Louise d'Artois

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Louise d’Artois
La princesse Louise d’Artois.
La princesse Louise d’Artois.
Titre
Régente de Parme et de Plaisance

(&&&&&&&&&&&019005 ans, 2 mois et 12 jours)
Monarque Robert Ier
Prédécesseur Charles III
Successeur Robert Ier
Duchesse consort de Parme et de Plaisance

(&&&&&&&&&&&021685 ans, 11 mois et 8 jours)
Prédécesseur Marie-Thérèse de Savoie
Successeur Marie-Pia des Deux-Siciles (consort du prétendant)
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon (branche d’Artois)
Nom de naissance Louise Marie Thérèse d’Artois
Date de naissance
Lieu de naissance Palais de l’Élysée (France)
Date de décès (à 44 ans)
Lieu de décès Palais Giustinian (Autriche)
Nationalité Drapeau de la France Française
Père Charles-Ferdinand d’Artois
Mère Caroline de Naples et de Sicile
Conjoint Charles III de Parme
Enfant(s) Marguerite de Parme
Robert Ier de Parme
Alice de Parme
Henri de Parme
Religion Catholicisme

Louise d'Artois
Duchesses de Parme et de Plaisance

La princesse Louise Marie Thérèse d’Artois (en italien, Luisa d’Artois), fille de France, née à Paris, dans le palais de l’Élysée le et morte à Venise le , est la fille de Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry et de Caroline de Naples et de Sicile.

Du côté paternel, Louise est la petite-fille du Charles X de France mais aussi la sœur du comte de Chambord, prétendant légitimiste au trône de France. Aussi, par sa mère, la princesse descend du roi François Ier des Deux-Siciles.

Enfance[modifier | modifier le code]

La duchesse de Berry et ses enfants, Louise d’Artois et Henri, duc de Bordeaux par François Gérard (1822).


Petite-fille de Charles X, frère et successeur du roi de France Louis XVIII, Louise d’Artois est le premier enfant survivant de Charles-Ferdinand d’Artois (1778-1820), duc de Berry et de sa jeune épouse Marie-Caroline de Naples et de Sicile. Le , son père Charles-Ferdinand est assassiné en sortant de l’ancien opéra de Paris par Louvel, un opposant au régime qui souhaite l’ « extinction de la maison de Bourbon ». Cependant, quelques mois plus tard, en septembre 1820, naît « l’enfant du miracle » un garçon qui reçoit le titre de duc de Bordeaux.

Louise est élevée au palais de l'Élysée et au château de Rosny, avec son frère Henri d’Artois.

En juillet 1830, à la suite d'une révolution, son grand-père Charles X est chassé de France. Accompagné d’une partie de la famille royale, il trouve refuge dans un premier temps au Royaume-Uni, en Écosse, au palais de Holyrood.

En 1832, après la vaine tentative de sa mère, la duchesse de Berry, de soulever la Vendée qui est restée royaliste légitimiste. La duchesse de Berry est arrêtée à Nantes, puis emprisonnée à la citadelle de Blaye. Dès lors, Louise et son frère sont confiés à leur tante, la duchesse d’Angoulême, fille des défunts Louis XVI et Marie-Antoinette.

Par la suite, alors que Louis-Philippe est de venu « roi des Français », la famille quitte l’Écosse pour Goritz, en Autriche (aujourd’hui à Nova Gorica, en Slovénie), où le roi meurt du choléra. Habitant le château de Frodorff, Marie-Caroline n’a jamais retrouvé la garde de ses enfants, malgré l’intervention du vicomte de Chateaubriand.

Mariage[modifier | modifier le code]

En 1820, Louis XVIII songea à abolir la loi salique, à son profit et à un mariage avec Ferdinand-Philippe d'Orléans. Le duc de Bordeaux naquit, le projet fut abandonné.

En 1845, déjà âgée de 26 ans, Louise ne représente aucun avantage politique (au contraire), elle est tout de même mariée à son cousin le futur duc Charles III de Parme. À l’époque, les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla ayant été remis en viager à la veuve de Napoléon Ier, l’impératrice Marie-Louise par le congrès de Vienne, le père du duc Charles règne sur la minuscule principauté de Lucques.

Marie-Louise d’Autriche décédant deux ans plus tard, les Bourbon-Parme retrouvent leurs duchés patrimoniaux, mais le beau-père de Louise, le duc Charles II de Parme, doit bientôt abdiquer face à la pression populaire.

Le trône de Parme[modifier | modifier le code]

Le mari de Louise accède donc au trône en 1849, mais est assassiné cinq ans plus tard. Louise devient régente pour son fils Robert Ier de Parme. En 1859, la famille ducale est chassée par les armées du roi Victor-Emmanuel II de Sardaigne. Après un référendum, les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla sont rattachés au nouveau royaume d’Italie. Dans une note officielle, Louise protestera et affirmera que le référendum était truqué. Elle meurt en exil cinq ans plus tard.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

En 1845, elle épouse Charles de Parme (futur Charles III). De cette union naîtront :

Louise d’Artois et son fils Robert Ier, duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla (1854).

Descendance[modifier | modifier le code]

Son fils Robert se maria deux fois et eut 24 enfants parmi lesquels la princesse Marie-Louise, épouse du futur roi Ferdinand Ier de Bulgarie, la princesse Zita, dernière impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, les princes Sixte et François-Xavier, officiers dans l’armée belge qui, sur les instances de leur beau-frère, l’empereur Charles Ier d’Autriche, essayèrent — en vain — de conclure un traité de paix séparée avec la France en 1917, le prince Félix qui épousa en 1919 la grande duchesse Charlotte de Luxembourg, le prince René dont la fille Anne épousa le roi Michel Ier de Roumanie en 1948.

Note[modifier | modifier le code]

Dite « Mademoiselle », la rue Mademoiselle dans le 15e arrondissement à Paris est nommée en son nom, après que Louise ait participé à la pose de la première pierre de l’église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle, le 2 septembre 1827. Elle avait 8 ans.

Titulature[modifier | modifier le code]

  • 21 septembre 1819 — 10 novembre 1845 : Son Altesse royale la princesse Louise d’Artois, petite-fille de France
  • 10 novembre 1845 — 17 décembre 1847: Son Altesse royale la princesse héréditaire de Lucques
  • 17 décembre 1847 — 25 août 1849: Son Altesse royale la princesse héréditaire de Parme et de Plaisance
  • 25 août 1849 — 27 mars 1854 : Son Altesse royale la duchesse de Parme et de Plaisance
  • 27 mars 1854 — 3 décembre 1859 : Son Altesse royale la duchesse douairière de Parme et de Plaisance, régente du duché
  • 3 décembre 1859 — 1er février 1864 : Son Altesse royale la duchesse douairière de Parme et de Plaisance

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Charles Volkmann, Généalogies des rois et des princes, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1998
  • Daniel de Montplaisir, Le comte de Chambord, dernier roi de France, Éditions Perrin, 2008