Louis de Gallois

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Louis de Gallois

Nom de naissance Louis-Georges-Gabriel
de Gallois-Lachapelle
Naissance 1777
Saint-Léonard
Décès 1825
Profession ingénieur des mines
Formation

Compléments

  • Pionnier français des chemins de fer

Louis-Georges-Gabriel de Gallois-Lachapelle (né en 1777 à Saint-Léonard dans le Bas-Rhin - décédé en 1825), fait partie de la première promotion de l’École Polytechnique (X1794). Ingénieur des Mines en 1799, il est nommé aux mines de plomb du Poullaouen dans le Finistère de 1801 à 1804. Il y côtoiera Beaunier.

Biographie[modifier | modifier le code]

C’est en octobre 1814 à l’époque même où Moisson-Desroches adressait son mémoire à Napoléon, qu’il est nommé à Saint-Étienne comme ingénieur en chef des mines.

En 1816, avec Beaunier il forme la commission temporaire des mines de la Loire chargée d’instruire les demandes de concession de mines de houilles. Il découvrit aux alentours de la ville de Saint-Étienne des gisements de fer qui n’étaient jusque là que soupçonnés. Il s’occupa alors de former avec d’autres la Compagnie des mines de fer de Saint-Étienne. Ce n’est qu’en 1819 que celle-ci fut constituée et tout naturellement il se retrouva directeur administrateur. C’est à cette date que commença la construction des Hauts fourneaux de Terre-Noire. L’exploitation fut difficile et De Gallois se retira de la compagnie en 1822. La compagnie, reprise par La Ville-Leroux poursuivit son exploitation et fourni même en 1826 les rails en fonte du chemin de fer d'Andrézieux.

Il fit un séjour de seize mois (de fin 1816 à début 1818) en Angleterre et rédigea à son retour un mémoire[1] intitulé « Mines, usines et chemins de fer ». Il le présenta à l’Académie royale des sciences le 11 mai 1818. Il y fait état notamment de lignes près de Newcastle sur lesquelles circulent des «chariots à vapeur» que les ouvriers appellent Iron-Horses (chevaux de fer) parcourant à pleine charge quatre miles à l’heure. Ces chemins de fer adoptent aussi des plans inclinés soit automoteurs, soit mus par des machines à vapeur fixes. Il fait une étude économique du transport par rail comparé à celui par routes ou par canaux et termine en écrivant qu’ils méritent d’être considérés comme un objet d’utilité publique du plus grand intérêt[2].

Chose surprenante, Benoît Fourneyron, inventeur de la turbine hydraulique moderne, élève à l’école des mines de De Gallois et de Moisson-Desroches, attribue au premier l’honneur d’avoir fait entendre les premières paroles sur ces précieuses voies de communication, et ne dit mot du second.

Gallois fut le premier à demander l’autorisation de construire une ligne de Saint-Étienne à la Loire, mais il renonça à cette entreprise. Il avait toujours été de santé fragile et mourut le 25 août 1825 à l’âge de cinquante ans sans avoir vu rouler le chemin de fer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Guillerme, Bâtir la ville: révolutions industrielles dans les matériaux de construction : France-Grande-Bretagne, 1760-1840, Collection Milieux, Champ Vallon, 1995, (ISBN 9782876732032) p. 77 lire (13/01/10).
  2. Annales des mines - 1818 - Des chemins de fer en Angleterre, notamment à Newcastle