Lucéram

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Lucéram
Lucéram
Lucéram
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de L'Escarène
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Maire
Mandat
André Gal
2008-2014
Code postal 06440
Code commune 06077
Démographie
Gentilé Lucéramois
Population
municipale
1 259 hab. (2008)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 00″ N 7° 21′ 41″ E / 43.8833333333, 7.3613888888943° 53′ 00″ Nord
       7° 21′ 41″ Est
/ 43.8833333333, 7.36138888889
  
Altitude Min. 400 m — Max. 1 582 m
Superficie 65,52 km2
Localisation

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Lucéram est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Lucéramois. Lucéram possède le village de Peïra-Cava, première station de sports d'hiver du département[réf. nécessaire], auquel l'on accède par le Col Saint-Roch et le Col de l'Orme. Carrefour de la route du sel, étape de la route du Baroque de la région niçoise, le village comporte de nombreux monuments ecclésiastiques et médiévaux, ainsi que des rétables de Ludovico Bréa.

Sommaire

Toponymie [modifier]

L'origine du nom Lucéram est incertaine :

  • Il serait originaire du nom Lucerius ou Lucerus. Lucerius était un moine bénédictin du VIIIème siècle, originaire de Provence qui est devenu abbé de l'Abbaye de Farfa, dans le Latium.[réf. nécessaire]
  • Le nom serait un dérivé d'un certain Luceranus qui apparaît dans les textes en 1057, et aurait ainsi donné son nom au village.[réf. nécessaire]
  • L'expression latine Lux eram ("j'étais la lumière") pourrait également être à l'origine du nom.[réf. nécessaire]
  • Une autre expression, Lucus eram ("j'étais un bois sacré"), semblerait se référer à la vénération antique des forêts, dont le village était entouré.[réf. nécessaire]

Géographie [modifier]

Lucéram en hiver

Le vieux village est bâti sur un éperon rocheux, qui domine le Paillon. En fond de vallée, il est un carrefour de la route du sel qui mène du port de Nice à la Savoie, en passant par la vallée de la Vésubie. Le village se situe à 650 m d'altitude, à 27 km de Nice par la D 2566.

Territoire communal [modifier]

Vue depuis "La Cabanette", au-dessus du village, vers Peïra-Cava

Le village possède une commune assez vaste, de 65,2 km², qui se découpe en plusieurs hameaux : Peïra-Cava, Saint-Laurent, Les Mounts, les Mortissons, Garibert et le Tournet. Entouré par les communes de Sospel, Moulinet, l'Escarène, Touët-de-l'Escarène, Berre-les-Alpes, Duranus, Coaraze, Utelle et Lantosque, Lucéram est un village de moyenne-montagne de l'arrière-pays niçois. La commune offre des paysages de maquis, de forêts de pins, de chênes ou de sapins et d'épicéas, notamment vers Peïra-Cava. Les anciennes restanques offrent encore à la vue de nombreux oliviers qui font aujourd'hui partie de l'aire de l'AOC "Huile d'olive de Nice".

En plein coeur du Pays niçois, la commune de Lucéram fait partie des Préalpes de Nice et compte la Cime de Peïra-Cava (1581 m) pour point culminant. Ses nombreux maquis et forêts sont soumis à un fort risque d'incendie. En 2003, un incendie a ravagé plus de 2000 hectares de forêts, notamment entre le col Saint-Roch, le col de l'Orme et le col de Braus. Depuis, la végétation a repris ses droits, et des opérations de replantations d'arbres ont été menées grâce au concours du Prince Albert II de Monaco[1].

Le site de Peïra-Cava [modifier]

Article détaillé : Peïra-Cava.

Le vieux-village : cité médiévale [modifier]

La Tour du village vue depuis l'arrière.
Fichier:Plan-Lucéram.png
Plan des ruelles médiévales

la plus ancienne partie du village fut construite vers le XIIIème siècle, sur un éperon rocheux appelé le Baous. De nombreuses rues étroites en escalier serpentent depuis la place Adrien Barralis jusqu'au pied de la tour à la gorge fendue, pour la partie haute, et la rue du Docteur Moriez traverse la partie basse.

Galerie [modifier]

Économie [modifier]

L'économie lucéramoise est fondée principalement sur le tourisme et quelques activités artisanales. Grâce à son patrimoine et ses nombreux monuments, son circuit des crèches et le plateau de Peïra-Cava, le village bénéficie d'aménités touristiques notables. Il est classé "commune touristique" depuis 1924 et a obtenu en 2012 une fleur au classement du Concours des villes et villages fleuris.

Cependant, les activités agricoles n'ont pas totalement disparu. Un moulin à huile demeure aux Mounts, et une ferme-auberge, la Gabelle, perpétue la tradition agro-sylvo-pastorale de l'arrière pays niçois[2].

