Lucéram

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Lucéram
Lucéram
Lucéram
Blason de Lucéram
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de L'Escarène
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Maire
Mandat
Michel Calmet
2014-2020
Code postal 06440
Code commune 06077
Démographie
Gentilé Lucéramois
Population
municipale
1 224 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 00″ N 7° 21′ 41″ E / 43.8833333333, 7.36138888889 ()43° 53′ 00″ Nord 7° 21′ 41″ Est / 43.8833333333, 7.36138888889 ()  
Altitude Min. 400 m – Max. 1 582 m
Superficie 65,52 km2
Localisation

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Lucéram est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Lucéramois.

Lucéram possède le village de Peïra-Cava, première station de sports d'hiver du département créée à l'initiative de Victor de Cessole en 1909, auquel l'on accède par le col Saint-Roch et le col de l'Orme. Carrefour de la route du sel, étape de la route du Baroque de la région niçoise, le village comporte de nombreux monuments ecclésiastiques et médiévaux, ainsi que des rétables de Ludovico Bréa.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lucéram en hiver

Le vieux village est bâti sur un éperon rocheux, qui domine le Paillon. En fond de vallée, il est un carrefour de la route du sel qui mène du port de Nice à la Savoie, en passant par la vallée de la Vésubie. Le village se situe à 650 m d'altitude, à 27 km de Nice par la D 2566.

Territoire communal[modifier | modifier le code]

Vue depuis "La Cabanette", au-dessus du village, vers Peïra-Cava

Le village possède une commune assez vaste, de 65,2 km2, qui se découpe en plusieurs hameaux : Peïra-Cava, Saint-Laurent, Les Mounts, les Mortissons, Garibert et le Tournet. Entouré par les communes de Sospel, Moulinet, l'Escarène, Touët-de-l'Escarène, Berre-les-Alpes, Duranus, Coaraze, Utelle et Lantosque, Lucéram est un village de moyenne-montagne de l'arrière-pays niçois. La commune offre des paysages de maquis, de forêts de pins, de chênes ou de sapins et d'épicéas, notamment vers Peïra-Cava. Les anciennes restanques offrent encore à la vue de nombreux oliviers qui font aujourd'hui partie de l'aire de l'AOC "Huile d'olive de Nice".

En plein cœur du Pays niçois, la commune de Lucéram fait partie des Préalpes de Nice et compte la Cime de Peïra-Cava (1 581 m) pour point culminant. Ses nombreux maquis et forêts sont soumis à un fort risque d'incendie. En 2003, un incendie a ravagé plus de 2000 hectares de forêts, notamment entre le col Saint-Roch, le col de l'Orme et le col de Braus. Depuis, la végétation a repris ses droits, et des opérations de replantations d'arbres ont été menées grâce au concours du Prince Albert II de Monaco[1].

Le site de Peïra-Cava[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peïra-Cava.

Le vieux-village : cité médiévale[modifier | modifier le code]

La Tour du village vue depuis l'arrière.

la plus ancienne partie du village fut construite vers le XIIIe siècle, sur un éperon rocheux appelé le Baous. De nombreuses rues étroites en escalier serpentent depuis la place Adrien Barralis jusqu'au pied de la tour à la gorge fendue, pour la partie haute, et la rue du Docteur Moriez traverse la partie basse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Lucéram est incertaine :

  • Il serait originaire du nom Lucerius ou Lucerus. Lucerius était un moine bénédictin du VIIIe siècle, originaire de Provence qui est devenu abbé de l'Abbaye de Farfa, dans le Latium.[réf. nécessaire]
  • Le nom serait un dérivé d'un certain Luceranus qui apparaît dans les textes en 1057, et aurait ainsi donné son nom au village.[réf. nécessaire]
  • L'expression latine Lux eram ("j'étais la lumière") pourrait également être à l'origine du nom.[réf. nécessaire]
  • Durante donne une autre expression, Lucus eram ("j'étais un bois sacré"), semblerait se référer à la vénération antique des forêts, dont le village était entouré. Cette étymologie est discutable quand on la rapproche de sa dénomination latine Pagus Liccirum[2],[3]. Louis Durante indique aussi que cette formule signifiait que le village était construit sur une éminence entièrement boisée. Dans les textes anciens on trouve aussi Lucis-ramus ou Luciramus. Il fait de Lucéram la capitale de la peuplade des Lepontii citée sur l'inscription du Trophée des Alpes[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle avant J.-C., arrivée des Ligures qui s'installent à Nice et dans l'arrière-Pays. D'après Louis Durante, Lucéram était la capitale de la peuplade des Lepontii citée sur l'inscription du Trophée des Alpes[4]. C'est une des dernières peuplades vaincues par les Romains dans les Alpes-Maritimes. Ils auraient alors installé un poste militaire à Lucéram pour contrôler le passage sur une voie reliant La Turbie à la vallée de la Vésubie. De nombreuses pièces romaines (monnaies, poteries) sont les traces de cette présence.

