseille dans un premier temps puis, dans un second temps, à la plage des Sablettes dans la rade de Toulon. De retour à Marseille vers 19 h, elles marchent 10 minutes puis tentent de regagner Paris. L'individu qui les a prises en stop est au début très gentil jusqu'à ce que, après avoir dévié de l’itinéraire annoncé à l'insu de ses passagères, il stoppe sa 4L dans une pommeraie isolée située à quelques 3 kilomètres de Nîmes. Là, il les viole puis les abandonne. Elles fuient pour regagner au plus pressé, après 35 minutes de marche à travers champs, une borne d'autoroute d'où elles appellent la police pour signaler qu'elles ont été victimes de viol.

Enquête[modifier | modifier le code]

Lorsque les policiers de Nîmes interrogent les étudiantes américaines, ils se rendent compte qu'elles ont une excellente mémoire : elles décrivent avec précision la 4L verte (vignettes, poignée manquante, jauge d'essence ne fonctionnant pas) dans laquelle elles ont été violées, le physique de l'individu (la trentaine qui porte un polo jaune Lacoste, une chevalière, un jean blanc et des baskets grises et noires). De plus, elles précisent qu'il y avait une pile de livres dans le coffre de la 4L et se souviennent du mot « coupabilité » ou « culpabilité » inscrit sur les livres ainsi que le visage d'un homme moustachu sur la page de couverture ; d'ailleurs lorsque l'individu a vu que les filles regardaient les livres, elles racontent qu’il s'est empressé de recouvrir la pile d'une couverture avant de les violer vers 21 h 20[3].

Les jeunes femmes dressent un portrait robot de l'individu. Le gendarme Alain Derbecq réquisitionne le médecin gynécologique de l’hôpital Caremau de Nîmes qui conclut : pour Jennifer « au total, l’interrogatoire et l’examen clinique sont évocateurs d’un viol avec rapport rectal, bien qu’il n’y ait pas de lésion traumatique ni au niveau vulvaire ni au niveau anal » et pour Carole « d’après les dires de la patiente et d’après l’examen clinique, bien qu’il n’y ait pas eu de traumatisme, on peut penser qu’il y a eu rapport rectal de force ». Les médecins relèvent en outre sur Carole « la présence d’un enduit graisseux, sans doute de l’huile » ; aucune observation de ce genre n’est faite sur Jennifer dont ils précisent au conditionnel « cet homme aurait utilisé de l’huile de moteur ». Dès le lendemain, les examens des prélèvements immédiatement effectués après le viol mettent en évidence : pour Jennifer « des spermatozoïdes en assez faible proportion dont la plupart ne comportent pas de flagelles » et pour Carole « de très rares petits corpuscules ovoïdes sans flagelles pouvant correspondre à des têtes de spermatozoïdes ».

Par ailleurs, les policiers recherchent un livre dont le titre contient le mot « culpabilité ». Ils recensent également tous les propriétaires de 4L verte et, en août 1988, un libraire de Marseille appelle les policiers de Nîmes pour leur annoncer qu'il a trouvé un livre pouvant correspondre au livre qu'ils recherchent : ce livre s'intitule Affaire Luc Tangorre : coupable à tout prix, d'ailleurs le visage d'un homme moustachu se trouve en bas de la page de couverture[3].

Les policiers s'intéressent de nouveau à Luc Tangorre, apprennent qu'il réside à Lyon et font appel aux gendarmes de Lyon pour les aider dans cette enquête. Ils apprennent également qu'il possède une 4L verte et l'interpellent le 24 octobre 1988 un lundi matin. Il est amené à la gendarmerie de Lyon où il crie son innocence lorsque la police lui signifie qu'il est accusé de viols. Il raconte que le jour des viols, c'était le lundi de Pentecôte et qu'il était chez ses parents pour un dîner de famille suite à un baptême : d'ailleurs, il s'en souvient très bien car c'était la première fête de famille depuis sa libération. Il dit ensuite qu'il a dormi chez ses parents et qu'il a noté sur son carnet ce qu'il a fait cette journée-là, alibi soutenu par sa famille et ses amis. Pour prouver son innocence, les parents de Luc Tangorre donnent même aux policiers des photos du baptême : à la stupéfaction des policiers, sur les photos, on voit qu’il porte le jean, le polo jaune Lacoste et les baskets noires et grises du violeur.

Les policiers font le trajet Marseille-Nîmes pour savoir si Luc Tangorre a pu avoir le temps nécessaire de violer les deux étudiantes. Calquées sur les déclarations fluctuantes des américaines, pas moins de quatre essais de rétrospectives du trajet étalées sur 30 mois seront finalement nécessaires pour, en tenant compte exclusivement de l'ultime version des américaines, permettre aux magistrats de conclure que Luc Tangorre pouvait avoir eu le temps matériel d’effectuer ce parcours pour les violer, même si, au terme de la troisième reconstitution, les magistrats de la Cour d’Appel de Montpellier reconnaissaient : « des contradictions telles qu’apparues dans le récit du parcours initial décrit par les victimes ». Les cinq avocats de Luc Tangorre contesteront l’honnêteté de la quatrième reconstitution et motiveront par écrit les raisons précises pour lesquelles ils refuseront d’y participer. On relèvera enfin que le lieu du crime est un endroit où il venait jouer enfant, à 2,5 km de l'immeuble les jonquilles à Nimes son ancien lieu de résidence, ce que l’enquête menée sur Luc Tangorre dès 1981 dans le cadre de la première affaire, menée entre autres aux « Jonquilles » par le juge Derdeyn intervenant également dans le cadre de la seconde aux côtés du juge Lernould, pouvait déjà laisser présupposer.

