Louis Perrier (homme politique)

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Louis Perrier
Louis Perrier
Louis Perrier
Fonctions
conseiller fédéral
Élection 12 mars 1912
Prédécesseur Robert Comtesse
Successeur Felix-Louis Calonder
Biographie
Date de naissance 22 mai 1849
Lieu de naissance Neuchâtel
Date de décès 16 mai 1913 (à 63 ans)
Lieu de décès Berne
Parti politique Parti radical-démocratique

Louis Perrier (homme politique)
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Louis Perrier, né à Neuchâtel le 22 mai 1849 et décédé à Berne le 16 mai 1913, est un homme politique suisse et un architecte, originaire de Sainte-Croix et de Neuchâtel. Il fut conseiller fédéral entre 1912 et 1913. À ce poste, il fut l'instigateur du regroupement des compagnies de chemin de fer au sein d'une régie fédérale et initia une loi sur l'utilisation de l'énergie hydraulique.

Architecte et politicien[modifier | modifier le code]

Frédéric-François-Louis Perrier est le fils aîné de l'architecte cantonal Louis-Daniel Perrier et de Cécile Dardel. À 19 ans, il va étudier à Stuttgart en Allemagne et obtient en 1871 son diplôme d'architecture à l'École polytechnique fédérale de Zurich. Il acquiert de l'expérience en travaillant avec son père et en participant à la construction du Bureau international des poids et mesures à Sèvres. C'est après que démarre sa véritable carrière d'architecte. Il construit l'Université de Neuchâtel, l'Hôtel des Postes de La Chaux-de-Fonds, l'hôpital de Saignelégier et les casernes de Colombier. Perrier participe également à la construction du tramway entre Neuchâtel et Boudry et au système d'adduction d'eau de la ville de Neuchâtel depuis les gorges de l'Areuse[1].

Membre du Parti radical-démocratique, Perrier siège au Conseil général (législatif) de la ville de Neuchâtel entre 1888 et 1891 puis entre 1894 et 1903. Il est élu au Grand Conseil neuchâtelois en 1889. En 1903, Perrier entre au Conseil d'État, poste qu'il occupera jusqu'à son élection au Conseil fédéral en 1912[2]. Dès 1905, il dirige les travaux publics et conduit à ce titre les rénovations du Château de Neuchâtel, le siège du gouvernement[1]. Il préside le Conseil d'État à deux reprises, en 1905-1906 et en 1909-1910[3]. Entre 1902 et 1912, Perrier siège également au Conseil national.

Célibataire, il trouve le temps de poursuivre une carrière politique impressionnante. Colonel, il commande le génie du 1er corps d'armée en 1896 et dirige entre 1902 et 1905 les forts de Saint-Maurice[1].

Conseil fédéral[modifier | modifier le code]

Le 12 mars 1912, il est élu au conseiller fédéral avec 160 voix sur 192 bulletins valables[4]. En 1912, il dirige le Département des postes et des chemins de fer puis en 1913 le Département de l'intérieur[5]. Il décède subitement le 16 mai 1913. Son mandat est à ce jour le plus court de l'histoire du Conseil fédéral (14 mois)[6].

Malgré sa brève carrière en tant que conseiller fédéral, Perrier laisse deux traces importantes. Il défend avec succès en 1912 le rachat des nombreuses compagnies de chemin de fer privées afin de créer un régie fédérale. En 1913, il initie une loi sur la force hydraulique[1].

Le quai Louis-Perrier au bord du lac de Neuchâtel lui rend hommage.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Perrier, Louis », sur Dictionnaire historique de la Suisse (consulté le 24/07/2009)
  2. « Membres du gouvernement depuis 1848 », sur Site officiel de la République et canton de Neuchâtel (consulté le 24/07/2009)
  3. « Présidences du Conseil d'État depuis 1848 », sur Site officiel de la République et canton de Neuchâtel (consulté le 24/07/2009)
  4. « Louis Perrier, élection », sur Site officiel de l'administration fédérale (consulté le 24/07/2009)
  5. « Louis Perrier, détails », sur Site officiel de l'administration fédérale (consulté le 24/07/2009)
  6. « Liste des membres du Conseil fédéral depuis 1848 », sur Site officiel de l'administration fédérale (consulté le 24/07/2009)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire biographique des cent premiers conseillers fédéraux - Urs Altermatt, 1993 (p. 312-315)

Liens externes[modifier | modifier le code]