Louis Joseph Daussoigne-Méhul

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Louis Joseph Daussoigne-Méhul.

Louis Joseph Daussoigne-Méhul, né le 10 juin 1790 à Givet et mort le 10 mars 1875, est un compositeur et professeur de musique français. Il a été le premier directeur du Conservatoire royal de Liège de 1826 à 1862. En plus de ses fonctions en tant que directeur, il a également enseigné l'harmonie et la composition musicale dans le conservatoire de Liège. Parmi ses élèves notables, César Franck et Jean-Théodore Radoux qui lui a succédé comme directeur de conservatoire. En 1859, il a été fait Commandeur de l'Ordre de Léopold.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né Louis-Joseph Daussoigne à Givet, il a légalement changé son nom en Louis Joseph Daussoigne-Méhul, le 12 août 1845 quand il eut 55 ans. Lui et son frère cadet avaient été adoptés par leur oncle, le compositeur Étienne Méhul, en 1797, quand il avait sept ans. Son frère servit de lieutenant dans l'armée française pendant la guerre de 1812 et fut tué au combat.

En 1799, il devint élève au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris à l'âge de 9 ans. Il y étudia pendant dix années, période pendant laquelle il a reçu plusieurs distinctions universitaires et des prix du conservatoire, notamment le premier prix en théorie de la musique (1799), en composition de musique (1803), au piano (1806), au contrepoint (1808) et en fugue (1808). Ses professeurs furent notamment Louis Adam (piano), Charles Simon Catel (harmonie), et son oncle Étienne Méhul (composition). En 1803, il a commença à enseigner la théorie de la musique au conservatoire.

En 1809, Louis-Joseph Daussoigne-Méhul remporta le Prix de Rome avec la cantate "Agar le désert". Il reçut une bourse pour poursuivre ses études à l'Académie de France à Rome, située dans la Villa Médicis, au sein de la Villa Borghese, sur la colline du Pincio à Rome. En conséquence, il démissionna de son poste d'enseignant au Conservatoire de Paris et vint à Rome où il étudia de février 1810 à fin 1813. Il est retourné ensuite à l'enseignement au conservatoire de Paris en 1814 jusqu'en 1826.

En 1827, il fut nommé directeur du Conservatoire royal de Liège. Il est resté à ce poste pendant les 35 années suivantes.

Daussoigne-Méhul mourut à Liège en 1875 à l'âge de 84 ans. Il était marié depuis plus de 50 ans avec Marie-Adélaïde Bellet, qui était la fille de l'entrepreneur en construction parisien Alexandre Godefroy-Bellet. Leur fils, Alexandre-Gustave Daussoigne-Méhul a été un pianiste, organiste, compositeur et critique musical.

En tant que compositeur, Daussoigne-Méhul composa plusieurs œuvres pour piano solo, de la musique symphonique, quelques opéras et quelques musiques de chambre. Son opéra comique, Aspasie et Périclès, a été créée à l' Opéra de Paris en 1820. Il a notamment terminé l'opéra inachevé de son oncle Étienne Méhul Valentin de Milan, dont la première fut jouée à l'Opéra-Comique en 1822.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 3 Quatuors à cordes
  • Ouverture pour orchestre
  • Cantate: Á la mémoire de Grétry (1828)
  • Symphonie héroïque Bruxelles en 1830-1831, pour chœur et orchestre (1834)
  • Cantate sur des airs populaires (1856)
  • Cantate : Hommage à Grétry (1862)

Source[modifier | modifier le code]