Lozzi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Lozzi
Lozzi (co)
Vue de Lozzi
Vue de Lozzi
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Niolu-Omessa
Intercommunalité sans
Maire Jean-Félix Acquaviva
Code postal 20224
Code commune 2B147
Démographie
Gentilé Luzzinchi (co)
Population
municipale
126 hab. (2009)
Densité 4,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 20′ 45″ N 9° 00′ 14″ E / 42.3458333333, 9.0038888888942° 20′ 45″ Nord
       9° 00′ 14″ Est
/ 42.3458333333, 9.00388888889
  
Altitude 1 044 m (min. : 817 m) (max. : 2 706 m)
Superficie 30,79 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse

Voir sur la carte administrative de Haute-Corse
City locator 14.svg
Lozzi
Lozzi (co)

Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse

Voir sur la carte topographique de Haute-Corse
City locator 14.svg
Lozzi
Lozzi (co)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lozzi
Lozzi (co)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lozzi
Lozzi (co)

Lozzi (en corse Lozzi, prononcé "lôtsi") est une commune française du département de la Haute-Corse, dans la collectivité territoriale de Corse. Ses habitants sont par hameaux les Luzzinchi, les Acqualacci et les Pughjulani.

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

Lozzi est l'une des cinq communes du Niolu et l'une des douze communes du Canton de Niolu-Omessa. Jusqu'au XVIIIe siècle, la communauté de Lozzi se trouvait dans la piève du Niolo. Depuis 1999, la commune fait partie du « territoire de vie » Niolu du Parc naturel régional de Corse auquel elle a adhéré.

Relief [modifier]

La commune de Lozzi est située dans le Niolu, au nord ouest de la ville de Corte, dans le « Deça-des-Monts » ou « Corse cristalline », une microrégion qui géologiquement est constituée en grande partie par des roches d'origine volcanique (rhyolites). Les sommets sont formés d'éboulis et de blocs de rochers, avec çà et là, des pelouses rases.

Elle est nichée à 1 044 mètres d'altitude et son territoire est entièrement situé au-dessus de 800 mètres (817 à 1 044 mètres). dans un cirque glaciaire dominé par le plus haut sommet de l'île, le Monte Cinto qui culmine à 2 706 mètres.

La commune de Lozzi occupe le bassin versant de la rivière Erco qui prend sa source au Lac du Cinto (2 300 mètres) pour se jeter à Cuccia, dans le Golo, le plus long fleuve de Corse.

Accrochée à la crête Monte Cinto (2 706 m) - Capu a u Verdatu (2 583 m) - Capu Biancu (2 562 m), une chaîne secondaire perpendiculaire d'ouest en est à l'arête centrale orientée nord-sud de l'île, et qui réunit une série de hauts sommets sur une vingtaine de kilomètres dépassent les 2 000 mètres d'altitude : Punta Minuta (2 556 m), Paglia Orba (2 525 m), etc., la commune s'étale au sud, en direction du lit du Golo occupé aujourd'hui par le lac de Calacuccia, jusqu'aux limites de la commune éponyme.

Limites territoriales [modifier]

Vue de Lozzi depuis le lac de Calacuccia

Le territoire communal se présente grosso modo, sous forme d'un hexagone, avec Capu a u Verdatu au nord. Ses limites sont définies :

  • au nord, depuis Capu Falu (2 540 m) à l'ouest jusqu'à Capu a u Verdatu (2 583 m) à l'est, via les sommets Pointe des Éboulis (2 607 m), Monte Cinto (2 706 m), Capu Ciuntrone (2 656 m), Punta Sellola (2 592 m) et sa crête ;
  • à l'est, de Capu a u Verdatu jusqu'à Missoghio (1 619 m) au sud, via les sommets Capu Terra Corscia (2 092 m), Punta di Grotta Rossa (1 816 m), puis descendre jusqu'à 1 123 m d'altitude pour prendre le cours du ruisseau de Forcioli affluent de l'Erco, jusqu'au lieu-dit Sansario ;
  • au sud, depuis Sansario à l'est jusqu'à Capigliolu a e Furchelle (1 401 m) à l'ouest, via Bocca di (col de) Sansario (1 014 m) et un point situé à environ (450 m) au N-NO du couvent Saint-François du Niolo (Calacuccia) -la démarcation passe entre les villages de Lozzi et de Calacuccia, puis passe à 400 m au sud de Poggio-di-Lozzi ;
  • à l'ouest, depuis Capigliolu a e Furchelle, la démarcation grimpe vite aux 2 184 m du Capu di Villa avant de rejoindre Capu Falu au nord-ouest.

