Luc-sur-Orbieu

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Luc-sur-Orbieu
Cour du château de Luc-sur-Orbieu
Cour du château de Luc-sur-Orbieu
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Lézignan-Corbières
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Maire
Mandat
Gilles Messeguer
2014-2020
Code postal 11200
Code commune 11210
Démographie
Gentilé Lucquois(es)
Population
municipale
1 065 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 39″ N 2° 47′ 12″ E / 43.1775, 2.7867 ()43° 10′ 39″ Nord 2° 47′ 12″ Est / 43.1775, 2.7867 ()  
Altitude Min. 29 m – Max. 150 m
Superficie 9,88 km2
Localisation

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Luc-sur-Orbieu

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Luc-sur-Orbieu

Luc-sur-Orbieu est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans les Corbières sur l'Orbieu

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armoiries de Luc-sur-Orbieu.

Blasonnement de la commune : De sable au pal fuselé d'or et de gueules.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque médiévale, le village de Luc-sur-Orbieu est une possession de la puissante abbaye bénédictine de Lagrasse. En 1213, Simon de Montfort s’empare du château de Luc à l'occasion de la croisade contre les Albigeois. Malgré les protestations des abbés, Luc devient en 1258 le fief des seigneurs de Luc, les marquis Thézan de Saint Geniés.

En 1599, Henri de Thézan est nommé gouverneur de Narbonne par le roi Henri IV. En 1632, ses hommes d’armes perdent la bataille de Castelnaudary aux côtés du Duc de Montmorency et de Gaston d’Orléans contre les troupes royales. Le roi Louis XIII donne alors l’ordre de raser le château du seigneur 'qui a suivi le parti de Monsieur’ (frère du roi). Les seuls vestiges du château antérieurs au XVIIe sont les caves voûtées du XIIe siècle (15 - 18 °C et 80 % d’hygrométrie tout au long de l’année) et le pigeonnier qui n’avaient pas d’intérêt stratégique.Henri de Thézan reconstruit par la suite la partie du château située à l’ouest de la cour d’honneur autour d’un escalier à mur d’échiffre.

En 1725, le château est acquis par la famille de Niquet qui construit l’aile centrale reliant le château vieux (restes du château féodal), au château du XVIIe siècle. Les aménagements du début du XVIIIe ont permis la construction de l’écurie et de l’orangerie au fond du parc. L’ensemble des bâtiments trouve son unité dans une symétrie harmonieuse et de belles proportions. Toutes les encadrements sont en grès rose de Fontfroide.

À la Révolution française, le château subit de nombreux dégâts. Les armes (écartelé d’or et de gueule couronné du collier de l’ordre de Saint-Michel) d’Henri de Thézan gravée au-dessus de la ‘porte du Duc’ sont martelées. La légende raconte que les habitants du village de Luc auraient caché Madame de Niquet pendant les heures sombres de la terreur dans un petit abri situé aux confins du village au lieu-dit « mon retiré ».

Monsieur Pascal, qui se laisse séduire par cette belle demeure en 1818, la cède en 1878 à la famille Fabre. Cette famille accompagne le renouveau viticole du château et construit en 1910 la cuverie de la cave souterraine, en 1913 la cave du raisin, en 2001 un chai de stockage et d’élevage du vin en bouteille[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1793 Paul Escloupie    
1793 1794 Jacques Raynaud    
1794 1799 Jacques Venes    
1799 1808 Jacques Raimond    
1808 1815 Michel Murat    
1815 1848 Louis Bertrand    
1848 1848 Antoine Bouzinac   Maire par intérim
1848 1848 Aimé Bertrand    
1848 1849 François Marty    
1849 1850 Guillaume Asperges   Maire provisoire
suite à la révocation de François Marty
1850 1852 François Bouzinac    
1852 1855 Jean Pierre Bertrand    
1855 1865 Auguste Bertrand    
1865 1870 Louis Bertrand    
1870 1873 Marcelin Gaïsset    
1873 1874 Alphonse Dantras    
1874 1876 Ediste Escloupie    
1876 1878 Alphonse Dantras    
1878 1880 Marcelin Gaïsset    
1880 1881 Léopold Gibert    
1881 1882 Antoine Bouzinac de la Bastide    
1882 1883 Pascal Guilhaumou    
1883 1884 Antoine Gaubert    
1884 1885 François Bouzinac    
1885 1900 Georges Balmigère    
1900 1902 Jean Jules Gaisset    
1902 1905 Georges Balmigère    
1905 1907 Pascal Bertrand    
1907 1921 Georges Balmigère    
1921 1929 Mémorin Bertrand    
1929 1930 Mathurin Rieux    
1930 1935 Simon Miquel    
1935 1936 Joseph Molinier    
1936 1942 Joseph Sabatier    
1942 1944 Georges Bouzinac de la Bastide   Président de la Délégation Spéciale
1944 1947 Joseph Sabatier    
1947 1949 Simon Miquel    
1949 1965 Jacques Lagarde    
1965 1971 Claude Bidaud    
1971 1989 Fernande Galy    
1989 1990 Robert Cassang    
1990 1995 Claude Bernijol    
1995 2001 Raymond Lerat    
2001 2014 Gilles Messeguer    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Lucquois[2].


En 2011, la commune comptait 1 065 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328 378 377 464 533 548 555 568 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
649 651 729 706 823 972 1 004 1 033 943
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
933 952 975 983 925 954 936 841 810
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
711 728 720 709 726 786 918 937 1 065
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Corbières (AOC)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du village et de la propriété sur www.famillefabre.com.
  2. habitants.fr, « Aude > Luc-sur-Orbieu (11200) » (consulté le 9 janvier 2011)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011