Louis de Funès
Louis de Funès
Louis de Funès sur le tournage du film Le Gendarme et les Extra-terrestres
| Nom de naissance | Louis Germain David de Funès de Galarza |
|---|---|
| Naissance | 31 juillet 1914 Courbevoie (Seine) |
| Nationalité | |
| Décès | 27 janvier 1983 (à 68 ans) Nantes (Loire-Atlantique) |
| Profession | Acteur, Pianiste Réalisateur, Adaptateur |
| Films notables | La Traversée de Paris Le Gendarme de Saint-Tropez (saga) Trilogie Fantômas Le Corniaud La Grande Vadrouille Oscar La Folie des grandeurs Les Aventures de Rabbi Jacob L'Aile ou la Cuisse |
Louis de Funès, de son nom complet Louis Germain David de Funès de Galarza, est un acteur français né le 31 juillet 1914 à Courbevoie (Seine) et mort le 27 janvier 1983 à Nantes (Loire-Atlantique).
Ayant joué dans plus de 140 films, il est l'un des acteurs comiques les plus célèbres du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle et le champion incontesté du box-office français des années 60-70, attirant plus de cent cinquante millions de spectateurs dans les salles[1].
Après presque vingt ans sur les planches et devant les caméras dans de nombreux seconds rôles, il impose son personnage de Français moyen impulsif, râleur, au franc-parler parfois dévastateur, à la fin des années cinquante dans La Traversée de Paris. Suivra une suite de succès populaires parmi lesquels la saga du Gendarme de Saint-Tropez (1964-82), la Trilogie Fantômas (1964-67), Le Corniaud (1965), La Grande Vadrouille (1966), Oscar (1967), La Folie des grandeurs (1971), Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) et L'Aile ou la Cuisse (1976).
Outre la France, les films de Louis de Funès ont connu une grande popularité dans divers pays européens, comme l'URSS[2], l'Italie ou le Royaume-Uni[3].
Il a également adapté quelques scénarios au cinéma et coréalisé un film, L'Avare en 1980.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Une famille exilée
Né à Courbevoie le 31 juillet 1914, Louis de Funès est le troisième enfant de Carlos Luis de Funès de Galarza (1871 - 19 mai 1934, Málaga)[4] et Leonor Soto y Reguera (21 janvier 1878, Ortigueira - 25 octobre 1957, Montmorency), arrivés d’Espagne en 1904 après que son père eut enlevé sa mère, la famille de celle-ci s’opposant à leur union[5].
Ses deux aînés sont Marie (Maria Téolinda Léonore Margarita), née à Courbevoie le 20 juillet 1907, veuve de Pierre de Quillacq, remariée puis divorcée de François Gir, et morte à Paris IIe le 28 octobre 1993, et Charles (Carlos Téolindo Javier), né à Courbevoie le 12 septembre 1908 et mort à Rethel en 1939, « fauché par une mitrailleuse allemande »[4].
Personnage un peu fantasque ( « Ah, papa, c'était un artiste ! [...] il avait beaucoup d'humour, mais le quotidien ne l'intéressait pas »[6]), Carlos Luis de Funès de Galarza, qui ne peut plus exercer sa profession d’avocat depuis son installation en France, s’improvise diamantaire avant de partir plusieurs années au Venezuela, « dans l'espoir de faire prospérer ses affaires »[6], d'où il revient rongé par la tuberculose avant de mourir seul en Espagne en 1934.
Leonor en revanche est le premier professeur de comédie de Louis :
« Il arrivait à ma mère de me courser autour de la table en criant “Yé vais té touer”. Dans sa façon d’être et d’agir, elle possédait, sans le savoir, le génie des planches[7]. »
Elle lui donne également ses premières leçons de piano à l’âge de 5 ans[8]. Louis de Funès passe toute son enfance à Villiers-sur-Marne (Seine-et-Oise), où il fréquente l'école Jules-Ferry.
En 1930, à 16 ans, après des études secondaires moyennes au lycée Condorcet et sur les conseils de son frère devenu fourreur, Louis de Funès entre à l’École professionnelle de la fourrure, située près de la place de la Bastille, mais il en est renvoyé pour chahut[6]. Il travaille ensuite chez plusieurs fourreurs, exerce successivement différents métiers, mais, à cause de ses renvois systématiques et par lassitude de ses frasques professionnelles, ses parents l’inscrivent en 1932 à l’École technique de photographie et de cinéma, située à deux pas de son domicile, où il choisit la section cinéma[9]. Dans les cours, il a notamment pour condisciple Henri Decaë qui fut, bien plus tard, directeur de la photographie sur plusieurs de ses films.
« Louis de Funès était quelqu'un qui n'était pas expansif à la ville. Chaque fois que nous nous rencontrions pour un nouveau film, il me redisait quelques formules chimiques apprises à l'ETPC vingt ou trente ans auparavant, en 1933, dont ce nom de produit qui le faisait hurler de rire, « hyposulfide de soude ». Ceci en imitant le professeur strict qui nous en enseigna les propriétés... C'était comme une connivence entre nous ![10] »
Finalement, il est renvoyé pour incendie volontaire[11].
Commence alors un cycle de périodes de chômage et d’emplois d’où il finit toujours par se faire renvoyer[12]. « Après avoir abandonné ses études secondaires, mon père avait exercé toutes sortes de petits métiers. Je me demande s'il ne les enjolivait pas un peu dans ses interviews car à la maison il n'en parlait jamais », expliquera son fils Olivier de Funès[12]. En 1936, il épouse sa première femme, Germaine Louise Élodie Carroyer (Paris, 7 mars 1915 - Clermont, 28 septembre 2011). Un enfant naît de cette union en 1937, Daniel de Funès, mais le couple se sépare très vite, même si le divorce n’est prononcé qu’en 1942.
Bientôt, Louis commence à se faire engager comme pianiste de bar et rencontre Eddie Barclay[13] : « Louis de Funès, comme moi, ne déchiffrait pas la musique. Il avait de l'oreille. C'était un excellent musicien. Il ne parlait pas un jour d'être comédien »[14]. Il joue dans un grand nombre d’établissements, enchaînant des soirées de douze heures, payé à la coupelle ou touchant un cachet de misère[15]. Le cinéaste Georges Lautner se souvient :
« Je l'ai rencontré en 1942 lorsqu'il était pianiste à la Madeleine. Dans un bistrot à Bagatelle, il tenait le piano à 4 mains avec l'inspecteur. Lorsque ce dernier jouait seul, de Funès montait sur le piano et chantait. »
— Georges Lautner
. Il se servira de cette capacité dans certains de ses films, tels que La Rue sans loi, Frou-Frou, Le Corniaud, La Grande Vadrouille, Le Grand Restaurant ou encore L'Homme orchestre.
[modifier] Débuts de comédien
En 1942, à l’âge de 28 ans, il décide de devenir comédien, et s’inscrit au cours Simon, réussissant son concours d’entrée grâce à une interprétation d’une scène des Fourberies de Scapin, de Molière[16]. Même s’il n’y fait qu’un court passage[17], il croise dans le cours d'autres apprentis comédiens, comme Daniel Gélin, qui lui permet de débuter plus tard dans la pièce L’Amant de Paille, de Marc-Gilbert Sauvajon.
« Un hasard prodigieux. Je descendais d’un wagon de première dans le métro et Daniel Gélin, déjà croisé au cours René-Simon, montait dans un wagon de seconde. La porte allait se refermer lorsqu’il me crie : « Téléphone-moi demain. J’ai un petit rôle pour toi[16] ». »
— Louis de Funès
Daniel Gélin donnera cependant une version un peu différente de leur rencontre sur le quai de métro dans son autobiographie intitulée Deux ou trois vies qui sont les miennes. À côté de quelques petites figurations théâtrales, l’acteur se démène pour gagner sa vie grâce à ses activités de pianiste, donnant parfois des cours le jour, puis jouant la nuit à travers le Paris nocturne. En 1950, il est pianiste-comédien dans la troupe Les Burlesques de Paris de Max Révol dont fit partie Bourvil quelques mois plus tôt, lors d'une tournée au Québec. Funès se remarie en 1943 avec Jeanne Augustine Barthélemy, nièce du comte Charles Nau de Maupassant, ils habitent un petit deux pièces au 42, rue de Maubeuge. En 1944, il a un deuxième fils, Patrick, et, en 1949, un troisième fils, Olivier, qui tiendra quelques rôles au côté de son père, au cinéma comme au théâtre.