Climat et végétation [modifier]

Lozzi est la commune la plus haute de Corse. Sur les hauteurs, les conditions climatiques y sont extrêmes. L'enneigement dure longtemps, parfois huit à neuf mois. S'y trouvent des névés permanents aux ubacs. Sur cette terre de bergers, les pelouses rases procurent depuis des siècles de fraiches estives.

Autrefois, la commune était en grande partie couverte de pins laricio, dans le prolongement de la forêt de Valdu Niellu. La longue et lente déforestation entreprise par les habitants leur avait permis de vivre de l'agriculture. Aux flancs du massif du Cintu, trop hauts pour que le maquis y pousse, les vestiges de l'ancien système agropastoral sont encore bien visibles. Les nombreuses terrasses de culture (lenze) et les plus de deux cents aires de battage à blé dallées (arghia à chjappata) avaient été construites à l'époque par une population coupée du monde[Note 1], des gens refoulés des plaines par les différents occupants, et obligés de subvenir à leurs besoins alimentaires. De nos jours, on voit à nouveau pousser par endroits, de jeunes plants de pins. Les semences sont déposées par le vent du Sud-ouest franchissant le col de Vergio et balayant la vaste forêt territoriale de Valdu Niellu.

Lozzi ne possède plus qu'une forêt de châtaigniers qui poussent jusqu'à l'étage du village.

Accès [modifier]

Pour se rendre à Lozzi, il faut obligatoirement emprunter la D84, route reliant Francardo (Omessa) sur la RN 193 à Porto (Ota) et la seule route pour pénétrer dans le Niolu (passage par la Scala di Santa Regina et par le col de Vergio). Il existe ensuite deux possibilités pour se rendre au village :

  • la D218 à prendre à la sortie de Calacuccia vers Albertacce, à hauteur de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul ;
  • la D318 à prendre à l'entrée d'Albertacce en venant de Calacuccia et ensuite la D518.


Quelle que soit la départementale empruntée, la route grimpe jusqu'à Lozzi (dénivelé de 150 m) et offre plusieurs points de vue remarquables sur les montagnes environnantes (Monte Cinto, Paglia Orba, I Cinque Frati, etc) et sur le lac de Calacuccia.

Panorama sur Lozzi et le Monte Cinto

Communes limitrophes [modifier]

Rose des vents Albertacce Asco Corscia Rose des vents
Albertacce N Corscia
O    Lozzi    E
S
Albertacce Calacuccia Calacuccia

Urbanisation [modifier]

Lozzi, commune de bergers, est composée de trois hameaux : Lozzi-Village (Lozzi) qui a donné son nom à la commune, Acquale (L'Acquale) et Poggio-di-Lozzi (U Poghju). Il n'y a plus de bergers à Lozzi, le dernier troupeau de brebis laitières a été vendu pour une production de viande.

Lozzi-Village [modifier]

Vue de Lozzi

Chevriers ou bergers de chèvres (appelés en langue corse i capraghji et bergers de brebis appelés i picuraghji) ne cohabitaient pas puisque les premiers demeuraient à Lozzi et les autres à Acquale. À l'origine moins aisés, les chevriers emmenaient leur troupeau paître dans le Falasorma (vallée du Fango et Galéria) où le pacage était libre tandis que les autres gagnaient les plaines de Balagne, à Calenzana, car ils pouvaient payer le droit de pacage. Lozzi était habité par deux grandes familles de bergers : la famille Simeoni au hameau de Lozzi et les Acquaviva au hameau de L'Acquale.

