Luc Oursel

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Luc Oursel

Description de l'image  Luc_Oursel.jpg.
Naissance 7 septembre 1959
Boulogne-Billancourt
Diplôme École nationale supérieure des mines de Paris,Corps des mines
Profession Dirigeant d'entreprise
Activité principale Président du directoire d'Areva
Autres activités Président de la Fondation Georges Besse, président du conseil d'administration de l'ANRT
Conjoint Sylvie Delorme

Luc Oursel (Luc, Marie, Bernard), né le 7 septembre 1959 à Boulogne-Billancourt, est président du directoire d'Areva et membre de son Comité Exécutif (EXCOM). Il est aussi président de la société française d'énergie nucléaire

Sommaire

Biographie [modifier]

Il est le fils du Colonel Bernard Oursel, colonel des troupes de marine.

Après avoir étudié au lycée Janson-de-Sailly à Paris, Luc Oursel est sorti diplômé de l’École nationale supérieure des mines de Paris puis ingénieur du Corps des mines.

Il se marie à Saint-Tropez le 7 juillet 1984 à Sylvie Delorme, biologiste, fille du contre-amiral Louis Delorme, avec laquelle il a quatre enfants [1], Luc Oursel est un amateur d'opéra, de natation, de lecture, de sports de montagne et de cyclisme[2].

Carrière professionnelle [modifier]

Il débute sa carrière de fonctionnaire comme ingénieur à la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf) au Gabon entre 1982 et 1983. Contremaître à Mounana, il a piloté pendant quelques mois une équipe de 60 ouvriers. Il fait à cette époque un voyage en pirogue sur l’Ogooué jusqu’à Lambaréné[3].

En 1984, il intègre la DRIRE de la région Rhône-Alpes comme chef de la division Énergie et sous-sol. À cette époque, il enseigne aussi l'économie des ressources naturelles à l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne.

En 1988, il rejoint la direction du gaz, de l’électricité et du charbon, au ministère français de l’Industrie, où il exerce les fonctions de chef du service électricité, puis adjoint au directeur du gaz, de l’électricité et du charbon.

En 1991, il intègre le cabinet du ministre de la Défense Pierre Joxe comme conseiller technique, chargé des affaires industrielles, des programmes d’armement et de la recherche, où il côtoie François Roussely qui devient ensuite PDG d'EDF.

À partir de 1993, il rejoint Schneider Electric en qualité de directeur général de la Société d'Appareillage Electrique Gardy, filiale spécialisée dans la production de disjoncteurs et d’appareillages électriques[4]. Puis Luc Oursel est nommé directeur général de Schneider Shanghai Industrial Control, et s'installe à Shangai avec femme et enfants[5].

En 1998, il devient président-directeur général de Schneider Electric Italia, puis, en 2001, directeur industriel de Schneider Electric. Le PDG Didier Pineau-Valencienne veut en faire son dauphin chez Schneider, mais nomme finalement Henri Lachmann. Luc Oursel quitte le groupe Schneider en 2001 en raison d'un désaccord avec Henri Lachmann[6].

Il intègre en 2002 le groupe Sidel comme directeur général adjoint responsable de Sidel Solutions (ventes, services, ingénierie). Directeur des filiales internationales de Geodis depuis septembre 2004, il en est devenu directeur général en 2006.

En janvier 2007, Luc Oursel est nommé président d'Areva NP, membre du comité exécutif d'Areva et du comité exécutif nucléaire d'Areva. En mars 2007, il est nommé membre du directoire d'Areva. Puis il s'est occupé du chantier de l'EPR finlandais de Olkiluoto[7]. En 2009, il devient directeur général adjoint chargé des opérations du nucléaire[2].

Le 16 juin 2011, Luc Oursel est désigné pour succéder à Anne Lauvergeon à la tête d'Areva par décision présidentielle[8]. Cette décision est validée le 21 juin 2011 par Conseil de surveillance du groupe[9]. Président du groupe, il devra – parmi les nombreux dossiers en cours – créer une filiale pour les mines d'Areva et vendre des centrales nucléaires à l'étranger. Il est surnommé en interne « Kung Fu Panda »[10].

Luc Oursel a eu une rémunération de l'ordre de 680.000 Euros en 2011. Il fait partie d'un groupe d'une vingtaine de dirigeants de sociétés dont l'État français détient la majorité du capital, qui vont subir le plafonnement de leur rémunération à 450.000 Euros par an[11].

Le 20 septembre 2012, il a été élu président du conseil d'administration de l'ANRT[12] et succède à Louis Gallois.

Distinctions [modifier]

Le 31 décembre 2010, Luc Oursel est nommé chevalier de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy[13].

Notes et références [modifier]

  1. Biographie Who's who in France
  2. a et b Luc Oursel, promu par l'Elysée, contesté chez Areva, sur Le Monde.fr. Mis en ligne le 17 juin 2011
  3. Capital - 10/10/2011 : Les petits secrets de Luc Oursel, le nouveau patron d’Areva
  4. SAE Gardy : suppression de 96 postes à Barentin, sur Usine Nouvelle. Mis en ligne le 2 avril 2010
  5. Vincent Beaufils, « Oursel, un manager estampillé DPV », sur Challenges.fr. Mis en ligne le 21 juin 2011
  6. Le numéro 2 Luc Oursel monte en selle, sur Libération.fr. Mis en ligne le 17 juin 2011
  7. Anne Lauvergeon remerciée, Oursel lui succède à la tête d'Areva, sur Le Point.fr. Mis en ligne le 16 juin 2011
  8. Luc Oursel, l'homme du compromis pour diriger Areva, Reuters, 16 juin 2011. Consulté le 16 juin 2011
  9. « Le Conseil de Surveillance d’AREVA valide la nomination de Luc Oursel », Communiqué de presse Areva du 21juin 2011
  10. Luc Oursel : « kung fu panda » à la tête d’Areva, sur Paris Match. Mis en ligne le 24 juin 2011
  11. Les Echos, 14 juin 2012, page 3
  12. Composition du conseil d'administration, site officiel de l'ANRT, consulté le 1er octobre 2012
  13. Décret du 31 décembre 2010 sur Legifrance