Lucéram est mentionnée pour la première fois en 1057 (Lucerammo)[5]. Un personnage portant le nom de Luceranus ou Lucerus est cité à cette date.

En 1108, Lucéram est cité comme un lieu fortifié.

Le château de Lucéram est cité en 1156. Il est situé sur un promontoire, près d'une église, peut-être sur le site de la chapelle Saint-Jean.

Romée de Villeneuve intervient en Provence orientale avec le comte de Provence Raimond Béranger IV ou V pour en reprendre le contrôle et lutter contre l'influence grandissante de la république de Gênes qui lutte contre les comtes de Vintimille pour contrôler les villes côtières.

Charles Ier d'Anjou est comte de Provence, en 1246, par son mariage avec Béatrice de Provence. En

Le 28 mars 1258 est signé le traité de Luceram par lequel les comtes Boniface et Georges de Vintimille vendent Breil, Saorge et autres fiéfs au comte de Provence Charles Ier d'Anjou.

Les comtes de Vintimille cèdent leurs droits sur Lucéram au comte de Provence en 1272. C'est probablement à cette date qu'est construit la maison seigneuriale dont on peut encore voir une porte dans le mur nord de l'église Sainte-Marguerite de Lucéram. Le comte de Provence accorde une charte reconnaissant les franchises des habitants de la commune et leur indépendance administrative. Elle forme alors avec les villages voisins de Peille et Utelle une confédération républicaine indépendante[6].

Les communautés de Belvédère, Breil, La Bollène, Lantosque, La Tour, Lucéram, Peille, Roquebillière, Saint Martin, Saorge, Sospel et Utelle signent le 28 janvier 1328 un accord pour mettre fin à une guérilla et de déprédations avec la communauté de Tende depuis 10 ans.

Après la mort de Jeanne Ire de Naples, Charles de Duras et Louis Ier d'Anjou s'affrontent. Le 26 avril 1383, à Lucéram, au cours du consilium generale de la viguerie, Antoine de Castello, notaire de Lucéram, reconnaît Charles Duras, roi de Naples, comme comte de Provence au nom des communautés de l'Escarène, Breil et Saorge. L'Union d'Aix fait sa soumission à Louis II d'Anjou le 21 octobre 1387. Profitant de l'affrontement entre deux prétendants pour le comté de Provence, Jean Grimaldi de Bueil, nommé sénéchal de Provence par Ladislas de Duras, et son frère Ludovic vont comploter pour obtenir un accroissement de leurs fiefs en promettant au comte de Savoie de lui apporter l'allégeance de la partie orientale de la Provence qui avait soutenue Charles de Duras. Le 28 septembre 1388, signature d'une charte entre la communauté de Nice et le comte Amédée VII de Savoie, puis des autres communautés, à Lucéram, Sospel, le 17 octobre, conduisant à la dédition de Nice à la Savoie, formant les Nouvelles terres de Provence qui ne se sont appelées comté de Nice qu'en 1526. Au moment de cet accord, Lucéram, Levens et Peille ont protesté contre cette réunion en prétextant de l'achat de leur affranchissement à la reine Jeanne. L'hommage définitif de Nice et des autres communautés au comte de Savoie est passé à Nice le 16 novembre 1391. Cependant les communes de Lucéram, Levens et Utelle protestèrent en affirmant qu'ayant été formées en communautés libres par achat de leurs droits à la reine Jeanne elles ne voulaient pas participer à l'hommage définitif au comte de Savoie. Comme ces communautés étaient en position de défendre leurs droits, les représentants du comte préférèrent négocier[7].

L'accroissement de la population de Lucéram qui se trouve sur la route du sel entre Nice et le Piémont par la vallée de la Vésubie va entraîner la construction de nouveaux remparts pour la protéger. La tour nord-est date de 1395.

Amédée VIII va mener une politique pour contrôler les quatre vigueries des Nouvelles terres de Provence. En 1430 le comte de Savoie obtient l'hommage définitif de Lucéram moyennant la concession de plusieurs privilèges dont celui de la fourniture de sel à moitié prix de celui des autres communes et le droit de porter un couteau d' une palme et demy de lame.