Une particularité de la commune est de posséder des terres dans la vallée du Falasorma (ou Filosorma) et surtout, dans celle du Marsolinu (Marzulinu) à l'est de Galéria, avec les hameaux de Prezzuna, et de Chiusone. Cette anomalie « géographique » est liée à l'histoire des habitants de ce village dont l'activité pastorale les obligeait l'hiver à transhumer vers des climats plus cléments.

Acquale [modifier]

Les hameaux Lozzi et Acquale, qui se touchent, sont un lieu de montagne de caractère. Ici, point de grosses bâtisses mais des maisons à hautes façades, alignées sur la montagne à 1 040 m d'altitude, avec des rues pavées et des escaliers en pierres brutes.

Poggio-di-Lozzi [modifier]

Vue de Poggio et I Cinque Frati

Poggio-di-Lozzi (U Poghju) est situé à l'ouest de Lozzi. Les deux villages éloignés de 1,2 km sont reliés par la route D518. Ils se situent à une quasi même altitude, soit 1040 mètres et sont séparés par le ruisseau de Vergalellu. Le bâti est ancien et les constructions sont alignées sur une arête rocheuse orientée Est-ouest. Le village possède une église et un monument aux morts.

À Poggio-di-Lozzi il y avait deux grandes familles de capraghji et de picuraghji, les Rossi et les Luciani. Comme pour le village de Lozzi, les premiers, moins aisés, conduisaient leur troupeau dans la Falasorma tandis que les autres partaient passer l'hiver à Calenzana.

Si l'on poursuit la D518, on rejoint Albertacce ; mais on peut se rendre directement à Calasima, le plus haut village de Corse, en empruntant la bretelle D318.

Poggio-di-Lozzi avait tenté vainement de créer une commune propre en 1906. Il est resté hameau de Lozzi.

Histoire [modifier]

Temps modernes [modifier]

Au XVIe siècle, vers 1520, la pieve du Niolo était inhabitée, le Magnifico Officio ayant fait détruire les habitations des villages qui la composaient : Lozzi, l’Acquale, Erco, Corscia, Calacuccia, Casamaccioli, Sidossi et l’Erbechincie[1].

Le village dans sa forme actuelle date de la fin du XVIIe siècle ; une maison d'Acquale (hameau principal) porte l'inscription 1696.

L'ancienne communauté villageoise était éparpillée sur plusieurs hameaux dont certains (cités au Moyen Âge) ont aujourd'hui totalement disparu. La mémoire locale rapporte en effet qu'il y avait un hameau sur la rive gauche de l'Ercu, près du pont de Santa-Lucia, et un autre à San-Martinu, près du monument aux morts actuel. Nicolas Doria, futur Doge de Gênes, avait en effet ordonné en 1503 que toutes les maisons du Niolu soient rasées et les habitants déportés. Lorsque certains purent revenir dans leur pays, ils n'auraient pas reconstruit tous les anciens villages, notamment ceux de San-Martinu et d'Ercu ; la présence du pont de Santa Luccia, qui ne mène aujourd'hui nulle part, et de chemins autrefois importants, tendrait à prouver l'existence de ce hameau d'Ercu.