En 1945, toujours grâce à Daniel Gélin, que Funès surnommait « Ma Chance » lorsqu’il le croisait[18], il débute au cinéma dans La Tentation de Barbizon, de Jean Stelli. Dans un petit rôle du portier du cabaret « Le Paradis », il prononce sa première réplique à l'écran en voyant un client interprété par Pierre Larquey qui essaye de passer à travers une porte fermée : « Ben, il a son compte celui-là, aujourd’hui ! ». Ce rôle est le départ d’une course à la participation dans des productions cinématographiques, l'acteur enchaînant silhouettes, figurations et petits rôles. Quelquefois, il incarne même plusieurs personnages dans un même film, comme pour Du Guesclin, de Bernard de Latour, en 1948, où il tient tour à tour le rôle de mendiant, chef de bande, astrologue, seigneur.
[modifier] Une irrésistible ascension
Au début des années 1950, Sacha Guitry lui confie plusieurs petits rôles, notamment dans La Poison (1951), Je l'ai été trois fois (1952), Si Paris nous était conté (1955) et surtout La Vie d'un honnête homme (1953) où il a un rôle un peu plus consistant de valet de chambre « obséquieux et fourbe, presque inquiétant l'espace d'un plan »[19]. Dans ce film, son personnage s'affine un peu plus – « il apparait “au naturel”, sans grimace ni moustache »[19] – et il est associé pour la première fois à Claude Gensac. En 1952, il rejoint la troupe des Branquignols dirigée par Robert Dhéry, bien que les circonstances de la rencontre entre Louis de Funès et Robert Dhéry varient considérablement en fonction des auteurs. Il débute d’abord dans la revue Bouboute et Sélection. « En 1952, mon père jouait La Puce à l'oreille de Feydeau [...]. À la fin de la représentation, mon père courait au petit théâtre Vernet [...] pour apparaître dans le premier sketch de Bouboute et Sélection [...] puis, il reprenait le métro pour rejoindre le cabaret où il incarnait un clochard », explique-il[20], puis dans Ah ! les belles bacchantes en 1953. Cette revue obtient un grand succès – deux années de représentations – et contribue à le faire connaître. De plus, intégré dans une troupe dédiée au comique, l’acteur va perfectionner sa technique et explorer des facettes de son talent jusque-là délaissées. On le retrouve l’année suivante dans l’adaptation à l’écran du spectacle, Ah ! les belles bacchantes de Jean Loubignac, qui est son premier film en couleurs, le film La Reine Margot de Jean Dréville, tourné avant ce film, sort en salle après. Cette même année, il joue face à Fernandel dans Le Mouton à cinq pattes d’Henri Verneuil et pour la première fois face à Bourvil dans Poisson d’avril de Gilles Grangier. Jean-Paul Le Chanois, après lui avoir confié deux petits rôles dans Sans laisser d'adresse (1951) et Agence matrimoniale (1952), lui offre le second rôle de M. Calomel dans la comédie populaire à succès Papa, maman, la bonne et moi (1954) et sa suite Papa, maman, ma femme et moi (1956).
En 1956, il obtient un début de reconnaissance au cinéma dans La Traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, où il joue l’épicier Jambier. Il s’impose avec force face à Jean Gabin et Bourvil, dans une prestation de quelques minutes au cours de laquelle il dessine en quelque sorte son futur personnage : lâche devant « le fort » (Jean Gabin) et colérique devant « le faible » (Bourvil). Même si le film a atteint aujourd’hui le statut de film culte, il connaît à sa sortie un succès public pour son « discours continûment ambivalent »[21]. Dès l’année suivante, Maurice Regamey lui offre son premier rôle principal dans Comme un cheveu sur la soupe. Son interprétation d'un compositeur suicidaire vaut à l’acteur le Grand Prix du Rire 1957, sa première récompense et le film, « petite production sans prétention, qui aurait dû passer inaperçue, [...] tient l'affiche de très longues semaines. »[22]. Toujours en 1957, il est la tête d’affiche de Ni vu... Ni connu..., d’Yves Robert, dans le rôle du braconnier Blaireau. Accompagné de son chien « Fous le camp », cet « avatar rural de Guignol »[23] brave toutes les formes d'autorité et finit toujours par échapper au garde-chasse. Le film est un beau succès à sa sortie et vaut à l'acteur quelques articles laudateurs dans la presse, à l'instar de l'hebdomadaire France Dimanche, qui, dans son numéro du 20 septembre 1957, titre à la une : « Louis de Funès, l'acteur le plus drôle de France »[24]. On le retrouve encore dans un rôle principal en 1958 dans Taxi, Roulotte et Corrida, d’André Hunebelle, tourné en Espagne, qui connaît un certain succès avec 2,542 millions d’entrées. Pourtant, la progression de sa carrière au cinéma marque une pause, et l’acteur va retourner à des films ou des rôles moins importants pour quelque temps.
[modifier] Deux rôles décisifs
C’est d’abord au théâtre que la carrière de Louis de Funès va connaître une nouvelle accélération. Depuis ses débuts, l’acteur ne s’est jamais éloigné des planches et il reprend notamment, en 1957, aux côtés de Danielle Darrieux et Robert Lamoureux, le rôle créé par Raimu dans Faisons un rêve de Sacha Guitry. Le biographe de l’auteur, Jacques Lorcey, note :
« Ce sera la dernière grande joie de notre Sacha [Guitry]. [...] Ce succès, obtenu par des vedettes tellement différentes des créateurs lui apporte la certitude que son théâtre lui survivra[25]. »
— Jacques Lorcey
En septembre 1959 pour les tournées Karsenty, il débute les répétitions d'Oscar, une pièce de Claude Magnier créée à Paris en 1958 avec une distribution qui comprenait Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo. À partir du 1er octobre, commencent les cent jours d’une tournée qui va le conduire dans les provinces françaises et le Maghreb. Le succès est tel qu'on lui propose de reprendre la pièce à Paris en janvier 1961. D’abord hésitant pour cette reprise parisienne, il accepte finalement[26]. La pièce est un énorme succès et sur scène, il multiplie les improvisations et les prouesses physiques. Pierre Mondy, le créateur du rôle repris par de Funès, constate que « Louis [de Funès] était carrément génial dans Oscar. Génial d'invention, de burlesque. Il avait amélioré le rôle »[27]. L’acteur reprendra « ce rôle fétiche » dans l’adaptation cinématographique de la pièce réalisée par Édouard Molinaro en 1967, puis à nouveau sur scène au début des années 70 dans une mise en scène de Pierre Mondy.
En parallèle, il continue à tourner. On le retrouve par exemple en 1961 dans un petit rôle de barman dans Le crime ne paie pas, le troisième film réalisé par Gérard Oury. Lors du tournage, alors qu'il tient le seul rôle comique du film, Louis de Funès essaie de convaincre le réalisateur qu'il est fait pour tourner des films comiques : « Quant à toi, tu es un auteur comique, et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité là »[28]. L'année suivante, il incarne un restaurateur colérique et cupide face à Jean Gabin dans Le Gentleman d’Epsom de Gilles Grangier. En 1963, il retrouve la tête d’affiche avec Pouic-Pouic, l’adaptation par Jean Girault de la pièce de boulevard Sans cérémonie, qu’il avait écrite avec Jacques Vilfrid. Louis de Funès avait participé à la création de la pièce en 1952 – il tenait le rôle du maître d’hôtel incarné par Christian Marin dans le film – mais la pièce n’avait pas connu le succès. Finalement, malgré cet insuccès et les difficultés rencontrées par le réalisateur auprès des producteurs pour monter le projet autour de Louis de Funès[29], ce film permet à l'acteur de retrouver un large public et marque le départ de la seconde partie de sa carrière qui ne verra plus sa popularité fléchir.