L'ouverture de la route Paganine à l'initiative du fermier des gabelles de Nice Paganino Dalpozzo[8],[9], en 1434, va faire passer le route du sel par Levens, Duranus, Cros-d'Utelle, Saint-Martin-Lantosque, et gagner une journée pour atteindre Saint-Martin par rapport à la route passant par Lucéram et le col de Saint-Roch. Les autres routes sont encore soumises aux exactions du comte de Tende pour celle passant par le col de Tende et des seigneurs de Menton et Monaco pour celle passant par le littoral. La route du sel par la vallée de la Roya va se développer après l'acquisition par le duc de Savoie du comté de La Brigue, puis du comté de Tende, le 14 mai 1579[10], définitive en 1581. Les ducs de Savoie ont acheté la principauté d'Oneille en 1576[11].

En 1454, après les actions des ducs de Savoie contre les franchises des communautés, les communautés de la viguerie de Vintimille-Val de Lantosque s'adressent au duc Louis Ier pour lui demander de respecter les libertés des privilèges qui lui ont été accordés par l'acte de dédition du 17 octobre 1388[12].

Une épidémie de peste frappe le comté de Nice, en 1467, qui perd le tiers de sa population[13].

En 1483, le comte de Savoie envoie un commissaire pour dresser la limite des communautés à Braus, en présence des députés de Sospel, Peille, Touêt et Lucéram.

La chapelle Saint-Grat de Lucéram est décorée vers 1480-1485, probablement par Giovanni Baleison.

La construction de l'église Sainte-Marguerite de Lucéram est entreprise à partir de 1487[14]. En l'année 1504, l'église est « achevée et décorée par les soins de Jean Bonfils, recteur de la paroisse, ainsi que l'indique l'inscription gothique tracée en noir à l'intrados de la voûte », d'après F. Brun.

La peste fait son apparition à Nice en février 1550.

Nouvelle épidémie de peste à Nice et dans le comté en 1580 faisant plusieurs milliers de morts[10].

En 1552, à la demande d'Anne Lascaris, comtesse de Tende, ses vassaux et des troupes de mercenaires s'emparent du château de Saorge. Le gouverneur de Nice envoie des troupes pour reprendre le château qui se sont renforcées des milices de Lucéram, l'Escarène, Sospel et Breil-sur-Roya.

Le 20 août 1564 un violent tremblement de terre est ressenti à Nice et dans l'arrière-pays.

Grâce à legs fait le 17 juillet 1624, création de l'hospice de Lucéram. Cet hospice ne possède aucun bâtiment mais donne des aides aux nécessiteux.

Nouvelle épidémie de peste à Nice et à Lucéram en 1630-1631[15]

Le grand maître de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Jean-Paul Lascaris, achète en 1636, pour 18000 écus les moulins, fours, appartenant à la commune de Lucéram[16]. Il en a doté une nouvelle commanderie dite de Sainte-Marguerite de Lucéram. Ses petits-neveux et arrières petits-neveux, qui ont construit le palais Lascaris de Nice, en ont été les titulaires et usufruitiers jusqu'en 1738.

En 1691 une montagne glisse en faisant des destructions à Lucéram.

Après la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le besoin d'argent amène le duc de Savoie à vendre des droits. En 1700 in donne une Lettre d'inféodation de Lucéram en faveur d'Annibal Cotta.

Le 2 avril 1744, troupes franco-espagnoles, les gallispans, franchissent le Var pendant la guerre de succession d'Autriche. Ils prennent rapidement Nice, mais les troupes austro-sardes ont installé des camps retranchés pour protéger Villefranche où se trouve la flotte anglaise, et le col de Braus. Les troupes françaises s'avancent sur Peïra-Cava pour menacer la route du col de Tende. Les troupes austro-sardes se sont alors retirées sur Breil permettant aux troupes gallispanes d'attaquer le camp retranché de Villefranche dont les troupes sont évacuées par l'escadre anglaise vers Oneille[17]. En 1746, les troupes franco-espagnoles sont battues à Plaisance entraînant une retraite sur le comté de Nice. Les combats se concentrèrent sur le littoral entre 1746-1747. La paix revient avec la signature du traité d'Aix-la-Chapelle.

Supplique de Louis Isnardi et d'Annibal Cauvin en 1766 pour rétablir un mont-de-piété à Lucéram.

Construction de la chapelle Saint-Pierre de Lucéram, en 1780.