  • Dans la Galleria delle Mappe au sein des musées du Vatican, juste avant de pénétrer dans la chapelle sixtine, le village de Lozzi (ainsi que Niolo et Albertaccio) est déjà mentionné, avec cette orthographe, sur les cartes de la Corse réalisées par Ignazio Danti entre 1580 et 1583.
  • 1753 - Un habitant du village, Barretta Vechja (vieille casquette), fut impliqué dans l'assassinat à Corte, du général de la Nation Ghjuvan Petru Gaffori. Poursuivi, il se réfugia dans le Niolu et choisit pour abri une anfractuosité rocheuse située tout près du pont de Fontanello, au-dessus du Golo.
  • 1754 - En représailles de ce meurtre, les troupes du général Paoli encerclèrent le village  ; il y eut 5 morts et 10 blessés.
  • 1769 - Après la bataille de Ponte Novu, Maria Letizia Ramolino, enceinte de Napoléon Bonaparte, séjourna deux mois à l'Acquale dans une grande maison toujours visible (U Palazzu), sous la protection du père Francescu Acquaviva, ecclésiastique, Docteur de l'université de Padoue.
Plaque commémorative au couvent Saint François à Calacuccia
  • 1773 - Révolte du Niolu contre les troupes françaises ; elle est impitoyablement réprimée par les troupes du général Sionville et ses supplétifs corses dont François-Antoine Gaffori dit Gafforiu[Note 2],[1], fils de Jean-Pierre Gaffory.
  • 1774 - Le 23 juin, Sionville fera pendre aux châtaigniers du couvent Saint-François-di-Niolu (Conventu San Francescu) de Calacuccia, onze paysans Niolins dont Cesaru (dit Ciccione) et Raimondu Acquaviva de l'Acquale. Le plus jeune avait 17 ans. Une plaque commémorative est apposée à l'entrée du couvent.
  • 1789 - La Corse fait partie du Royaume de France.
  • 1790 - Avec la Révolution, est créé le département de Corse, puis en 1793, ceux de El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et du Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud). Un décret du 26 février 1790 crée les cantons (ex-pievi). La pieve du Niolo devient le canton de Calacuccia.
  • 1793 - La commune porte le nom de Lotzi. La pieve de Niolu devient le canton de Niolo, dans le district de Vico et dans le département du Liamone.
  • 1801 - La commune qui porte toujours son nom de Lotzi, est dans le canton de Niolo, dans l'arrondissement de Vico et dans le département du Liamone. Elle prendra peu après son nom actuel Lozzi.
  • 1811 - El Golo et Liamone fusionnent pour ne former qu'un seul département, celui de Corse. Lozzi dans le canton de Niolo, passe dans l'arrondissement de Corte.
  • 1828 - Le canton de Niolo prend le nom de canton de Calacuccia [2].

Époque contemporaine [modifier]

  • 1906 - Une tentative fut faite de créer une commune propre à Poggio (l'un des hameaux) : les réactions de la population furent si vives que le projet fut abandonné.
  • 1954 - Les communes de Albertacce, Calacuccia, Casamaccioli, Corscia et Lozzi formaient le canton de Calacuccia. Lozzi comptait alors 728 habitants.
  • 1973 - De nouveaux cantons sont créés dont le canton de Niolu-Omessa, créé avec la fusion imposée des anciens cantons d'Omessa et de Calacuccia. Calacuccia en est le chef-lieu.
  • 1975 - Calacuccia est dans le département de Haute-Corse nouvellement créé, l'île étant divisée en deux départements.

Administration [modifier]

La mairie se trouve au hameau de Lozzi. Le conseil municipal est constitué de 11 personnes.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1811   Simeoni    
1838   Francescu Acquaviva    
mars 2001 mars 2008 Marcel Flori PRG Décédé
mars 2008   Jean-Félix Acquaviva    

Démographie [modifier]

Malgré son altitude, la commune était plutôt bien peuplée jusqu'au début des années soixante. Elle fut toutefois durement éprouvée par les deux guerres mondiales. Durant la Première Guerre mondiale 76 de ses enfants laissèrent leur vie au front. La forte natalité permit de combler en partie cette saignée et la population comptait 1165 âmes en 1938. La baisse de la démographie suivit le déclin de l'activité pastorale de la commune à partir des années cinquante.

La population de Lozzi a compté jusqu'à 1 185 habitants en 1936, avant de décroître brutalement et régulièrement jusqu'à nos jours : 769 hab. en 1946, 359 hab. en 1968[2], ...