Dans Oscar comme dans Pouic-Pouic, Louis de Funès incarne un homme aisé et irascible, ayant des difficultés avec sa progéniture : il décline son « personnage fétiche inspiré du Pantalon » de la commedia dell'arte[30]. Il a alors créé son personnage comique : colérique, autoritaire, grimaçant, tout en énergie et « a gommé certaines outrances qui le parasitaient dans les années cinquante »[31].
[modifier] La consécration
Pouic-Pouic où il incarne un boursicoteur harcelé par les histoires de famille et les péripéties domestiques, marque aussi le début de la collaboration entre Louis de Funès et le réalisateur Jean Girault, également musicien[32], qui le fera jouer dans douze films, les 6 films de la série des Gendarmes, Pouic-Pouic (1963), Faites sauter la banque ! (1963), Les Grandes Vacances (1967), Jo (1971), L'Avare (1980) et La Soupe aux choux (1981). Après Faites sauter la banque ! en 1964, dans lequel il prépare en famille le braquage d'une banque, ils tournent ensemble, malgré les réticences des producteurs, qui auraient préféré Darry Cowl ou Francis Blanche[33], le premier volet de la série des Gendarmes, Le Gendarme de Saint-Tropez, qui rencontre un succès considérable et installe l’acteur en haut du box-office pour la première fois. À peine deux mois plus tard, il triomphe à nouveau dans le rôle d’un représentant de l’ordre dans Fantômas. Dans ce film construit sur la double composition (Fantômas/Fandor) de Jean Marais comme premier rôle, il transfigure son personnage de réplique comique et en devient la vedette en éclipsant ses partenaires. Pendant que les succès populaires s’accumulent, en 1965, il tourne Le Corniaud, avec un rôle d'homme d'affaires louche, réalisé par Gérard Oury, où il partage l’affiche avec Bourvil. La sortie du film en mars 1965 est un nouveau triomphe (près de 12 millions de spectateurs). En 1966, il apparaît dans Le Grand Restaurant. La même année il joue un rôle de chef d'orchestre tyrannique dans la France de l'occupation dans La Grande Vadrouille, de nouveau avec Bourvil comme partenaire et Gérard Oury comme réalisateur. Le film connaît un succès colossal et a longtemps détenu le record du plus grand nombre de places de cinéma vendues en France (plus de 17 millions de spectateurs). Il est aujourd'hui le cinquième derrière Titanic (1998), de James Cameron, Bienvenue chez les Ch'tis (2008), de Dany Boon, Blanche-Neige et les Sept Nains de Walt Disney et Intouchables (2011), de Olivier Nakache et Eric Toledano. La Folie des grandeurs de Gérard Oury doit marquer les retrouvailles de Louis de Funès et de Bourvil, mais la mort de ce dernier faillit interrompre le projet. Simone Signoret suggère alors le nom de Yves Montand à Oury[34], qui perçoit le potentiel du duo, après quelques adaptations :
« J'avais conçu pour Bourvil un rôle de valet de comédie genre Sganarelle. Montand sera plus proche de Scapin[35]. »
— Gérard Oury
Néanmoins, le film est un grand succès avec plus de 5,5 millions d'entrées.
[modifier] Retour au théâtre
Fin novembre 1971, au théâtre du Palais-Royal, il reprend Oscar, qu’il joue presque chaque soir jusqu’à septembre 1972 avec une interruption pendant l’été (Oscar est jouée plus de 400 fois). À partir de mars 1973, il s’investit énormément dans le tournage des Aventures de Rabbi Jacob qui sort le 18 octobre de la même année. C'est un nouveau triomphe, plus de 7 millions de spectateurs. Le lendemain, Louis de Funès est à nouveau sur les planches à la Comédie des Champs-Élysées, pour ce qui fut sa dernière apparition au théâtre. Jusqu’au 25 avril 1974, il joue presque 200 fois la pièce de Jean Anouilh, La Valse des toréadors. À partir de là, il se repose au château de Clermont où le couple de Funès est souvent allé en vacances car il était la propriété du comte de Maupassant, époux de la tante de Jeanne de Funès qui, malgré son homonymie, n'a aucun lien de parenté apparent avec l'écrivain Guy de Maupassant. À la mort de sa tante, Jeanne hérite de la moitié du château. Après négociations avec les autres héritiers, le couple put acquérir le château en 1967, alors qu'il était inhabité depuis 6 ans[36], situé au Cellier en Loire-Atlantique ; il jardine beaucoup et refuse d’entreprendre quoi que ce soit en prévision du tournage très physique du prochain film de Gérard Oury. Dans Le Crocodile, dont le premier tour de manivelle est prévu pour mai 1975, il doit jouer le rôle d’un dictateur sud-américain, « un petit colonel cupide, teigneux, couard avec des faiblesses : le fric, sa femme, son fils »[37].
[modifier] Une santé précaire
Le 21 mars 1975, alors que de Funès est au théâtre en représentation pour la pièce La Valse des toréadors, il ressent une douleur dans le bras[38],[39]. Il a alors une tension artérielle qui préoccupe ses proches[38],[39]. Le 30 mars, après avoir ressenti quelques jours avant une douleur à la poitrine, celui-ci est admis à l'hôpital Necker, où les douleurs reprennent[38],[39]. Les médecins diagnostiquent à ce moment un infarctus[38],[39]. Cela l'entraine à stopper les représentations de la pièce de théâtre et la préproduction du film Le Crocodile qui est très avancée[38]. Il doit ralentir son rythme de travail et renonce définitivement à sa carrière théâtrale, incompatible avec son état[40]. Sa carrière au cinéma est aussi compromise car outre sa condition physique amoindrie, les risques de rechute font que les assureurs ne veulent plus prendre le risque de le couvrir pour un film. Déterminé, le producteur Christian Fechner réussit finalement à obtenir un accord pour une assurance de deux semaines et prend le risque de produire L'Aile ou la Cuisse avec seulement une petite partie du tournage assurée[8]. Lorsque le film sort le 27 octobre 1976, le public français plébiscite son retour – presque six millions d’entrées – aux côtés de Coluche.
Louis de Funès réapparaît donc à l’écran amaigri, mais son médecin est toujours sur le plateau, ainsi qu’une ambulance. Il continue à tourner mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'à ses débuts, comme La Zizanie avec Annie Girardot en 1978 ou Le Gendarme et les Extra-terrestres en 1979.
En 1980, il réalise un vieux rêve : adapter au cinéma une pièce de Molière et en réaliser une version à son image. C’est ainsi que L’Avare arrive sur les écrans de cinéma, mais ne rencontre qu’un modeste succès (en 1964 déjà, il avait enregistré sur un disque 33 tours 6 textes de pièces de Molière, dont des extraits de L'Avare, et 10 fables de Jean de La Fontaine). Cette même année 1980, il reçoit cependant un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, des mains de Jerry Lewis.
Plus tard, un de ses fils lui conseille de lire un roman de René Fallet intitulé La Soupe aux choux, qui, selon lui, a le potentiel pour pouvoir « faire un bon film ». Une adaptation au cinéma est tournée en compagnie de Jean Carmet et de Jacques Villeret.
Le Gendarme et les Gendarmettes est son dernier film. Le 27 janvier 1983, il est victime d’un nouvel infarctus, qui lui est fatal. Il est enterré au cimetière du Cellier le 29 janvier 1983.