Dès son arrestation Luc Tangorre sollicite auprès des gendarmes et du juge une comparaison génétique sur la base des échantillons immédiatement prélevés dans les conditions optimum. Néanmoins, le sperme à coup sûr prélevé sur Jennifer, et les corpuscules ovoïdes pouvant peut-être correspondre à leur tête sur Carole, lesquels auraient dû pouvoir logiquement confondre ou disculper Luc Tangorre, sont rarissimes et altérés, pire ils sont fixés, ce qui réduit à néant toute forme d’exploitation.

Luc Tangorre est déféré devant le juge d'instruction et les deux américaines doivent faire le voyage exprès des États-Unis pour l'identifier. Une fois sur place, Tangorre les insulte et ces dernières l'identifient formellement comme étant leur violeur. Cependant, il affirme que les sièges arrière de la 4L verte sur lesquels les filles auraient été violées sont inutilisables ou encore que le plein d’essence réalisé (devant témoins) 40 km avant celui par ailleurs décrit par ses accusatrices (que personne n’est inversement en mesure de confirmer après enquête) fragilise les accusations dont il se dit être la victime. Il argumente encore qu'il est incongru de rester vierge après un viol du type de celui qu'aurait subi Carole et enfin que Jennifer n’est raisonnablement pas en mesure d’expliquer par quel miracle elle aurait pu, huit semaines après son agression, reproduire de mémoire le dessin de la jaquette de « Coupable à tout prix » qu’elle n’aurait auquel cas qu’entr’aperçu dans des conditions traumatiques, avec une précision comparable à celle d’un calque. Plus mystérieux pour lui encore : 35 minutes pour atteindre le seul passage possible pour rejoindre l'autoroute, sans fil d’Ariane, par l'itinéraire refait à partir de leurs indications très précises, le tout sur la base d'un parcours labyrinthique nocturne (obstacle divers, barbelés, enchevêtrement de végétation), c'est précisément le chemin le plus court et le plus direct : cela relèverait encore du miracle et poserait une fois de plus question aux yeux des défenseurs de Luc Tangorre.

Pourtant, il est incarcéré et écroué à la prison de Nîmes et lorsque ses partisans (qui l'avaient clairement soutenu lors de la première affaire à Marseille) apprennent son éventuelle implication dans les viols de Nîmes, une partie d’entre eux se demande s'il n'a pas pu aussi violer les 9 jeunes femmes à Marseille. En outre, Pierre Vidal-Naquet, qui avait cru en son innocence lors de la première affaire, a déclaré que s'il s'avérait que Luc Tangorre était déclaré coupable, il présenterait ses excuses.

Avant son passage devant la Cour d’Assises, le Ministère Public comme les avocats de Luc Tangorre solliciteront des confrontations qu’ils n’obtiendront jamais. Quant à lui, il dénoncera en vain une accusation fictive destinée à ruiner artificiellement les efforts précédemment menés pour aboutir à la révision de son premier procès.

Second procès[modifier | modifier le code]

Le deuxième procès de Luc Tangorre s'ouvre le 3 février 1992 devant la Cour d'assises du Gard à Nîmes sous la présidence de Maurice Malleval. Comme lors du premier procès d'Aix-en-Provence, il crie au scandale. À la demande des deux victimes, le procès se déroule sous huis clos partiel.

Avec ses parents, moins nombreux sont ceux qui croient encore à son innocence. À l'instar de son premier procès, il se défend corps et âme, mais les témoignages de Carole et Jennifer pèsent lourd dans la balance quand elles affirment et confirment que c'est Luc Tangorre qui les a violées. Ce dernier répète qu'il n'a pas pu violer les deux étudiantes. Les experts psychiatres déclarent, dans l'éventualité de sa culpabilité, qu'elle pourrait auquel cas s'inscrire dans le cadre d'un dédoublement de la personnalité et que le Luc Tangorre "normal" ne pourrait pas admettre l'image qu'il serait forcé de se renvoyer à lui-même en l'hypothèse[3].

Le verdict du deuxième procès tombe le 8 février et Tangorre est condamné, avec des circonstances atténuantes, à 18 ans de réclusion criminelle. Ses parents hurlent une fois encore au scandale et à l'erreur judiciaire[3].

Suite au verdict, Pierre Vidal-Naquet présente ses excuses dans une tribune publiée dans Le Monde et reconnaît que sans l'intervention du comité de soutien, Tangorre n'aurait pas été gracié et les viols des deux américaines n'auraient jamais eu lieu[4].

Cette fois, Luc Tangorre ne bénéficiera pas d'une libération conditionnelle. Il n'obtiendra que deux permissions octroyées dans les quatre mois qui précéderont sa libération intervenue le 1er septembre 2000.

Installé depuis en région lyonnaise, il refait parler de lui le 12 août 2014 lorsqu'il est mis en examen au Grau-du-Roi (Gard), suspecté d'une agression sexuelle sur une enfant de douze ans[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gilbert Charles, « 3 février 1992: Luc Tangorre, pas si innocent », L'Express,‎ 5 juillet 2007 (consulté le 28 mai 2013)
  2. a et b « Le «Coupable à tout prix» Luc Tangorre à nouveau suspecté d’agression sexuelle », Libération,‎ 12 août 2014 (consulté le 12 août 2014)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Jacques Pradel, « L'affaire Luc Tangorre », émission L'Heure du crime sur RTL, 4 juin 2013
  4. Pierre Vidal-Naquet, « Luc Tangorre et notre erreur », Le Monde,‎ 15 février 1992 (consulté le 28 mai 2013)

Documentaire télévision[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]