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2009
337 348 247 230 136 132 130 129 126
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments [modifier]

Sites naturels [modifier]

Article détaillé : Monte Cinto.

Le Monte Cintu (2 706 m), point culminant de l'île, se situe « à cheval » sur les communes d'Asco et de Lozzi.

Parc naturel régional de Corse [modifier]

Calacuccia est l'une des cinq communes du « territoire de vie » nommé Niolu du Parc naturel régional de Corse. Ce vaste espace protégé de 362 978 Ha est repris à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche Corse (FR8000012)[3].

ZNIEFF Crêtes et hauts versants asylvatiques du Monte Cinto [modifier]

Lozzi fait partie des seize communes comprises dans la zone naturelle d'intérêt de 2e génération nommée « ZNIEFF 940004233 - Crêtes et hauts versants asylvatiques du Monte Cinto ». Cette vaste ZNIEFF qui comprend l'ensemble du haut massif du Cinto au sens large, est constituée en grande partie par des roches d'origine volcanique (rhyolites)[4].

ZNIEFF 940013188 - Pelouses sommitales du Monte Cinto [modifier]

Lozzi, avec Albertacce, Asco, Corscia et Manso, est concernée par la ZNIEFF de 2e génération nommée « ZNIEFF 940013188 - Pelouses sommitales du Monte Cinto » [5]. La zone considérée, limitée à l'arête culminale du Cinto, est un secteur constitué d'éboulis et de blocs de rochers avec çà et là des pelouses rases où les conditions climatiques sont extrêmes avec un enneigement persistant huit à neuf mois dans des névés permanents aux ubacs.

Autres [modifier]

  • Lac du Cinto (2 289 m), au pied du Monte Cinto
  • La chataigneraie. Avec celle des autres communes du Niolu, elle constitue ce que l'on appelle quelquefois « la petite Castagniccia ».

Architecture sacrée [modifier]

  • Église Saint Jacques (San Ghjàcumu) le Majeur, située entre Lozzi et Acquale. À l'intérieur se trouvent trois tableaux, toiles peintes, Saint-Jacques au pied de la Vierge, Sacré Cœur de Marie et David et Sainte-Cécile, œuvres de Domenico Desanti (1824 Cauro - 1892 Ajaccio), peintre et sculpteur corse du XIXe siècle[6].
  • Église Santa-Maria Assunta située à Poggio-di-Lozzi. Son clocher à trois étages est isolé. Elle renferme une toile La Vierge de L'Assomption , œuvre de Domenico Desanti.
  • Chapelle privée du Palazzu

Architecture civile [modifier]

  • Monuments aux Morts de Lozzi et de Poggio-di-Lozzi
  • Palazzu (1735) avec chapelle privée, qui servit de résidence temporaire de Letizia Bonaparte.
  • Maison datée 1696 à l'Acquale.
  • Bâti du village de Poggio-di-Lozzi, typique, avec une église baroque au clocher isolé et un four communal.
  • Anciennes bergeries de Cesta, Petra Tileri, Biccarellu, Petra Pinzuta.
  • Ponts anciens (génois ?) sur la rivière Ercu : ponte di Santa Lucia (914 m) et ponte Ercu (875 m).
  • « L'observatoire », piton rocheux de 1 080 m d'altitude remarquable par sa position au-dessus d'Acquale. Le lieu est repérable par le grand pylône qui y est installé par SFR. S'y trouve une table d'orientation.
  • Moulin à farine de châtaigne, au lieu-dit Battaiola, proche de l'observatoire. C'est une construction récente qui traite les châtaignes récoltées dans les environs.

Fêtes et Loisirs [modifier]

  • Fête du village : le jour de la Saint-Jacques, le 25 juillet, une procession part de l'église Saint-Jacques et fait le tour du village.

