Louis Jacques Bégin

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Louis Jacques Bégin

Nom de naissance Louis Jacques Bégin
Naissance
Liège (Belgique)
Décès (à 65 ans)
Locronan (Bretagne, France)
Nationalité Drapeau de Belgique Belge puis Drapeau de France Français
Champs Médecine, chirurgie militaire
Institutions Académie royale de Belgique
Conseil d'hygiène et de salubrité publique de la ville de Paris
Académie nationale de médecine
Diplôme Doctorat en médecine à 29 ans
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur

Louis Jacques Bégin, né à Liège, et mort à Locronan en Bretagne le , est un chirurgien militaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il nait à Liège au moment de la révolution liégeoise. Il est le fils de Jacques Bégin et de Marie Christine Maisse[1].

Il débute ses études à l'hôpital militaire d'instruction de Metz, et entra au service en qualité de chirurgien sous-aide, le 6 mars 1812. Après avoir fait la campagne de Russie, la campagne d'Allemagne et la campagne de France, Bégin se voua à l'enseignement médical en 1815, fut nommé à l'hôpital de Strasbourg (1816-1817), puis au Val-de-Grâce (1817-1819), où il rendit de signalés services. Docteur en médecine le 25 février 1823, chirurgien-major en 1832, chirurgien principal en 1836, il occupa successivement les chaires de clinique chirurgicale et de médecine opératoire à la faculté de médecine de Strasbourg. Son enseignement était tellement goûté des élèves, qu'à son départ pour Paris, ils lui offrirent une médaille d'or, et que le titre de professeur honoraire lui fut conservé.

Dans la période de 1835 à 1850, Bégin traita tour à tour de l'hygiène militaire, des plaies par armes de guerre, des applications de la thérapeutique médicale au service des armées. Ses leçons étaient toujours faites à un point de vue très pratique, et uniquement dans l'intérêt du soldat. Plusieurs sociétés savantes, l'Académie de médecine de Paris (président en 1847), l'Académie royale de Belgique, l'admirent dans leur sein.

En 1844, Bégin fut appelé au Conseil d'hygiène et de salubrité publique de la ville de Paris, et, en 1850, le conseil lui décerna la présidence. On lui doit, à ce dernier titre, l'établissement des communications entre les cellules de la prison Mazas et l'air extérieur. Il travailla aussi très activement à une statistique médicale de Paris et proposa diverses modifications hygiéniques dans l'industrie des vidanges.

En 1858, une voix lui manqua pour entrer à l'Académie des sciences. Cet échec fut fatal à sa santé. Il abandonna dès lors toute étude. Il se retira au manoir de Gorréquer à Locronan[2] et le 13 avril 1859, il succombait à une attaque d'apoplexie.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Vincennes-Saint-Mandé : hôpital militaire Bégin, façade principale.

Parmi ses travaux les plus importants, nous citerons son traité de Physiologie pathologique ; son traité de Thérapeutique ; une édition des Maladies des yeux de Scarpe, en 1820 ; une réédition de la Médecine opératoire de Sabatier ; enfin ses Éléments de pathologie chirurgicale et de médecine opératoire (Paris, 1824), et ses Études sur le service de santé militaire (1849). Il est le principal collaborateur du Dictionnaire des termes de médecine, chirurgie, art vétérinaire, pharmacie, histoire naturelle, botanique, physique, chimie, etc. , disponible sur Gallica.

C'est également à Bégin que l'on doit l'admirable organisation de l'arsenal chirurgical de l'armée, œuvre si complète et si régulière, qu'elle a servi de modèle à la plupart des nations de l'Europe. Une activité extraordinaire et une habileté rare, jointes à un tact chirurgical profond, assurent à Bégin un des premiers rangs parmi les célébrités médico-militaires de notre époque.

Titres, distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

L'hôpital d'instruction des armées Bégin à Saint-Mandé porte son nom en hommage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Léonore
  2. Raige-Delorme et A. Dechambre, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1864, disponible sur Gallica.
  3. « Louis Jacques Bégin » dans le site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine.
  4. « Notice no LH/163/72 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grand dictionnaire universel du XIXe siècle par Pierre Larousse.
  • Legouest, Éloge historique de L.J. Bégin, [lu à la Société de chirurgie, séance du 9 janvier 1861], typ. de Henri Plon (Paris), 1861, Texte intégral.
  • M. F. J. Herrgott, Le professeur Bégin, [notice historique lue à la réunion générale de la Société de médecine de Strasbourg du 7 juillet 1859], impr. G. Silbermann (Strasbourg), 1859.
  • Maurice Cren, Louis Jacques Bégin, carabin de l'Empire, Éditions Glyphe (Paris), 2009.
  • Louis Bégin, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, sous la direction de A. Dechambre, C. Masson puis P. Asselin (Paris), 1864.

Liens externes[modifier | modifier le code]