La commune de Lucéram demande en 1785 de retirer du mont-de-piété et de l'hôpital des sommes pour les distribuer aux particuliers qui se trouvent réduits à la misère.

En 1792, les troupes françaises envahissent le comté de Nice. Après la prise de Nice, les combats vont se porter sur l'arrière-pays pour prendre des forts de Saorge. Une forme de guérilla est faite par les barbets. Les combats durent jusqu'en 1800. Après la chute de Napoléon Ier, le comté de Nice retourne à la Maison de Savoie, en 1814.

Rattachement du comté de Nice à la France, sauf Tende et La Brigue, en 1860.

Début de la construction de la caserne de Peïra-Cava en 1876.

23 février 1887, le séisme ligure fait de nombreux dégâts à Lucéram.

Première compétition de ski à Peïra-Cava en 1909 organisée par la section de Nice du Club alpin français présidée par le comte Victor de Cessole.

Le pont du Vergier est inauguré en 1931.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1860 1861 Francesco Tommasi[18]    
1861 1865 Adrien Barralis    
1865 1872 Clément Barralis-Ruffin    
1872 1878 Jean-Baptiste Trucchi    
1878 1884 Victor Matheudi    
1884 1888 Albert Moriez    
1888 1892 Jean-Baptiste Audibert    
1892 1893 François Barralis    
1893 1900 Charles Lanteri    
1900 1901 Jean-Baptiste Gal    
1901 1919 Honoré Barralis    
1919 1929 Albert Trucchi    
1929 1945 François Trucchi    
1945 1947 Édouard Raymond[19]    
1947 1959 Francis Barralis    
1959 1975 Félix Gal    
1975 mars 1989 Charles Barraya    
mars 1989 mars 2001 Francis Noat PCF  
mars 2001[20] en cours André Gal DVG[21]  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 224 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
724 803 862 1 007 1 207 1 212 1 206 1 158 1 127
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 090 1 038 1 034 1 128 1 048 1 434 1 282 1 238 1 233
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
987 965 1 455 1 013 648 568 632 630 694
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
889 1 026 1 035 1 228 1 224 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Du 5 décembre au 3 janvier, plus de 400 crèches sont ainsi exposées dans le village[24].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie lucéramoise est fondée principalement sur le tourisme et quelques activités artisanales. Grâce à son patrimoine et ses nombreux monuments, son circuit des crèches et le plateau de Peïra-Cava, le village bénéficie d'aménités touristiques notables. Il est classé "commune touristique" depuis 1924 et a obtenu en 2012 une fleur au classement du Concours des villes et villages fleuris.

Cependant, les activités agricoles n'ont pas totalement disparu. Un moulin à huile demeure aux Mounts, et une ferme-auberge, la Gabelle, perpétue la tradition agro-sylvo-pastorale de l'arrière pays niçois[25].

Tableau issu des données de l'INSEE, fondé sur les 121 établissements recensés au 31 décembre 2010 :

Répartition de l'emploi[26]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Lucéram 53,8 % 9,9 % 19,8 % 16,5 %
Alpes-Maritimes 69,0 % 4,5 % 12,5 % 4,5  %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

Lucéram est-elle une ville-dortoir de la banlieue de Nice ? Lucéram se situe aux confins de l'espace périurbain de la Métropole Nice Côte d'Azur bien que faisant partie d'une autre intercommunalité. La commune de Lucéram ne compte que 157 emplois salariés ou non-salariés sur son territoire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Marguerite[27],[28] : Elle se dresse sur une terrasse dominant Lucéram ; on aperçoit, à droite, les pans de murs crénelés et la tour, curieusement fendue, de l'enceinte fortifiée. L'édifice, de la fin du XVe siècle a été surchargé au XVIIIe siècle de stucs italiens. Il renferme de très belles œuvres d'art : cinq grands retables de l'école du maître niçois Louis Bréa, auxquels ont été ajoutés des encadrements de stuc au XVIIIe siècle. Ces retables constituent l'ensemble le plus complet du comté de Nice. On remarquera particulièrement le retable de Saint-Antoine (XVe siècle) qui se trouve dans le transept droit, et celui de Sainte-Marguerite, à dix compartiments, attribué à Louis Bréa, derrière le maître-autel (XVIe siècle). Une restauration heureuse a permis de retrouver l'œuvre primitive de Bréa. Deux Pietà : l'une en plâtre sur étoffe, du XIIIe siècle, l'autre en bois peint, du XVIe siècle. Le trésor contient, outre une Vierge en albâtre du XVIe siècle. des pièces d'orfèvrerie remarquables dont une statuette en argent de Sainte-Marguerite (1500), des chandeliers d'argent massif du XVIIe siècle.
  • Plusieurs chapelles existent sur le territoire de la commune, chapelle de Pénitents à l'intérieur du village, comme la chapelle Saint-Pierre ou la chapelle Saint-Jean, chapelles protégeant le village ou les marchands sur les chemins qui lui donnaient accès, comme les chapelles Notre-Dame-de-Bon-Cœur et la chapelle Saint-Grat. Certaines de ces chapelles ont été classées ou inscrites à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques :
  • Le service régional de l'inventaire a par ailleurs procédé à une étude très détaillée du patrimoine mobilier de la commune[36].
  • Le village était protégé par une enceinte dont on peut encore voir plusieurs éléments, comme la tour ronde ouverte au sommet du village[37],[38].
  • Moulins de Lucéram[39].
  • Zone de Beasse[40].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lucéram Blason D’azur à l’étoile d’or appointé aux bords de l’écu en chef et au flancs, chargé d’une rose de gueules, accompagnée en chef de deux croisettes cousues du même et en pointe d’une tour d’argent maçonnée de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons de Antibes à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France »,‎ janvier 2000, 504 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    "Canton de l'Escarène" : Lucéram, pp. 346 à 354