Tableau issu des données de l'INSEE, fondé sur les 121 établissements recensés au 31 décembre 2010 :

Répartition de l'emploi[3]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Lucéram 53,8 % 9,9 % 19,8 % 16,5 %
Alpes-Maritimes 69,0 % 4,5 % 12,5 % 4,5  %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

Lucéram est-elle une ville-dortoir de la banlieue de Nice ? Lucéram se situe aux confins de l'espace périurbain de la Métropole Nice Côte d'Azur bien que faisant partie d'une autre intercommunalité. La commune de Lucéram ne compte que 157 emplois salariés ou non-salariés sur son territoire.

Histoire [modifier]

Lucéram est mentionnée pour la première fois en 1057 (Lucerammo)[4]. Elle devient une commune libre en 1272 et forme alors avec les villages voisins de Peille et Utelle une confédération républicaine indépendante[5].

Héraldique [modifier]

Blason de Lucéram Blason D’azur à l’étoile d’or appointé aux bords de l’écu en chef et au flancs, chargé d’une rose de gueules, accompagnée en chef de deux croisettes cousues du même et en pointe d’une tour d’argent maçonnée de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Françis Noat PCF  
mars 2001 en cours[6] André Gal SE  

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : INSEE[7])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
628 630 694 889 1026 1035 1228
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments [modifier]

  • L'église Sainte-Marguerite[8], [9] : Elle se dresse sur une terrasse dominant Lucéram ; on aperçoit, à droite, les pans de murs crénelés et la tour, curieusement fendue, de l'enceinte fortifiée. L'édifice, de la fin du XVe siècle a été surchargé au XVIIIe siècle de stucs italiens. Il renferme de très belles œuvres d'art : cinq grands retables de l'école du maître niçois Louis Bréa, auxquels ont été ajoutés des encadrements de stuc au XVIIIe siècle. Ces retables constituent l'ensemble le plus complet du comté de Nice. On remarquera particulièrement le retable de Saint-Antoine (XVe siècle) qui se trouve dans le transept droit, et celui de Sainte-Marguerite, à dix compartiments, attribué à Louis Bréa, derrière le maître-autel (XVIe siècle). Une restauration heureuse a permis de retrouver l'œuvre primitive de Bréa. Deux Pietà : l'une en plâtre sur étoffe, du XIIIe siècle, l'autre en bois peint, du XVIe siècle. Le trésor contient, outre une Vierge en albâtre du XVIe siècle. des pièces d'orfèvrerie remarquables dont une statuette en argent de Sainte-Marguerite (1500), des chandeliers d'argent massif du XVIIe siècle.
  • Plusieurs chapelles existent sur le territoire de la commune, chapelle de Pénitents à l'intérieur du village, comme la chapelle Saint-Pierre ou la chapelle Saint-Jean, chapelles protégeant le village ou les marchands sur les chemins qui lui donnaient accès, comme les chapelles Notre-Dame-de-Bon-Cœur et la chapelle Saint-Grat. Certaines de ces chapelles ont été classées ou inscrites à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques :
  • Le service régional de l'inventaire a par ailleurs procédé à une étude très détaillée du patrimoine mobilier de la commune[15].
  • Le village était protégé par une enceinte dont on peut encore voir plusieurs éléments, comme la tour ronde ouverte au sommet du village[16], [17].
  • Moulins de Lucéram[18].
  • Zone de Beasse[19].

Manifestations [modifier]

Du 5 décembre au 3 janvier, plus de 400 crèches sont ainsi exposées dans le village[20].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons de Antibes à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », janvier 2000, 504 p. (ISBN 2-84234-071-X).
    "Canton de l'Escarène" : Lucéram, pp. 346 à 354
     

Notes [modifier]

  1. http://www.lepetitnicois.fr/node/44489
  2. http://lagabelle06.com/5.html
  3. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-06077&codgeo=DEP-06
  4. Annales de la Société des amis du Centre universitaire méditerranéen, 1960
  5. Nice et ses environs, Publié par Hachette, 1925
  6. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  7. Lucéram sur le site de l'Insee
  8. Notice no PA00080757, base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise Sainte-Marguerite
  9. Eglise Sainte-Marguerite
  10. Notice no PA00080754, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Cœur
  11. Retables et fresques : Lucéram, Notre-Dame du bon cœur, 1485 Giovanni Baleison
  12. Notice no PA00080755, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Grat
  13. Chapelle Saint Grat
  14. Notice no PA06000026, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Pierre ou chapelle des Pénitents noirs
  15. Inventaire des objets mobiliers de la Commune
  16. Notice no PA00080756, base Mérimée, ministère français de la Culture Château (restes)
  17. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3).
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 699 : Lucéram
     
  18. Moulins de Lucéram
  19. Zone de Beasse de Lucéram
  20. Le douzième circuit des crèches de Lucéram