Louis François Roubillac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Louis François Roubillac (1762), par Adrien Carpentiers, National Portrait Gallery.

Louis François Roubillac[1] , né vers 1702 à Lyon, mort le 11 janvier 1762 à Londres, est un sculpteur français, d'origine lyonnaise, qui a réalisé une grande partie de son travail au Royaume-Uni.

Biographie[modifier | modifier le code]

Collection de bustes de Roubillac à la Wren Library, Trinity College, Cambridge University, vers 1870.

On ignore la date exacte de la naissance de Louis François Roubillac, qui se situe vers 1702[2] à Lyon (baptisé le 31 août 1702[3]). Il semble s'être formé auprès du sculpteur baroque Balthasar Permoser à Dresde, puis de Nicolas Coustou à Paris. Il obtient en 1730 le second prix de Rome, décerné par l'Académie de Paris, puis part vivre en Angleterre dans les années 1730. Il se convertit au protestantisme. Après avoir travaillé avec le sculpteur Henry Cheere, il ouvre son propre atelier londonien en 1740. En 1752, il visite l'Italie en compagnie du peintre Thomas Hudson.

L'œuvre de Roubillac comprend surtout des portraits en pied et des bustes, en marbre, souvent dans le domaine de l'art funéraire. Parmi ses sculptures les plus connues, on peut citer ses monuments de l'abbaye de Westminster : Haendel, George Wade, le duc d'Argyll et le monument de Joseph et Elizabeth Nightingale (1761).

Les statues de George Ier de Grande-Bretagne, de Sir Isaac Newton et du duc de Somerset à Cambridge, tout comme la statue de George II de Grande-Bretagne à Golden Square (Londres), sont également de lui. Le Trinity College conserve une collection de ses bustes représentant des personnalités de cet établissement.

Le buste de Shakespeare, connu sous le nom de buste Davenant, qui appartient au Garrick Club, est attribué à Roubillac. La statue de Shakespeare, commandée à Roubillac par David Garrick et offerte par l'acteur à la nation anglaise, se trouve au British Museum ainsi que son buste d'Oliver Cromwell. Jonathan Tyers lui commande aussi une statue de Haendel pour ses jardins de Vauxhall (1738). L'œuvre est aujourd'hui conservée au Victoria & Albert Museum.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Esdaile, K.A.M. (1924), Roubiliac's Work at Trinity College Cambridge, Cambridge University Press, 2009, ISBN 9781108002318
  • Le Roy de Sainte-Croix, Vie et ouvrages de L. F. Roubiliac, sculpteur lyonnais (1695-1762), Paris, 1882.
  • The Lives of the Most Eminent British Painters, Sculptors, and Architects, vol. 3, p. 31–67, Londres, 1830.
  • Edward Dutton Cook, Art in England « A Sculptor's Life in the Past Century », Londres, 1869.
  • Austin Dobson, The Magazine of Art, « Little Roubiliac », vol. 17, p. 202 and 231, Londres, 1894.
  • J.T Smith, Nollekens and his Times, Londres, 1829.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parfois orthographié Roubiliac, ou Roubilliac
  2. D'après la notice d'autorité de la BNF.
  3. Fiche Encyclopædia Britannica.