[modifier] Les ressorts de l’humour de Louis de Funès
Les capacités de Louis de Funès à mimer et à faire des grimaces sont les principaux aspects de son humour. Le mime est pour lui essentiel pour ponctuer ses mots : « Quand on décrit une forme de bouteille avec ses deux mains, expliquait-il en joignant le geste à la parole, la bouteille est là, on la voit. Elle flotte un instant dans l’espace, même quand le geste est terminé. ». Il joue aussi beaucoup sur la répétition dans une scène de ses gestes ou paroles. De plus le ressort de son humour est aussi capté dans le caractère excessif des sentiments et émotions qu’il exprime, que ce soit la peur ou le désespoir – feint ou réel – de son personnage.
Il excelle en particulier dans l’expression de la colère : grognements, bruits de la bouche, gifles répétitives sur les autres personnages, grands gestes, etc. Ses rôles se prêtaient volontiers à ce jeu : ses personnages sont souvent hypocrites, antipathiques, sans être, la plupart du temps, méchants ou incapables de rédemption. Louis de Funès disait que rien ne le faisait plus rire, dans la vie courante, qu’une personne en engueulant une autre, sans que cette dernière puisse répliquer.
Sa petite taille (1,64 m[41]) contrastait avec celle de ses partenaires plus grands (Bourvil, Yves Montand) et ajoutait un autre élément comique au personnage.
[modifier] L'art du déguisement
Même s’il n’a pas souvent eu l’occasion d’y recourir dans les nombreux films auxquels il a participé, Louis de Funès portait volontiers des déguisements pour accentuer, parfois jusqu’à l'outrance, les situations comiques dans lesquelles il faisait évoluer ses personnages.
On peut retenir parmi tous ces déguisements : son déguisement en poète maniéré portant une perruque dans Le Grand Restaurant, en femme voilée, en général et en Thierry la fronde dans Le Gendarme de Saint-Tropez, en Chinois et en policier américain dans Le Gendarme à New York, en marin et en hippie dans Le gendarme en balade, en religieuse dans Le Gendarme et les Extra-terrestres, en gendarmette dans Le Gendarme et les Gendarmettes, en pirate, en évêque et en colonel de l'armée italienne dans Fantomas se déchaîne, en Ecossais portant le kilt et en fantôme dans Fantomas contre Scotland Yard, en marin hollandais dans Les Grandes Vacances, en kayakiste dans Le Petit Baigneur sans oublier les costumes de la Belle Époque dans Hibernatus, en mécanicien dans Le Corniaud, en soldat allemand au casque trop grand dans La Grande Vadrouille, en dame de la cour dans La Folie des grandeurs, en rabbin hassidique dans Les Aventures de Rabbi Jacob, en vieille femme, en Américain et en chauffeur dans L'Aile ou la Cuisse, en Harpagon dans L'Avare mais on retiendra avant tout son déguisement de gendarme dans La saga des gendarmes.
[modifier] Des duos célèbres
Le talent de Louis de Funès fonctionnait bien dans le cadre de duos réguliers ou occasionnels avec des acteurs très divers. Claude Gensac, connue pour le surnom que Cruchot lui donne dans la série des Gendarmes : « Ma biche », fut la complice féminine des personnages de Louis de Funès ; elle a souvent joué sa femme à l’écran. Louis de Funès a aussi beaucoup joué avec Michel Galabru, son supérieur dans la série des Gendarmes, en lui servant de faire-valoir burlesque. Plusieurs scènes de La Folie des grandeurs sont restées célèbres, comme le réveil avec les rimes en « or » ou le nettoyage des oreilles, et font tout de suite penser à Yves Montand. Louis de Funès a aussi joué de célèbres scènes avec Coluche dans L'Aile ou la Cuisse. Mais son duo le plus marquant est celui formé avec Bourvil dans Le Corniaud et surtout dans La Grande Vadrouille.
Il a aussi joué avec son fils, Olivier de Funès, dans Les Grandes Vacances, L'Homme orchestre, Le Grand Restaurant, Sur un arbre perché, Fantômas se déchaîne et Hibernatus. D'autres acteurs ont joué plusieurs fois avec lui, comme Bernard Blier (Les Hussards, Jo et Le Grand Restaurant), Jean Gabin (Le Tatoué, La Traversée de Paris et Le Gentleman d’Epsom), Jean Marais (Le Capitaine Fracasse, Fantômas, Fantômas se déchaîne et Fantômas contre Scotland Yard), Maurice Risch (Les Grandes Vacances, Le Grand Restaurant, La Zizanie et certains épisodes du Gendarme de Saint-Tropez), Michel Simon (La Vie d'un honnête homme)… Il fut également aux côtés de Fernandel dans Le Mouton à cinq pattes, Mam'zelle Nitouche et Boniface somnambule au cinéma (ils ne firent que se croiser dans La Vie à deux, et dans deux sketches différents du film à sketches Le Diable et les Dix Commandements), et sur disque dans Un client sérieux de Georges Courteline en 1954. Il a également joué avec le duo Guy Grosso et Michel Modo dans La série des Gendarmes ou encore Le Grand Restaurant et aussi dans des films où les deux acteurs jouent des rôles secondaires comme Le Corniaud, La Grande Vadrouille, etc.
[modifier] Partenaires principaux
- Bernard Blier : Le Grand Restaurant, Jo et Les Hussards
- Bourvil : Le Corniaud, La Grande Vadrouille, La Traversée de Paris, Poisson d'avril et Les Hussards
- Jean Carmet dans La Soupe aux choux et Le Diable et les Dix Commandements
- Coluche : L'Aile ou la Cuisse
- Mireille Darc : Les Bons Vivants, Des pissenlits par la racine, Pouic-Pouic et Les Bons Vivants
- Mylène Demongeot : la trilogie des Fantômas et Frou-Frou
- Robert Dhéry dans Le Petit Baigneur, Ah ! les belles bacchantes et La Belle Américaine
- Jean Gabin : Le Tatoué, La Traversée de Paris et Le Gentleman d'Epsom
- Michel Galabru : Nous irons à Deauville, Le Gendarme de Saint-Tropez, Le Gendarme à New York, Le gendarme se marie, Le Gendarme en balade, Jo, Le Petit Baigneur, Le Gendarme et les Extra-terrestres, L'Avare, et Le Gendarme et les Gendarmettes
- Claude Gensac : La Vie d'un honnête homme, Hibernatus, Jo, Le gendarme se marie, Le Gendarme en balade, L'Aile ou la Cuisse, Oscar, L'Avare, et Le Gendarme et les Gendarmettes ainsi que Les Grandes Vacances, La Soupe aux choux
- Annie Girardot : La Zizanie
- Robert Lamoureux : Papa, maman, la bonne et moi, Si Paris nous était conté et Papa, maman, ma femme et moi
- Jacqueline Maillan : Pouic-Pouic, Ah ! les belles bacchantes et Les Veinards
- Jean Marais : la trilogie des Fantômas , Le Capitaine Fracasse et Dortoir des grandes
- Yves Montand : La Folie des grandeurs
- Paul Préboist : Oscar, Hibernatus, Le Gendarme en balade, Sur un arbre perché, La Folie des grandeurs, Jo
- Jean Richard : Les Bons Vivants, Les Tortillards, Certains l'aiment froide, Courte Tête, Mon pote le gitan et Candide ou l'Optimisme au XXe siècle
- Michel Serrault : Des pissenlits par la racine, Carambolage, Nous irons à Deauville, Ah ! les belles bacchantes, La Belle Américaine
A
Alfred Adam ; Noëlle Adam ; Bernard Alane ; Andrex ; Françoise Arnoul ; Henri Attal
B
Babeth ; Jacques Balutin ; Gérard Barray ; Yves Barsacq ; Guy Bedos ; Jean-Luc Bideau ; Maurice Biraud ; Francis Blanche ; Bernard Blier ; Bourvil ; Claude Brasseur ; Pierre Brasseur ; Jean-Claude Brialy ; Colette Brosset ; Raymond Bussières
C
