Louise de Mecklembourg-Strelitz

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Louise de Mecklembourg-Strelitz
Louise, reine de Prusse, 1801,par Élisabeth Vigée-Lebrun.
Louise, reine de Prusse, 1801,
par Élisabeth Vigée-Lebrun.
Fonctions
Reine de Prusse
179719 juillet 1810
Prédécesseur Frédérique de Hesse-Darmstadt
Successeur Élisabeth de Bavière
Biographie
Dynastie Mecklembourg-Strelitz
Date de naissance 10 mars 1776
Lieu de naissance Hanovre (Brunswick-Lunebourg)
Date de décès 19 juillet 1810 (à 34 ans)
Lieu de décès Château de Hohenzieritz (Mecklembourg-Strelitz)
Père Charles II de Mecklembourg-Strelitz
Mère Frédérique de Hesse-Darmstadt
Conjoint Frédéric-Guillaume
Enfant(s) 10 enfants dont Frédéric-Guillaume et le futur empereur Guillaume Ier

Louise Augusta Wilhelmine Amélie de Mecklembourg-Strelitz (10 mars 1776 - 19 juillet 1810), est reine de Prusse et épouse de Frédéric-Guillaume III de Prusse. Connue sous le nom de la Reine Louise et d’une très grande beauté, elle devint extrêmement populaire, en particulier pendant la guerre contre les Français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle était la fille de Charles II de Mecklembourg-Strelitz, prince héritier du Mecklembourg-Strelitz et lieutenant général de Hanovre, et de Frédérique de Hesse-Darmstadt. Elle perdit très jeune sa mère. Son père se remaria alors avec sa belle-sœur.

À partir de 1786, elle fut élevée avec sa sœur à Darmstadt, auprès de sa grand-mère, surnommée « la princesse Georges » qui appela auprès d'elles une gouvernante protestante de Neuchâtel (appartenant alors à la Prusse), mademoiselle de Gélieu, qui avait autrefois fondé un pensionnat en Suisse. Elle parlait le français qui était utilisé entre les familles aristocratiques, mais elle parlait aussi le dialecte de la Hesse, ce qui étonna plus tard à Berlin, et son orthographe allemande laissait à désirer. Elle jouait du clavecin et de la harpe et dessinait. Toutefois elle fut une élève peu attentive, sauf en religion.

Le 24 décembre 1793, elle épousa le prince héritier de Prusse Frédéric-Guillaume et devint reine de Prusse en 1797.

Soutenue par le prince Louis-Ferdinand de Prusse et le ministre Hardenberg, elle défendait le parti de la guerre et sut convaincre son faible mari de déclarer la mobilisation contre Napoléon.

Elle accompagna avec beaucoup de courage l’armée prussienne, au grand plaisir des soldats, mais après la bataille d’Iéna, elle dut fuir devant les troupes de l’occupant. En décembre 1806, elle se réfugia à Kœnigsberg où elle contracta le typhus.

En juillet 1807, pendant la conférence de Tilsitt, elle obtint une audience auprès de Napoléon pour tenter – en vain – d’adoucir les conditions imposées par le vainqueur.

Atteinte d'une infection pulmonaire, elle s'éteignit le 19 juillet 1810, pendant une visite à son père au château de Hohenzieritz près de Neustrelitz.

Portrait de Frédéric-Guillaume III et de la reine Louise de Prusse.

Elle avait donné le jour à neuf enfants dont sept survivent :

  • Frédérique (1799-1800) ;
  • Ferdinand (1804-1806) ;

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Louise et sa sœur Frédérique, statue de Johann Gottfried Schadow à l'église de Friedrichswerder (Berlin-Mitte).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]