Louis Pelletier

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Louis Pelletier
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Naissance 20 mai 1754
Saint-Lubin-de-la-Haye (Eure-et-Loir)
Décès 27 août 1843 (à 89 ans)
Montpellier (Hérault)
Origine Drapeau de France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17711814
Faits d'armes Bataille de Castiglione
Distinctions commandeur de la Légion d'honneur
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Louis Pelletier, né le 20 mai 1754 à Saint-Lubin-de-la-Haye (Eure-et-Loir) et mort le 27 août 1843 à Montpellier[1], est un général français.

Il entra au régiment des Lyonnais le 7 janvier 1771, et passa le 15 juin 1775 au régiment du Maine, dédoublement des Lyonnais. Sergent le 25 novembre 1779, sergent-major de grenadiers le 1er février 1786, adjudant-sous-officier le 14 juillet 1791, lieutenant le 26 mai 1792, adjudant-major le 6 juin et capitaine de grenadiers le 6 novembre suivant, Pelletier fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée d'Italie, et fut blessé le 12 juin de cette dernière année à l'affaire du camp de Raous, d'un coup de feu à la joue droite qui lui emporta la pommette de cette joue.

Il assista au siège de Toulon et fit le reste de la campagne à l'armée des Pyrénées orientales. Nommé général de brigade le 3 nivôse an II; il fut mis en non-activité. Rappelé au service, il passa à l'armée des Alpes et d'Italie le 7 thermidor an III. Le 17 du même mois il commandait au camp de Terme ; l'ennemi venait de prendre une position qui ôtait toute espèce de retraite aux troupes françaises si elles eussent été repoussées. Le général Pelletier s'aperçut du danger et fit avancer contre cette colonne deux pièces de canon soutenues seulement par un corps de 200 hommes, dont il enflamma le courage en l'appelant son intrépide réserve. Cette petite troupe marcha à l'ennemi, l'attaqua en commençant le combat par la décharge de ses deux pièces d'artillerie, parvint à repousser les 2 000 Piémontais et les contraignit à repasser à la hâte la gorge de Lïnferno.

Le général Pelletier, dans cette circonstance, fit preuve du plus grand talent. Tourné de tous côtés par un ennemi supérieur, il fit face de toutes parts. Bientôt, attaqué dans son camp par les Piémontais, il parvint, malgré la supériorité numérique de l'ennemi, à conserver ce point important.

À la bataille de Castiglione, le 16 thermidor an IV, Pelletier commandait les 45e et 69e demi-brigades, une partie de la réserve et un escadron du 22e chasseurs, et rendit les plus grands services dans cette sanglante journée. En l'an V, ce général resta au blocus de Mantoue pendant toute sa durée et passa ensuite à la division Joubert, qui était dans le Tyrol.

De l'an VII à l'an XIII, il servit dans la 8e division militaire, et fut nommé membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, et commandant de l'Ordre le 25 prairial. Le 20 octobre 1811, appelé au commandement du département du Gard, il prit plus tard celui du département de l'Hérault. Le général Pelletier obtint sa retraite le 1er octobre 1814.

Références [modifier]

  1. Louis Pelletier (1754-1843), sur napoleon-empire.net

Source [modifier]

« Louis Pelletier », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]