Randonnées [modifier]

Ascension du Monte Cinto [modifier]

En 1926, Paul Helbronner (1871 - 1938), un polytechnicien qui effectuait alors la triangulation de la Corse, y avait construit au sommet un abri en pierres, avec un toit et une porte. En 1929, cet abri existait encore et, pendant quelques années, les rares excursionnistes de l’époque allaient y coucher plutôt que de passer la nuit à la bergerie de Cesta ou à celle de Pulella. Pour effectuer ces mesures, Helbronner faisait allumer des grands feux sur le Cintu, mais aussi sur le monte Rotondo et le monte Stello, afin de pouvoir mieux les localiser, grâce à une lunette, depuis le continent : Mont Agel et Mont Chauve près de Nice, et Coudon à l’est de Toulon.

Sentier Nature [modifier]

Une longue piste carrossable pour les seuls 4WD permet de s'approcher du Monte Cinto en passant par « l'observatoire ». Elle conduit jusqu'aux bergeries de Petra Pinzuta où est aménagé un parking. À partir de ce lieu, prendre le sentier menant au refuge de l'Ercu (1 667 mètres) du P.N.R.C.. Continuer ensuite en direction du Lac du Cinto 2 289 m.

Campings [modifier]

Camping sous Monte Cinto

La commune dispose de deux campings attenants (Armone et Monte Cinto), proches de « l'observatoire » au lieu-dit Battaiola. Installés à 1 080 mètres d'altitude dans un bois de châtaigniers au pied du Monte Cintu, ils sont probablement les campings les plus hauts de Corse. En saison, l'un propose des chambres d'hôtes, l'autre fait pizzeria.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Sebbiu Acquaviva dit Marzu di Niolu (L’Acquale di Niolu 1727 - dans les environs d’Ota 1772). À la tête d’une troupe armée, peut-être conseillé par son oncle l’abbé Francescu Acquaviva, s’est opposé à l’occupation de la Corse par les Français. A été tué dans une embuscade, début mars 1772[1].
  • Francescu Acquaviva, ecclésiastique, Docteur de l'université de Padoue (voir sur la page Cronica di a Corsica l'opinion du Comte de Vaux sur le père Acquaviva).
  • Marcellu Acquaviva (1923 - 2002)
  • Prosper Farinacci. Selon certains, le célèbre jurisconsulte du XVIe siècle, serait né à Lozzi et non pas à Rome (Farinacci est l'auteur, notamment, d'un traité sur la théorie et la pratique du droit criminel, considéré comme la première synthèse sur la notion de "doute raisonnable" qui doit profiter à l'accusé)[7].
  • Max Simeoni (Lozzi 1929 -), ancien député européen
  • Marcel Lorenzoni (Poggio-di-Lozzi 1944 - Bastelica 2000), militant nationaliste

Le village de Lozzi est connu pour la qualité de ses poètes, notamment :

Maison des Poètes à Prezzuna (Galéria)
  • Don-Joseph Giansily, Don-Ghjaseppu Giansily dit Pampasgiolu di l'Acquale (1901 - 1977), célèbre pour ses « Chjami è Rispondi ».
  • Jean-Joseph Flori, Ghjuvan-Ghjuseppu Flori dit Peppu, (1898 - 1972), poète et écrivain. Sur la façade de la maison qu'il habitait est apposée une plaque commémorative sur laquelle est écrit : In omaggiu Peppu Flori (1898 - 1972) pueta e scrittore corsu maintenidori di a tradizione e di a fede nostre - 26 aostu 1973).
  • Dumenicone Acquaviva (auteur de U riccusatu)
  • Ange-Etienne Gentili (abbé -), (Calacuccia 1885 - Lozzi 1961). Ecrivain et poète de langue corse avec le pseudonyme de Prete Gnigninu.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Le Niolo a été désenclavé à la fin du XIXe siècle
  2. Capitaine des milices de Pascal Paoli (1744), il avait été chargé en 1769, de la défense de Lentu ; il laissa passer les Français. Il en fut récompensé avec les galons de major dans la Légion corse du marquis d’Arcambal (1773) puis ceux de colonel à la tête du Régiment provincial (1777)

Références [modifier]