Louis Landouzy

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Le professeur Louis Landouzy (1845-1917). Détail d'un portrait de Léon Bonnat daté de 1902

Théophile Joseph Louis Landouzy, né à Reims le 27 mars 1845 et mort à Paris le 10 mai 1917, est un médecin et neurologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était le fils du médecin rémois Marc Hector Landouzy et de Louise Zoé Pioche. Il fait ses études secondaires à Reims[1], et ses études de médecine à Reims et à Paris où il obtient son doctorat en 1876. Professeur de médecine en 1893, il est doyen de la Faculté de médecine de Paris en 1901, membre de l'Académie de médecine et Commandeur de la Légion d'honneur. Il est élu membre libre de l'Académie des sciences en 1913.

Au cours de sa carrière médicale, Landouzy s'est principalement intéressé à la tuberculose et il fut l'un des acteurs majeurs des campagnes d'informations publiques en vue de son éradication. Il fut membre de plusieurs comités internationaux de lutte contre cette maladie.

Landouzy est aussi connu pour avoir créé le terme de camptodactylie qui désigne une déformation en flexion des articulations interphalangiennes proximales des doigts.

Outre ses travaux médicaux, il était un acteur de la vie mondaine parisienne. Il recevait, au Faubourg Saint-Germain, sous les lambris dorés de l'hôtel d'Aligre, 15, rue de l'Université, que Napoléon Ier avait fait décorer par Charles Percier et Pierre-François-Léonard Fontaine pour son cousin Beauharnais.

Il repose à Reims, avec son père, au Cimetière du Nord.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le nom de Landouzy reste associé à la « myopathie atrophique progressive », une dystrophie musculaire dont le nom officiel, depuis 1954 est la dystrophie facio-scapulo-humérale (FSH)[2]. Il décrivit cette affection avec Jules Dejerine, dont il fut l'ami proche et le témoin de mariage en 1888.

Son nom est aussi associé à celui du neurologue Joseph Grasset (1849-1918) dans l'énoncé d'une loi (loi de Landouzy-Grasset) selon laquelle, dans les lésions d'un hémisphère cérébral, le patient aura, en cas de spasticité la tête tournée du côté atteint, alors qu'en cas de paralysie la tête sera tournée du côté de la lésion cérébrale responsable (opposé à celui de la paralysie) : il s'agit donc d'une variante de la loi de Prévost-Vulpian.

Hommage[modifier | modifier le code]

La rue du Docteur-Landouzy dans le 13e arrondissement de Paris prend son nom depuis 1933.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire de la guerre, Association amicale des anciens élèves du lycée de Reims, impr. Matot-Braine (Reims), 1920 disponible sur Gallica
  2. (en) JN Walton et FJ Nattrass, « On the classification, natural history and treatment of the myopathies », Brain, vol. 77,‎ 1954, p. 169-231

Source[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.

Liens externes[modifier | modifier le code]