Louis Sylvain-Goma

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Louis Sylvain-Goma

Louis Sylvain-Goma est un général et homme politique congolais (République du Congo), né le 24 juin 1941 à Pointe-Noire. Il a été Premier Ministre de la République du Congo de 1975 à 1984 et en 1991en présidant le praesidium provisoire des travaux de la conférence nationale au point de la rendre souveraine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Sylvain-Goma naît le 24 juin 1941 à Pointe-Noire, d'un père vili et d'une mère, dont la mère était originaire de Guinée. Il fait ses études primaires à Pointe-Noire,puis au Lycée Victor Augagneur où il décroche son Baccalauréat. Il poursuit ensuite sa formation militaire en France et intègre en 1961 l'école de Saint-Cyr en même temps que Marien Ngouabi, Joachim Yhombi-Opango et Luc Kimbouala-Nkaya. Il en sort avec le grade de lieutenant.

Officier du génie, il est Commandant de l'artillerie en 1966. Il fait partie des officiers progressistes qui, dans la mouvance du capitaine Ngouabi, contestent le pouvoir de Massamba-Débat à partir de 1966.

Après la chute de Massamba-Débat, il est nommé Chef d'État-major Général Adjoint des forces armées en 1968. L'année suivante, il devient Secrétaire d'État à la Défense.

Membre éminent du PCT de la première heure, il entre au gouvernement comme Ministre des Travaux Publics et des Transports, après le congrès extraordinaire du PCT convoqué par le Président Ngouabi du 30 mars au 1er avril 1970.

En juillet 1974, il redevient Chef d'État-major Général des forces armées, en cumul de ses fonctions de ministre.

Du 5 au 12 décembre 1975, une session extraordinaire du Comité Central du PCT aboutit à la dissolution du Bureau Politique et à la mise en place d'un État-major Spécial révolutionnaire, qui en assume les fonctions, jusqu'au prochain congrès du parti. Le commandant Louis Sylvain Goma en est un des cinq membres, avec Marien Ngouabi, Thystère-Tchicaya, Sassou-Nguesso et Gombé. Il est également nommé par le Président NGOUABI Premier ministre en remplacement de Henri Lopès.

Il fait partie du Comité Militaire du Parti mis en place le 18 mars 1977 après l'assassinat du Président Ngouabi, avec le rang de deuxième vice-président. Il conserve son poste de Premier ministre. L'année suivante, il est promu colonel.

En 1979, il est aux côtés du premier vice-président du CMP, Sassou-Nguesso dans le bras de fer qui l'oppose au président Yhombi-Opango. Après la chute de ce dernier, le 5 février 1979, il est confirmé à son poste de Premier ministre par le nouveau président Sassou-Nguesso.

En juillet 1984, il quitte le poste de Premier Ministre (Chef du gouvernement, sous le Président NGOUABI) qu'il a occupé pendant 9 ans, lors du congrès ordinaire du PCT. il devient alors le premier Président du tout nouveau Conseil constitutionnel. En 1989, il devient Président du Conseil Économique et Social, nouvellement créé.

Il est nommé général de brigade en 1989.

À la suite de la démission du premier ministre Alphonse Souchlaty-Poaty, et à la contestation politique et sociale de 1990, le Président Sassou-Nguesso, le charge en janvier 1991 de former un gouvernement d'union nationale, chargé de conduire le pays vers la démocratie pluraliste. Après consultation, il reconduit le gouvernement en place et convainc le Président de la République de convoquer une conférence nationale.

En février 1991, il préside la conférence jusqu'à l'élection de Mgr Nkombo.

Candidat malheureux au poste de premier ministre du gouvernement de transition, il quitte la Primature après l'élection d'André Milongo en juin 1991. Pour la première fois depuis 1968, il n'exercera aucune fonction publique.

De 1992 à 1998, il est cadre dirigeant de la société pétrolière Agip-Congo.

Depuis 1999, il est Secrétaire général de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) dont le siège est à Libreville au GABON.

Sources[modifier | modifier le code]

  • R. Bazanguissa-Ganga, Les voies du politique au Congo, Karthala, 1997
  • Ph. Moukoko, Dictionnaire général du Congo-Brazzaville, L'Harmattan, 1999.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Chronologie des fonctions principales[modifier | modifier le code]