Louis Gohier

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Louis Gohier
Image illustrative de l'article Louis Gohier
Fonctions
Consul de France à Amsterdam
1799-17991810-1810
Directeur
1799-06-1717 juin 17991799-09-099 septembre 1799
En tandem avec Directeurs :
Sieyès, Barras, La Révellière-Lépeaux, Merlin de Douai

puis Sieyès, Barras, Roger Ducos, Moulin
Gouvernement Gouvernement du Directoire
Prédécesseur Nicolas François de Neufchâteau
Successeur Louis Gohier
Ministre de la Justice
1793-03-2020 mars 17931794-04-2020 avril 1794
Prédécesseur Dominique Joseph Garat
Successeur Philippe-Antoine Merlin de Douai
Biographie
Date de naissance 27 février 1746
Lieu de naissance Semblançay
Date de décès 29 mai 1830 (à 84 ans)
Lieu de décès Eaubonne

Louis Gohier, plus exactement Louis-Jérôme Gohier (né à Semblançay, en Indre-et-Loire, le 27 février 1746, et mort à Eaubonne, dans le Val-d'Oise, le 29 mai 1830), est un député français et était Directeur lors du coup d'État du 18 brumaire.

Élu par le département d' Ille-et-Vilaine à la Législative, secrétaire général du ministre de la Justice en octobre 1792, il remplace Garat à la tête de ce ministère le 20 mars 1793, ceci jusqu'au 20 avril 1794, il y fit preuve d'un grand zèle. Président des Tribunaux Civils puis Criminels, du département de la Seine, il entre au Tribunal de cassation sous le Directoire. Le 18 juin 1799, il remplace Treilhard comme Directeur. Quatre mois et demi plus tard, président du Directoire, lors du 18 brumaire, qu'il n'a su ni prévoir ni empêcher, il refuse de démissionner et sera mis en garde à vue avec Moulin, son collègue directeur. Estimé par Bonaparte (celui-ci le décrit dans ses Mémoires comme « intègre et franc »), il accepte de lui le titre de Consul de France à Amsterdam ; mais en 1810, il refuse la même situation qui lui est proposée aux États-Unis d'Amérique. À partir de cette date, il vivra retiré des affaires publiques.

Il a laissé sur le tard, dans sa vieillesse, des Mémoires, des pièces de théâtre, quelques pièces de vers gauches et laborieuses (vers qualifiés de « fort mauvais » par les contemporains[1]).

Sa fille unique, Louise Jeanne Madeleine Gohier (née le 28 février 1788 - Rennes), descendante, par sa mère, du célèbre ministre protestant Pierre Dumoulin, épouse le 7 août 1806 aux Pays-Bas, le général Merlin. Union sans postérité.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Le Musée Carnavalet à Paris conserve son portrait peint par Jacques Augustin Catherine Pajou en 180(2) ou 180(5).

Une médaille à son effigie a été exécutée par Emile Rogat en 1831. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 279).

Citation[modifier | modifier le code]

  • « Les esclaves n’ont point d’état civil. L’homme libre seul a une cité, une patrie : lui seul naît, vit et meurt en citoyen. Tous les actes relatifs à sa naissance, à son mariage et à son décès doivent donc annoncer ce grand caractère. » [2]

Références[modifier | modifier le code]

  1. voir Claude Augé et alii, Nouveau Larousse illustré, vol. 4, Paris, Société du Nouveau Larousse, 1897-1903, p. 885.
  2. Cité par Gérard Noiriel, « L'identification des citoyens. Naissance de l'état civil républicain », Genèses. Sciences sociales et histoire, no 1,‎ 1993, p. 3-28 (lire en ligne).