Louis Meigret
Louis Meigret (ou Maigret[1], Lyon, vers 1510[2]—1558[3]) est un grammairien français, réformateur de la langue française de la Renaissance.
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Biographie [modifier]
Louis Meigret a écrit en 1550 la première grande grammaire du français.
Il est un défenseur de la réforme de l’orthographe française, qu'il cherche à simplifier en proposant notamment des symboles nouveaux et en favorisant une orthographe phonétique, ce qui le conduisit à polémiquer avec Jacques Peletier du Mans et Guillaume Des Autels.
Son traité s'inscrit dans un courant plus large de recherche de simplification de l'orthographe. Toutefois, celle-ci n'a pu s'imposer, faute d'une autorité linguistique au XVIe siècle.
Face à l'échec de son programme réformateur, il a dû rééditer son traité dans l’orthographe traditionnelle.
Ouvrages [modifier]
- Traite touchant le commun usage de l'escriture françoise (1542) (disponible sur Gallica [1])
- Le tretté de la grammère françoise (1550) (disponible sur Gallica [2], sur archive.org)
- Défenses (1550) (disponible sur Gallica [3])
- La réponse a Iáqes Pelletier (1550) (disponible sur Gallica [4])
- Réponse a Glaomalis de Vezelet (1551) (disponible sur Gallica [5])
- Réimpression de ces cinq volumes en un chez Slatkine, Genève, 1972.
Études [modifier]
- Simone Delesalle et Francine Mazière, « Meigret, la langue française et la tradition grammaticale » in Gérard Defaux (dir.), Lyon et l’illustration de la langue française à la Renaissance, ENS édition, 2003.
- Douglas A. Kibbee, « Louis Meigret lyonnais et les politiques de la langue française à la Renaissance », in Gérard Defaux (dir.), Lyon et l’illustration de la langue française à la Renaissance, op.cit.
Notes et références [modifier]
- Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique, Paris, Les libraires associés, 1759, tome VII, p. 412.
- F.J. Hausmann: Louis Meigret. Humaniste et Linguiste. Tübingen 1980, p. 210–211.
- Vgl. F. J. Hausmann: Louis Meigret. Le Traité de la Grammaire française (1550). Le Menteur de Lucien- Aux Lecteurs (1548). Tübingen 1980, p. IX–XIII.