Louis Gohier

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Louis Gohier (Album du Centenaire)

Louis Gohier, plus exactement Louis-Jérôme Gohier (né à Semblançay, en Indre-et-Loire, le 27 février 1746, et mort à Eaubonne, dans le Val-d'Oise, le 29 mai 1830), est un député français et était Directeur lors du coup d'État du 18 brumaire.

Élu par le département d' Ille-et-Vilaine à la Législative, secrétaire général du ministre de la Justice en octobre 1792, il remplace Garat à la tête de ce ministère le , ceci jusqu'au , il y fit preuve d'un grand zèle. Président des Tribunaux Civils puis Criminels, du département de la Seine, il entre au Tribunal de cassation sous le Directoire. Le , il remplace Treilhard comme Directeur. Quatre mois et demi plus tard, président du Directoire, lors du 18 brumaire, qu'il n'a su ni prévoir ni empêcher, il refuse de démissionner et sera mis en garde à vue avec Moulin, son collègue directeur. Estimé par Bonaparte (celui-ci le décrit dans ses Mémoires comme « intègre et franc »), il accepte de lui le titre de Consul de France à Amsterdam ; mais en 1810, il refuse la même situation qui lui est proposée aux États-Unis d'Amérique. À partir de cette date, il vivra retiré des affaires publiques.

Il a laissé sur le tard, dans sa vieillesse, des Mémoires, des pièces de théâtre, quelques pièces de vers gauches et laborieuses (vers qualifiés de « fort mauvais » par les contemporains[1]).

Sa fille unique, Louise Jeanne Madeleine Gohier (née le 28 février 1788 - Rennes), descendante, par sa mère, du célèbre ministre protestant Pierre Dumoulin, épouse le 7 août 1806 aux Pays-Bas, le général Merlin. Union sans postérité.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Le Musée Carnavalet à Paris conserve son portrait peint par Jacques Augustin Catherine Pajou en 180(2) ou 180(5).

Une médaille à son effigie a été exécutée par Emile Rogat en 1831. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 279).

Citation[modifier | modifier le code]

  • « Les esclaves n’ont point d’état civil. L’homme libre seul a une cité, une patrie : lui seul naît, vit et meurt en citoyen. Tous les actes relatifs à sa naissance, à son mariage et à son décès doivent donc annoncer ce grand caractère. » [2]

Références[modifier | modifier le code]

  1. voir Claude Augé et alii, Nouveau Larousse illustré, vol. 4, Paris, Société du Nouveau Larousse, 1897-1903, p. 885.
  2. Cité par Gérard Noiriel, « L'identification des citoyens. Naissance de l'état civil républicain », Genèses. Sciences sociales et histoire, no 1,‎ 1993, p. 3-28 (lire en ligne).


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