Roger Caccia ; Julien Carette ; Jean Carmet ; Jean-Pierre Cassel ; Jean-Roger Caussimon ; Gino Cervi ; Geraldine Chaplin ; Marie-Anne Chazel ; Maurice Chevit ; Françoise Christophe ; Coluche ; Eddie Constantine ; Annie Cordy ; Darry Cowl
D
Pierre Dac ; Robert Dalban ; Marcel Dalio ; Mireille Darc ; Gérard Darmon ; Jean-Pierre Darras ; Danielle Darrieux ; Sophie Daumier ; Claude Dauphin ; Mario David ; Dominique Davray ; Micheline Dax ; Christine Dejoux ; Suzy Delair ; Germaine Delbat ; Alain Delon ; Danièle Delorme ; Mylène Demongeot ; Hubert Deschamps ; Ivan Desny ; Sacha Distel ; Anne Doat ; Pierre Doris ; Marie Dubois ; Paulette Dubost ; Jacques Dufilho ; Roger Dumas ; Jacques Dynam
F
Franco Fabrizi ; Fernandel ; Geneviève Fontanel ; Jacques François ; Paul Frankeur ; Pierre Fresnay ; Olivier de Funès ; Jeanne Fusier-Gir
G
Jean Gabin ; Michel Galabru ; Nicole Garcia ; Daniel Gélin ; Henri Génès ; Claude Gensac ; Annie Girardot ; Claude Giraud ; Geneviève Grad ; Denise Grey ; Sophie Grimaldi ; Guy Grosso ; Julien Guiomar ; Sacha Guitry ; Henri Guybet
J
L
Patrice Laffont ; Bernadette Lafont ; Martin Lamotte ; Robert Lamoureux ; Gérard Lanvin ; Pierre Larquey ; Bernard Lavalette ; Robert Le Béal ; Ginette Leclerc ; Bernard Le Coq ; Jean Lefebvre ; Jacques Legras ; Virna Lisi ; Michael Lonsdale ; Folco Lulli
M
Jacqueline Maillan ; Jean Marais ; Luis Mariano ; Jean-Pierre Marielle ; Christian Marin ; Jacques Marin ; Mary Marquet ; Mike Marshall ; Jean Martin ; Ferdy Mayne ; Bernard Menez ; Marthe Mercadier ; Paul Mercey ; Hans Meyer ; Clément Michu ; Miou-Miou ; Michel Modo ; Pierre Mondy ; Yves Montand ; Max Montavon ; Dario Moreno ; Michèle Morgan ; Gaby Morlay ; Moustache ; Bruno Moynot ; Bernard Musson
N
O
P
Maria Pacôme ; Andréa Parisy ; Gisèle Pascal ; Raymond Pellegrin ; François Périer ; Marco Perrin ; Gérard Philipe ; Claude Piéplu ; Roger Pierre ; Marie-France Pisier ; Jean Poiret ; Popeck ; Paul Préboist ; Patrick Préjean ; Micheline Presle
R
Jean-Pierre Rambal ; Fernand Raynaud ; Pierre Repp ; Claude Rich ; Jean Richard ; Maurice Risch ; Yves Robert ; Dany Robin ; Madeleine Robinson ; Jean Rochefort ; Noël Roquevert ; France Rumilly
S
Renée Saint-Cyr ; Henri Salvador ; Alice Sapritch ; Fernand Sardou ; Dany Saval ; Alan Scott ; Michel Serrault ; Michel Simon ; Raymond Souplex ; Benno Sterzenbach
T
Pierre Tchernia ; Terry-Thomas ; Jean-Marc Thibault ; Pierre Tornade ; Guy Tréjan ; Jean-Louis Trintignant
V
Pierre Vaneck ; Charles Vanel ; Roger Van Hool ; Sylvie Vartan ; Rosy Varte ; Venantino Venantini ; Lino Ventura ; Jacques Villeret ; Yves Vincent ; Henri Virlogeux
W
Georges Wilson ; Lambert Wilson
Z
Dominique Zardi ; Léon Zitrone
- Gérard Oury
- Jean Girault
- Claude Zidi
- Serge Korber
- Édouard Molinaro
- Robert Dhéry
- Denys de La Patellière
- André Hunebelle
- Jacques Besnard
- Georges Lautner
- Yves Robert
- Henri Verneuil
- Jacques Poitrenaud
- Emil-Edwin Reinert
- Marcel Bluwal
- Francis Rigaud
- Jack Pinoteau
- Jean Chérasse
- Jean Laviron
- Julien Duvivier
- Gilles Grangier
- Maurice Delbez
- Pierre Gaspard-Huit
- Jean Bastia
- Norbert Carbonnaux
- Clément Duhour
- Maurice Regamey
- Claude Autant-Lara
- Claude Sautet
- Guy Lefranc
- Augusto Genina
- Sacha Guitry
- Alex Joffé
- Jean Dréville
- André Berthomieu
- Yves Allégret
- Jean-Paul Le Chanois
- Henri Decoin
- Carlo Rim
- Jean Loubignac
- Maurice Labro
- Bernard Borderie
- Jacques Becker
- Jean Stelli
[modifier] Un sens inné de la danse et de la musique
Selon Colette Brosset[42], Louis de Funès avait la musique et la danse dans la peau. Sa capacité à assimiler et à servir une chorégraphie était étonnante. Ses arabesques font merveille dans les films comme Ah ! les belles bacchantes, Le Grand Restaurant, L’Homme orchestre ou Les Aventures de Rabbi Jacob. On peut également admirer son talent de pianiste dans les films suivants : Comme un cheveu sur la soupe de Maurice Regamey, Je n’aime que toi, de Pierre Montazel, Frou-Frou, d'Augusto Genina, ou Ah ! les belles bacchantes, de Jean Loubignac (avec Francis Blanche au chant, dans Chanter sous le soleil, des célèbres Bouvart et Ratinet)).
[modifier] Succès commerciaux
Les films dans lesquels a joué Louis de Funès ont attiré plus de 160 millions de spectateurs en France[43]. Entre 1964 et 1979, sept de ces films sont no 1 (en 1964, 1965, 1966, 1967, 1970, 1973 et 1979) au box-office.
Par ailleurs, en 1967, il joue dans trois films parmi les mieux classés : no 1 avec Les Grandes Vacances, no 2 avec Oscar et no 5 avec Fantômas contre Scotland Yard. La Grande Vadrouille est no 3 aux box-office français : c’est le 5e film qui a cumulé le plus d’entrées en France dans l’histoire du cinéma (après Titanic de James Cameron, Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon, Blanche-Neige et les Sept Nains de Walt Disney et Intouchables de Olivier Nakache et Éric Toledano).
[modifier] Box-office France
- 1956 : La Traversée de Paris : 4,89 millions d'entrées
- 1958 : Ni vu... Ni connu... : 2,51 millions d'entrées
- 1958 : Taxi, Roulotte et Corrida : 2,54 millions d'entrées
- 1962 : La Vendetta : 1,15 million d'entrées
- 1962 : Le Gentleman d'Epsom : 1,73 million d'entrées
- 1962 : Nous irons à Deauville : 1,99 million d'entrées
- 1963 : Carambolages : 1,18 million d'entrées
- 1963 : Pouic-Pouic : 2,17 millions d'entrées
- 1963 : Des pissenlits par la racine : 1,52 million d'entrées
- 1963 : Faites sauter la banque ! : 1,92 million d'entrées
- 1964 : Le Gendarme de Saint-Tropez : 7,81 millions d'entrées
- 1964 : Fantômas : 4,49 millions d'entrées
- 1965 : Le Corniaud : 11,74 millions d'entrées
- 1965 : Le Gendarme à New York : 5,49 millions d'entrées
- 1965 : Fantômas se déchaîne : 4,16 millions d'entrées
- 1966 : Le Grand Restaurant : 3,88 millions d'entrées
- 1966 : La Grande Vadrouille : 17,27 millions d'entrées
- 1966 : Fantômas contre Scotland Yard : 3,56 millions d'entrées
- 1967 : Oscar : 6,12 millions d'entrées
- 1967 : Les Grandes Vacances : 6,98 millions d'entrées
- 1968 : Le gendarme se marie : 6,83 millions d'entrées
- 1968 : Le Tatoué : 3,20 millions d'entrées
- 1968 : Le Petit Baigneur : 5,54 millions d'entrées
- 1969 : Hibernatus : 3,37 millions d'entrées
- 1970 : L'Homme orchestre : 2,41 millions d'entrées
- 1970 : Sur un arbre perché : 1,62 million d'entrées
- 1970 : Le Gendarme en balade : 4,87 millions d'entrées
- 1971 : Jo : 2,47 millions d'entrées
- 1971 : La Folie des grandeurs : 5,56 millions d'entrées
- 1973 : Les Aventures de Rabbi Jacob : 7,30 millions d'entrées
- 1976 : L'Aile ou la Cuisse : 5,84 millions d'entrées
- 1978 : La Zizanie : 2,79 millions d'entrées
- 1979 : Le Gendarme et les Extra-terrestres : 6,28 millions d'entrées
- 1980 : L'Avare : 2,42 millions d'entrées
- 1981 : La Soupe aux choux : 3,09 millions d'entrées
- 1982 : Le Gendarme et les Gendarmettes : 4,20 millions d'entrées
[modifier] Distinctions
Louis de Funès, comparé aux autres artistes de son époque et au nombre de films qu'il a tournés, n'a pas reçu un nombre très important de récompenses.
