Louis Victor Marziou
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Louis Victor Marziou était un important armateur havrais du XIXe siècle[1].
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Biographie [modifier]
Armateur, fondateur de la Maison V. Marziou, dont il nomme gérant le Fils de Hamon Marie Marziou : Michel Victor Marziou (né à Brest le 29 septembre 1814), ce Michel Victor marié à Brest le 19 septembre 1835 à Emilie Louise Célina Lavenue (née à Brest le 13 juin 1817, Fille de Gaston Lavenue, Pharmacien de Marine) dont Marie Louise Thérèse Marziou (née à Ingouville le 15 octobre 1841).
résidant à Ingouville, près du Havre, le nom de cet affairiste introduit dans les milieux catholiques est associé à la Société de l'Océanie, puis, avec son associé Langlois, à la Loterie des lingots d'or pour laquelle il assure le transport des chercheurs d'or français vers San Francisco via le Cap Horn au moment de la ruée vers l'or en Californie, de 1851 à 1853.
Au Havre, ce catholique est le fondateur de la conférence de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, qu'il préside dès 1841.
Appuyé par la Banque Rothschild pour contrer les frères Pereire, Marziou inaugure deux liaisons transatlantiques, avant de disparaître dans les années 1850, faute d'investisseurs pour développer ses lignes.
Documentation [modifier]
Décret relatif aux lignes de correspondance par paquebots à vapeur entre la France et l'Amérique[2]
Vu la loi du 17 juin 1857, qui à pour objet d'autoriser le Ministre des finances à s'engager, au nom de l'Etat, au payment d'une subvention pour l'exploitation de trois lignes de correspondance, au moyen de paquebots à vapeur entre la France et l'Amérique
Vu l'avis de la commission instituée par decret du 18 juin 1857, à l'effet de désigner les soumissionnaires qui pourront être admis à concourir pour la concession des services transatlantiques ;
Sur le rapport de notre ministre, secrétaire d'État au département des finances
Avons décrété et décrétons ce qui suit :
Art. 1er. Les clauses et conventions de la convention ci-annexée, passée le 17 février 1858, entre le Ministre des finances et la compagnie V. Marziou pour l'exploitation :Sont et demeurent approuvées.
- 1° De la ligne du Havre à New-York ;
- 2° De la ligne de Saint-Nazaire aux Antilles et à Aspinwall[3], avec les annexes sur la Guadeloupe, le Mexique et Cayenne,
Art. 2. Notre ministre secrétaire d'État au département des Finances est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera inséré au Bulletin des Lois.
Fait au Palais des Tuileries, le 20 février 1858.
Napoléon
Par l'Empereur :
Le ministre secrétaire d'Etat au département des Finances, P. Magne
Notes et références [modifier]
- Armateurs M : Louis Victor Marziou - Site personnel sur les pavillons des compagnies maritimes française
- Charles-Louis Lesur, Armand Fouquier, Annuaire Historique Universel, Ou, Histoire Politique, Paris, Lagny Frères, 1862, réédition Nabu Press, 2010 (ISBN 978-1-1443-6921-5)
- Aspinwall : ville fondée en 1850 au terminus de la voie de chemin de fer panaméenne alors en construction. Il s'agissait du premier axe transcontinental en Amérique alors que le canal n'existait pas encore. Initialement, la ville s'appelait « Aspinwall », comme l'avait baptisé les émigrés américains alors que les hispanophones l'appelaient Colón, nom qui subsiste aujourd'hui.
Bibliographie [modifier]
- Olivier Le Dour et Grégoire Le Clech, Les bretons dans la ruée vers l'or de Californie, Les portes du large, 2006 (ISBN 2-9146-1220-6)