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lepetitnicois.fr/node/44489
  2. François Brun, Lucéram, p. 88, Nice-Historique, 1898, no 140 Lire en ligne
  3. Archeo Alpi Maritimi : Toponymes du comté de Nice en 1850
  4. a et b Louis Durante, Chorographie du comté de Nice, p. 98, Turin, 1847 Lire en ligne
  5. Annales de la Société des amis du Centre universitaire méditerranéen, 1960
  6. Nice et ses environs, Publié par Hachette, 1925
  7. Louis Durante, Histoire de Nice, tome deuxième, p. 11
  8. Nice Rendez-vous : rue Dalpozzo
  9. Louis Durante, Histoire de Nice: depuis sa fondation jusqu'à l'année 1792, avec un aperçu des évènements qui ont eu lieu pendant Révolution française à tout 1815 inclusivement, tome deuxième, p. 88, Turin, 1823 Lire en ligne
  10. a et b Louis Durante, Histoire de Nice, tome deuxième, p. 360 ;
  11. Louis Durante, Histoire de Nice, tome deuxième, p. 357 ;
  12. Sous la direction de Rosine Cleyet-Michaud, 1388, la dédition de Nice à la Savoie: actes du Colloque international de Nice, p. 291, Publications de la Sorbonne, Paris, 1990 (ISBN 2-85944-199-9) Lire en ligne
  13. Musée des Vieux outils et de l'histoire locale - Lucéram, Peïra-Cava : histoire locale
  14. Archeo Alpi Maritimi : Chapelle de Lucéram
  15. Louis Durante, Histoire de Nice, tome deuxième, p. 436 ;
  16. Archeo Alpi Maritimi : Les moulins de Lucéram
  17. Archeo Alpi Maritimi : Historique résumé des guerres de succession d'Autriche et de la révolution dans le comté de Nice
  18. Sindic de Lucéram, nommé par le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II et maintenu en 1860. Il est battu par Adrien Barralis aux élections de janvier 1861.
  19. Jean-Louis Panacacci, Les élections de 1945 dans l'arrondissement de Nice, CG06 Lire en ligne
  20. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  21. « Lucéram », sur http://www.acteurspublics.com/, Acteurs Publics (consulté le 28 septembre 2013)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  24. Le douzième circuit des crèches de Lucéram
  25. http://lagabelle06.com/5.html
  26. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-06077&codgeo=DEP-06
  27. « Notice no PA00080757 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église Sainte-Marguerite
  28. Église Sainte-Marguerite
  29. « Notice no PA00080754 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Cœur
  30. Retables et fresques : Lucéram, Notre-Dame du bon cœur, 1485 Giovanni Baleison
  31. « Notice no PA00080755 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Grat
  32. Chapelle Saint Grat
  33. « Notice no PA06000026 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Pierre ou chapelle des Pénitents noirs
  34. Lucéram-Peïra-Cava : Le musée des vieux outils
  35. Musée des vieux outils et de la vie locale
  36. Inventaire des objets mobiliers de la Commune
  37. « Notice no PA00080756 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château (restes)
  38. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 699 : Lucéram
  39. Moulins de Lucéram
  40. Zone de Beasse de Lucéram