- 1957 : Grand prix du rire pour son rôle dans Comme un cheveu sur la soupe de Maurice Regamey
- 1965 : Victoire du cinéma pour son rôle dans Le Gendarme de Saint-Tropez[44], remise par Gina Lollobrigida lors de la 20e édition
- 1967 : Prix Georges Courteline pour son rôle dans le film Les Grandes Vacances
- 1967 (7 décembre) : Invité personnellement à une réception par le Général de Gaulle au palais de l'Élysée, en compagnie de son épouse, de Gérard Oury, de Fernandel, de Jean Delannoy...
- 1971 (5 janvier) : Remise de la Médaille d'honneur de la ville de Paris
- 1973 : Chevalier de la Légion d’honneur
- 1980 : César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, remis par Jerry Lewis
Le prix Jean-Gabin, décerné de 1981 à 2008, a été créé à l'initiative de Louis de Funès[45].
Il est 17e au classement des 100 plus grands Français de tous les temps, établi en mars 2005 pour France 2.
[modifier] Carrière
[modifier] Théâtre
- 1926 : Le Royal Dindon de Bodèse[46]
- 1944 : L'Amant de paille de Marc-Gilbert Sauvajon, avec Meg Lemonnier, Jean-Pierre Aumont, Bernard Blier, mise en scène Jean Wall, Théâtre Michel : figurant remplaçant
- 1945 : Image anglaise de Jacques Armand, mise en scène Pierre Henry, Studio des Champs-Élysées : un client
- 1945 : La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca, mise en scène Maurice Jacquemont, avec Germaine Kerjean, Marthe Mellot, Silvia Monfort, Studio des Champs-Élysées : figurant (28 décembre)
- 1946 : Winterset de Maxwell Anderson, mise en scène André Certes, avec Renaud Mary, Yves Vincent, Marie Carlot, Jean-Roger Caussimon, Arvel, Daniel Gélin, Théâtre des Carrefours : le clochard (27 janvier).
- 1946 : L'île grande de Henriette Valet, mise en scène de Teddy Bilis, avec Louis Arbessier, Jacques Sarthou et Jeanne Stora, Théâtre de l'Œuvre (1er septembre)
- 1948 : Thermidor de Claude Vermorel, mise en scène Claude Vermorel, avec Claire Mafféi, Gisèle Grand Pré, Claude Ferna, Gérard Oury, Théâtre Pigalle : Hanriot (24 mars).
- 1949 : Le Journal de Jules Renard, sketchs inspirés de l'œuvre de Jules Renard créés en septembre 1949 au cabaret La Tomate, puis repris à la radio, avec Raymond Souplex, Robert Rocca, Pierre Still, Francine Darbois, Michel Méry, Jean Carmet
- 1949 : Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams, mise en scène Raymond Rouleau, avec Arletty, Yves Vincent, Héléna Bossis, Daniel Ivernel, Maurice Regamey, Théâtre Édouard VII : Pablo (15 octobre).
- 1950 : Le Fils du rémouleur de Max Révol, sur une mise en scène de l'auteur, avec Darry Cowl, Jean-Marc Thibault, Jean Richard, Max Révol, Théâtre du Chapiteau.
- 1951 : Vache de mouche de Michel Emer, sur une mise en scène de l'auteur, avec Jack Ary, Micheline Dax, Jean Carmet, Christian Duvaleix
- 1951 : Dominique et Dominique de Jean Davray, mise en scène Raymond Rouleau, avec Lucien Nat, Jacques François, Théâtre Michel : M. Ernest (18 janvier)
- 1952 : La Puce à l'oreille de Georges Feydeau, mise en scène Georges Vitaly, avec Pierre Mondy, Marthe Mercadier, Jean Le Poulain, Théâtre Montparnasse : Augustin Ferraillon
- 1952 : La Peur des coups de Georges Courteline, avec Colette Brosset
- 1952 : Bouboute et Sélection ou Café liégrois de Robert Dhéry, mise en scène Robert Dhéry, avec Robert Dhéry, Colette Brosset, Roger Saget, Albert Rémy, Pierre Mondy, Gérard Calvi, René Dupuy, Théâtre Vernet : l’adjudant de pompiers
- 1952 : Sans cérémonie de Jacques Vilfrid et Jean Girault, avec Albert Préjean, Claude Gensac, Maria Mascelli, Jean Paqui, Théâtre Daunou : le maître d’hôtel (23 septembre-9 novembre[47])
- 1953 : Ah ! les belles bacchantes de Robert Dhéry, Francis Blanche et Gérard Calvi, mise en scène Robert Dhéry, avec Jacqueline Maillan, Jacques Legras, Théâtre Daunou (16 juin)
- 1953 : Le Journal de Jules renard adaptation de Robert Rocca et Simone Rouziéde, avec Robert Rocca, Jean Carmet, Louis de Funès, René Berthier, Cabaret la Tomate
- 1955 : Ornifle ou le Courant d'air de Jean Anouilh, avec Pierre Brasseur, Jacqueline Maillan, mise en scène Jean Anouilh et Roland Piétri, Comédie des Champs-Elysées : Machetu (3 novembre)
- 1955 : Nekrassov de Jean-Paul Sartre, mise en scène Jean Meyer, avec Michel Vitold, Jean Parédès, Armontel - Louis de Funès a été congédié par le metteur en scène durant les répétitions
- 1955 : Poppi de Georges Sonnier, mise en scène Pierre Valde, avec Maryse Paillet, Maurice Vallier, Théâtre des Arts : Poppi (5 mars)
- 1957 : Faisons un rêve de Sacha Guitry, mise en scène de l’auteur, Théâtre des Variétés (30 mars)
- 1959 : Oscar de Claude Magnier, pour les tournées Karsenty
- 1961 : Oscar de Claude Magnier, mise en scène Jacques Mauclair, à la Comédie des Champs-Élysées (21 janvier-1er juillet)
- 1962 : La Grosse Valse de Robert Dhéry, mise en scène de l’auteur, avec Robert Dhéry, Colette Brosset, Jacques Legras, Liliane Montevecchi, Guy Grosso, Michel Modo, Pierre Tornade, Théâtre des Variétés : le douanier Rousel
- 1971 : Oscar de Claude Magnier, avec Olivier de Funès, Maria Pacôme, Mario David, Corinne Le Poulain, mise en scène Pierre Mondy, Théâtre du Palais-Royal : Bertrand Barnier (30 novembre-21 mai 1972)
- 1972 : Oscar de Claude Magnier, avec Olivier de Funès, Maria Pacôme, Mario David, Corinne Le Poulain, mise en scène Pierre Mondy, Théâtre du Palais-Royal : Bertrand Barnier (19 septembre-7 janvier 1973)
- 1973 : La Valse des toréadors de Jean Anouilh, mise en scène de Jean Anouilh et Roland Piétri, avec Sabine Azéma, Comédie des Champs-Élysées : le Général (19 octobre)
[modifier] Filmographie
[modifier] Musique / Discographie
Louis de Funès a interprété plusieurs chansons sur scène, à l'écran ou au disque, parmi lesquelles :
- 1962 : Pour toi, Dans mes godasses, C'est défendu et Comme la douane dans La Grosse Valse de Robert Dhéry, musique Gérard Calvi, avec Guy Grosso, Michel Modo, Pierre Tornade et Jacques Legras
- 1967 : Ferme tes yeux mon bébé, mélodie et paroles de « mémé Fourchaume » dans Le Petit Baigneur
- 1970 : Les Poupons (ou Quand tu fais « La la la - la la »), musique François de Roubaix, paroles Jean Halain et Remo Forlani, dans L'Homme-orchestre avec son fils Olivier
- 1981 (24 décembre) : Le Divin enfant sur le plateau du Grand Anniversaire, émission de variétés de FR3 animée ce soir-là par Guy Béart.
