Louis Jacques Bégin

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Louis Jacques Bégin (Liège, 2 novembre 1793 - Locronan, 13 avril 1859) est un chirurgien militaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commença ses études à l'hôpital militaire d'instruction de Metz, et entra au service en qualité de chirurgien sous-aide, le 6 mars 1812. Après avoir fait les campagnes de Russie, d'Allemagne et de France, Bégin se voua à l'enseignement médical en 1815, fut nommé à l'hôpital de Strasbourg, puis au Val-de-Grâce, où il rendit de signalés services. Docteur en médecine le 25 février 1823, chirurgien-major en 1832, chirurgien principal en 1836, il occupa successivement les chaires de clinique chirurgicale et de médecine opératoire à la faculté de Strasbourg. Son enseignement était tellement goûté des élèves, qu'à son départ pour Paris, ils lui offrirent une médaille d'or, et que le titre de professeur honoraire lui fut conservé.

Dans la période de 1835 à 1850, Bégin traita tour à tour de l'hygiène militaire, des plaies par armes de guerre, des applications de la thérapeutique médicale au service des armées. Ses leçons étaient toujours faites à un point de vue très pratique, et uniquement dans l'intérêt du soldat. Plusieurs sociétés savantes, l'Académie de médecine de Paris (président en 1847), l'Académie royale de Belgique, etc., l'admirent dans leur sein.

En 1844, Bégin fut appelé au conseil d'hygiène et de salubrité publique de la ville de Paris, et, en 1850, le conseil lui décerna la présidence. On lui doit, à ce dernier titre, l'établissement des communications entre les cellules de la prison Mazas et l'air extérieur. Il travailla aussi très activement à une statistique médicale de Paris et proposa diverses modifications hygiéniques dans l'industrie des vidanges. En 1858, une voix lui manqua pour entrer à l'Académie des sciences. Cet échec fut fatal à sa santé. Il abandonna dès lors toute étude. Il se retira en 1857 à Locronan, et le 13 avril 1859, il succombait à une attaque d'apoplexie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Parmi ses travaux les plus importants, nous citerons son traité de Physiologie pathologique ; son traité de Thérapeutique ; une édition des Maladies des yeux de Scarpe, en 1820 ; une réédition de la Médecine opératoire de Sabatier ; enfin ses Éléments de pathologie chirurgicale et de médecine opératoire (Paris, 1824), et ses Études sur le service de santé militaire (1849). Nous rappellerons que c'est également à Bégin que l'on doit l'admirable organisation de l'arsenal chirurgical de l'armée, œuvre si complète et si régulière, qu'elle a servi de modèle à la plupart des nations de l'Europe. Une activité extraordinaire et une habileté rare, jointes à un tact chirurgical profond, assurent à Bégin un des premiers rangs parmi les célébrités médico-militaires de notre époque.

L'hôpital d'instruction des armées Bégin à Saint-Mandé porte son nom en hommage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]