Loup de Soissons

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Vitrail présentant Lou, église st Pierre et Paul d'Épernay.

Loup de Soissons ou saint Loup, décédé vers 535 ou 540, est le fils de saint Prince ou Principe (vers 474 - +505) et le neveu de l'évêque Remi de Reims (v. 437 - +).

La fête de Saint-Loup se célébrait autrefois le 19 octobre. Depuis le retour à la liturgie romaine, elle est marquée au calendrier le 22 octobre.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la mort de son père, son oncle, l’évêque Remi de Reims, l’ordonne et fait de lui le treizième évêque de Soissons.

Loup marche sur les traces de son père et de son oncle et s’applique à gouverner son église avec une grande prudence.

Clovis Ier (466-511), par le conseil des évêques Remi de Reims et Melaine de Rennes, ayant, en 511, convoqué à Orléans un concile qui fut le premier tenu dans cette ville, Loup s’y trouva avec cinq métropolitains et vingt-cinq évêques. On y fit trente et un canons concernant le droit d’asile, le dernier refuge du faible contre le fort et de l’innocence contre le crime : le pouvoir des évêques, la soumissions des abbés à l’ordinaire et l’administration des biens de l’Église.

De retour dans son diocèse, Loup s’applique à faire observer les règles du concile d'Orléans. À Bazoches, il rebâtit et agrandit la basilique élevée sur le tombeau de saint Rufin et de saint Valère : puis, autour de cette nouvelle église, il réunit soixante-douze clercs sous sa direction, en mémoire des soixante-douze disciples du Christ, pour y célébrer avec pompe l’office divin. Ce chapitre existera plus de quatre siècles encore après sa mort.

Au décès de son oncle Remi de Reims, Loup s’occupe d’exécuter les dernières volontés de l'évêque, et de mettre l’église de Soissons en possession de la rente de dix sous d’or ainsi que de la terre de Sablonnières (Seine et Marne), près de Coulommiers.

Loup, après avoir occupé la chaire de Soissons une quarantaine d’années, meurt vers l’an 540. Il est inhumé au côté de saint Prince dans la petite chapelle de Sainte- Thècle.

Au IXe siècle siècle, ses restes sont transférés en la cathédrale de Soissons où ils sont conservés et vénérés jusqu’au XVIe siècle siècle, époque à laquelle les Calvinistes les livrent aux flammes.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Vies des saints par Mgr Guérin (obtenu lui-même par la notice due à M. Henri Congnet, chanoine de Soissons) Tome XII - 1870
  • Flodoard, Gallia Christiana, l'abbé Pécheur.
  • Annales P. Richard. Actes de la province de Reims.