Il a également enregistré des fables, de pièces de théâtre et des histoires pour enfants (Les Aristochats) sur microsillons.
- 1953 : La Tomate présente le Journal de Jules Renard (33T - Phillips - Ref: N 76007R)
- 1958 : Le Bœuf et l’Âne de la crèche avec Louis de Funès (l’âne) et Jacques Fabbri (le bœuf) (33T - Erato - ref: LDEV 3097)
- 1958 : Le Bourgeois gentilhomme de Molière, interprété entre autres par Louis de Funès et Bernard Blier (16T - Contrepoint - ref: V 16.25005.30) puis en 33T - Vogue - N° COF.11 (1972)
- 1959 : Les Fourberies de Scapin de Molière (16T - Contrepoint) puis en 33T - Vogue - N° COF.12 (1972)
- 1960 : La Grosse Valse (33T - ref: LD 593 30)
- 1964 : Louis de Funès joue avec les classiques (4x 45T).
- Volume 1 (Vogue, EPL 8259)
- Jean de La Fontaine : Le Corbeau et le Renard, Le Loup et l'Agneau, Le Coche et la Mouche
- Jean de La Bruyère : Des biens de fortune, Giton et Phédon, De l'Homme : Gnathon
- Volume 2 (Vogue, EPL 8260)
- Jean de La Fontaine : La Cigale et la Fourmi, Le Petit Poisson et le Pêcheur, Le Lion et le Moucheron
- Jean Racine : Les plaideurs
- Volume 3 (Vogue, EPL 8261)
- Jean de La Fontaine : La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, La Montagne qui accouche, Le Chat, la belette et le petit Lapin
- Nicolas Boileau : Les Embarras de Paris
- Volume 4 (Vogue, EPL 8262)
- Jean de La Fontaine : Le Savetier et le Financier
- Molière : Monologue de l'avare
- Pierre Corneille : Stances à Marquise
- Voltaire : La Vanité, Les oui et les non, Épigramme imité de l'anthologie
- Volume 1 (Vogue, EPL 8259)
- 1964 : Louis De Funès joue Molière (L'Avare, Les Fourberies de Scapin, Le Bourgeois gentilhomme), La Fontaine (Fable) (33T - Vogue)
- 1969 : Un client sérieux une comédie de Georges Courteline avec Fernandel (33T - Ref: DECA FM 133522) -. Louis de Funès y tient le rôle du substitut.
- 1979 : Le Double Disque d'or des enfants collectif dont Louis de Funès (33T - ref : Vg304)
- 1980 : Louis de Funès raconte les Aristochats (33T - Disneyland Records - ref: ST-3890 F)
- 1981 : Pour le mercredi de vos enfants avec Bernard Blier, Les Charlots, Danièle Gilbert, Louis De Funès, Jean Chevrier, Pierre Tchernia, Pierre Perret. (33T - Vogue Clvlx 665) Louis De Funès y récite Le Corbeau et le Renard et Le Loup et l’Agneau.
- Hommage à Louis de Funès (2x 33t - Vogue - ref:426010)
- BO de films
- 1962 : Le Diable et les Dix commandements, avec Fernandel (45T - barclay 70 466)
- 1962 : Le Gentleman d'Epson, avec Jean Gabin
- 1963 : Carambolage, (45T - Vogue - ref: EPL 8098)
- 1963 : Faites sauter la banque, (45T - BEL AIR 211 151 M)
- 1963 : Nous irons à Deauville, avec Sacha Distel (45T - rca victor 86006)
- 1963 : La Belle Américaine, (45T - Vogue - ref: EPL 7887)
- 1964 : Le Gendarme de St Tropez, (33T - Seven Seas - ref : HIT 1402)
- 1965 : Le Gendarme à New-York, (45T)
- 1965 : Le Corniaud, avec Bourvil (45T - Barclay 70773)
- 1966 : La Grande Vadrouille, (45T)
- 1966 : Le Grand Restaurant, (45T - Barclay 70916)
- 1968 : Le Petit Baigneur, (45T - Vogue - ref: EPL8619)
- 1970 : L'Homme-orchestre, (45T - Philips - ref: 6009 088)
- 1971 : La folie des grandeurs, avec Yves Montand (45T - LP - AZ118)
- 1973 : Les aventures de Rabbi Jacob, (45T - )
- 1976 : L'Aile ou la Cuisse, (33T - Vogue -LDY 28076)
- 1978 : La Zizanie, avec Louis de Funès et Annie Girardot (33T - Waner Bros)
- 1980 : L'Avare, avec Louis de Funès et Michel Galabru
- (45T - Wea - Filipacchi Music) scènes : « Au voleur, au voleur » et scène de la bastonnade
- (33T - Wea - Filipacchi Music - ref : 68028)
- coffret 3x 33T + livret de 8 pages (Wea - Filipacchi Music - ref : 68028)
Source : Discographie complète et illustrée sur Louisdefunes.org.
[modifier] Radio
- 1968 : Le Gendarme de Bethléem. Louis de Funès a enregistré pour Europe 1 un conte de Noël de 45 minutes revisitant la Nativité, en compagnie de Michel Galabru, Élisabeth Wiener et Pierre Tornade. Une adaptation à la télévision en a été faite, avec Michel Serrault.
[modifier] Notes et références
- Voir la section « Un champion du box-office français ».
- Marie-Pierre Rey, La Tentation du rapprochement France et URSS à l'heure de la détente (1964-1974), Publications de la Sorbonne, 1995, page 199
- Nicole Beaurain, Le Cinéma populaire et ses idéologies, L'Harmattan, 2005, page 49
- de Funès et de Funès 2005, p. 25
- de Funès et de Funès 2005, p. 19
- Funès et Funès 2005, p. 20
- Funès et Funès 2005, p. 38
- « Louis de Funès, la comédie humaine, de Philippe Azoulay, 27 janvier 2003 [présentation en ligne]
- Dicale 2009, p. 14
- Kernel 2004, p. 184
- Jelot-Blanc 1993, p. 24
- Funès et de Funès 2005, p. 44
- Cette période varie selon les sources, la famille de Funès affirme qu'elle débute en 1936, mais on trouve des dates postérieures dans certaines biographies
- Kernel 2004, p. 77
- (fr) Louis de Funès à propos de sa carrière de musicien de jazz sur Institut national de l'audiovisuel. Consulté le 17 décembre 2011
- Jelot-Blanc 1993, p. 33
- Dicale 2009, p. 19
- Bonnotte 2003, p. 43
- Aknin 2005, p. 6
- Aknin 2005, p. 44
- François Bédarida, Histoire, critique et responsabilité : Histoire du temps présent, Editions Complexe, coll. « Histoire du temps présent », 2003, 357 p. (ISBN 9782870279823) [présentation en ligne], p. 174
- Aknin 2005, p. 106
- Aknin 2005, p. 10
- Jelot-Blanc 1993, p. 109
- Jelot-Blanc 1993, p. 107
- de Funès et de Funès 2005, p. 75
- Jelot-Blanc 1993, p. 123
- Oury 1989, p. 214
- Jelot-Blanc 1993, p. 136
- Aknin 2005, p. 20
- Aknin 2005, p. 24
- (fr) Jean Girault sur Ciné-ressources. Consulté le 16 mai 2009
- Loubier 1993, p. 115
- Oury 1989, p. 250
- Dictionnaire du cinéma populaire français, p. 363
- de Funès et de Funès 2005
- Oury 1989, p. 282
- Funès et Funès 2005, p. du chapitre 20
- Jelot-Bellot et Funès 2011, p. 228
- Mongin 2002, p. 154
- Louis de Funès : Une légende, p. 25.
- Voir ses commentaires dans les suppléments du DVD du Grand Restaurant.
- 161 319 000 pour la période 1956-1990 d’après le classement établi dans Studio magazine n°67 (novembre 1992), faisant de lui l'acteur le plus populaire pour cette période devant Bourvil (126 271 000) et Jean-Paul Belmondo (102 371 000).
- Voir la 20e nuit du cinéma au Théâtre Marigny sur le site de l’INA
- Quitte à avoir un père, autant qu'il s'appelle Gabin..., Florence Moncorgé-Gabin, le Cherche Midi, 2003, p.206
- Conformément à l'usage couramment répandu, voir par exemple le site officiel de l'acteur, la « théâtrographie » débute par cette piécette jouée par Louis de Funès au collège.
- Louis de Funès, roi du rire, p. 68.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
: Ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article
[modifier] Biographies
- Laurent Aknin, Louis de Funès, Paris, Nouveau Monde éditions, coll. « Les petits illustrés », 2005, 34 p. (ISBN 2-84736-089-1) [présentation en ligne]

- Stéphane Bonnotte, Louis de Funès : Jusqu'au bout du rire, Paris, Michel Lafon, 2003, 255 p. (ISBN 2-84098-908-5)
; réédition Librairie générale française, coll. « le Livre de Poche » numéro 30 444, Paris, 2005, 254 p. (ISBN 2-253-11497-9) - Robert Chazal, De Funès, Paris, Édition PAC, coll. « Têtes d'affiche », 1979, 180 p. (ISBN 2-85336-101-2)
- Olivier de Funès et Patrick de Funès, Louis de Funès : « Ne parlez pas trop de moi, les enfants ! », Paris, Le Cherche Midi, coll. « Collection Documents », 2005, 304 p. (ISBN 2-7491-0372-X)

- Bertrand Dicale, Louis de Funès, grimace et gloire, Paris, Grasset, 10 juin 2009, 528 p. (ISBN 2246636612) [présentation en ligne]

- Christian Dureau, Louis de Funès, le génie du rire, Paris, Editions Didier Carpentier, coll. « Stars de l'écran », 2008, 125 p. (ISBN 2-8416-7586-6)
- Jean-Jacques Jelot-Blanc, Louis de Funès, une légende, Paris, Anne Carrière, 1993, 345 p. (ISBN 2-910188-07-8)

- Christelle Laffin, Louis de Funès, au nom de la rose, Paris, Albin Michel, 2002, 104 p. (ISBN 2-226-13517-0)
- Brigitte Kernel, Louis de Funès, Paris, Éd. du Rocher, 2004, 213 p. (ISBN 2-268-05133-1)

- Éric Leguèbe, Louis de Funès, roi du rire, Paris, Dualpha éd., 2003, 255 p. (ISBN 2-912476-36-4)
- Marc Lemonier, L'Intégrale de Funès, Paris, Hors collection, 21 octobre 2010, 21 cm × 27 cm, 296 p. (ISBN 2-258-08333-8)
- Jean-Marc Loubier, Louis de Funès, le berger des roses, Paris, Ramsay, coll. « Ramsay Cinéma », 1991, 273 p. (ISBN 2-85956-922-7)
; réédition Ramsay, coll. « Ramsay poche cinéma » numéro 114, Paris, 1993, 273 p. (ISBN 2-841140-03-2) - Jean-Jacques Jelot-Blanc et Daniel de Funès, Louis de Funès : L'Oscar du cinéma, Paris, Flammarion, coll. « Arts et Culture », 2011 (ISBN 2081244462)

[modifier] Bibliographie complémentaire
- Olivier Mongin, Éclats de rire : Variations sur le corps comique, Seuil, coll. « Coul.Idees », 2002, 343 p. (ISBN 978-2020517003)

- Valère Novarina, Pour Louis de Funès, Paris, Actes Sud, 1986, 79 p. (ISBN 2-86869-330-X)
- Gérard Oury, Mémoires d'éléphant, Paris, Presses Pocket, 1989, poche, 346 p. (ISBN 2-266-03063-9)

- Larry Portis, « L'État dans la tête et les pieds dans le plat. Hiérarchie et autorité dans les films de Louis de Funès », dans L'Homme et la Société, no 154, 2004, p. 31-50 (ISSN 2747583651) [texte intégral (page consultée le 10/05/2009)]
[modifier] Autour des films
- Vincent Chapeau, Sur la route de la Grande Vadrouille : Les Coulisses du tournage, Paris, Hors collection, 2004, 105 p. (ISBN 2-258-06383-3)
- Pierre-Jean Lancry, Pleins feux sur... La Grande Vadrouille, Paris, Horizon illimité, coll. « Pleins feux sur... », 2004, 136 p. (ISBN 2847870938)
- Marc Lemonier, Sur la piste de Fantômas, Paris, Édition Hors Collection/Gaumont, 2005, 127 p. (ISBN 2-258-06852-5)
- Sylvain Raggianti, Le Gendarme de Saint-Tropez : Louis de Funès, histoire d'une saga, Paris, Flammarion, 2007, 175 p. (ISBN 2081203278)
[modifier] Documentaires
- 2002 : Philippe Azoulay, Louis de Funès : La Comédie humaine (83 m, Rosebud et Studio Canal). Narration : Jean-Pierre Marielle. Intervenants : Sabine Azéma, Colette Brosset, Danielle Darrieux, Denys de La Patellière, Christian Fechner, Michel Galabru, Daniel Gélin, Claude Gensac, Annie Girardot, Michel Modo, Édouard Molinaro, Gérard Oury, Claude Rich.
- 2003 : Éric Delacour, Louis de Funès ou le Pouvoir de faire rire (51 m, Arte, France 5 et TV5 Monde). Narration : Gilles Verlant. Intervenants : Henri Guybet, Christian Fechner, Michel Galabru, Claude Gensac, Georges Lautner, Michel Modo, Pierre Mondy, Bernard Murat, Michel Pascal, Maurice Risch.
- 2004 : Emmanuelle Daude, Légende : Louis de Funès (52 m, France 3). Narration : Philippe Labro. Intervenants Macha Béranger, Danièle Thompson, Michel Modo, Pierre Mondy.
- 2007 : Serge Korber, De Funès intime (105 m, M6 Vidéo). Narration : Daniel Russo.
- 2007 : Gilles Penso, On a tous grandi avec Louis de Funès (115 m, La Boîte 2 Prod et France Télévisions). Intervenants : Didier Bénureau, Richard Berry, Clovis Cornillac, Vladimir Cosma, Arthur, Pascal Elbé, François-Xavier Demaison, Pauline Ester, Julie Ferrier, Patrice Leconte, Pascal Légitimus, Kad Merad, Isabelle Nanty, Manu Payet, Dominique Pinon, Denis Podalydès, Smaïn.
- 2010 : Jérôme Revon et Stéphane Gateau, Nous nous sommes tant aimés : Louis de Funès (France 3)
[modifier] Liens externes
- Louis de Funès sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
- Louis de Funès sur AlloCiné
- Catégorie Louis de Funès de l’annuaire dmoz
- Émission hommage à Louis de Funès sur le site de Radio France