Louis François Félix Musnier de La Converserie

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Louis François Félix Musnier de la Conserverie
Image illustrative de l'article Louis François Félix Musnier de La Converserie

Naissance 18 janvier 1766
Longueville, Pas-de-Calais
Décès 16 novembre 183771 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade général de division :1 février 1805
Années de service 1780 – 1832
Conflits Guerre d'indépendance espagnole
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur, Baron de l'Empire, chevalier de Saint-Louis
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile :37ème colonne"MUSNIER"

Louis François Félix Musnier de la Conserverie est né le 18 janvier 1766, à Longueville, Pas-de-Calais, et mort le 16 novembre 1837 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entra, le 22 août 1780, à l'âge 14 ans, à l'École militaire de Paris en qualité de cadet-gentilhomme, et prit rang de sous-lieutenant le 10 janvier 1781.

Incorporé avec ce grade, le 22 décembre 1782, dans le régiment de Piémont ( 3e infanterie), il fut nommé lieutenant en second le 10 août 1788, adjudant-major le 15 septembre 1791, capitaine le 1er mars 1792, et, le 1er juillet de la même année, le général Lamarlière, commandant en chef de l'armée du Rhin, le prit pour l'un de ses aides-de-camp.

En 1793, envoyé à l'armée des côtes de Cherbourg, il devint adjoint aux adjudants-généraux le 1er avril, ensuite, passé à l'armée de l'Ouest, il y fut promu, le 7 germinal an III, chef du 1er bataillon de la 106e demi-brigade de bataille; puis, le 19 fructidor, chef de brigade de la 187e demi-brigade de bataille, et, quelque temps après, de la 60e d'infanterie.

Adjudant-général le 30 messidor an IV, il remplit, jusqu'à la fin de l'an VI, les fonctions de chef d'état-major à l'armée du Nord, en Batavie, et rejoignit, le 27 vendémiaire an VIII, l'armée d'Italie, où, pour la première fois, il se distingua, le 15 frimaire, par la prise de Novare, à l'occasion de laquelle le Directoire lui conféra le grade de général de brigade le 17 décembre 1798.

Le 18 prairial an VIII, appartenant à la division du général Boudet, il s'empara de Plaisance et détruisit presque entièrement le régiment autrichien de Klébeck.

Le 25 du même mois, il combattit avec la plus grande valeur à Marengo, à la tête du 9e régiment d'infanterie légère, qui forme l'avant-garde de Desaix, et se signala le 4 ventôse an IX à la bataille de Pozzolo.

Mis en non-activité le 1er vendémiaire an X, Musnier, employé de nouveau le 23 brumaire suivant dans la 15e division militaire à Rouen, en eut le commandement intérimaire le 4e jour complémentaire an XII.

Membre et commandeur de la Légion d'honneur les 19 frimaire et 25 prairial an XII, électeur attaché au collège du Pas-de-Calais, à la même époque, l'Empereur l'éleva au grade de général de division le 12 pluviôse an XIII (1er février 1805), et le maintint dans son commandement le 11 ventôse.

Le 9 novembre 1807, ayant été employé au corps d'observation des côtes de l'Océan, bientôt après 3e corps de l'armée d'Espagne, il assista, vers la fin de 1808, aux premières opérations du siège de Saragosse.

En 1809, il se trouva, le 16 juin, à la bataille de Maria, contribua, le 18 juin, au succès du combat de Belchite par une charge en colonnes par bataillons qui rompit la ligne ennemie, et, le 6 décembre, guidant le 115e de ligne et le 1er régiment polonais de la Vistule, il chassa les Espagnols de Moelleai et de Batea.

Au mois d'avril 1810, il occupa Flix et Mora, sur les bords de l'Èbre, se battit le lendemain dans la plaine en avant de Lérida, et prit Mequinenza le 8 juin, après huit jours de tranchée ouverte. Le 23 juin 1810, à Margalef, devant Lérida, il fait 6 000 prisonniers sur O'Donnell venu au secours de Lérida, dont l'armée d'Aragon fait le siège.

L'Empereur le récompensa de sa brillante conduite par le titre de comte d'Empire et par la décoration de grand officier de la Légion d'honneur, qu'il lui accorda le 28 août.

Le 26 novembre, il parvint à attirer sur Ulldecona l'armée espagnole, dite de Valence, forte de 12 000 hommes, et quoiqu'il n'eût que 2 000 fantassins, 500 cuirassiers et 9 pièces de canon, il la mit en pleine déroute et la poursuivit jusque sous les murs de Peniscola. Un mois après, Rastobe se rendit.

Nommé gouverneur de cette place, il défit, le 4 avril 1811, un corps ennemi à Benicarló et fit 2 000 prisonniers. Le 20 janvier 1811, il est Baron de l'Empire.

Enfin, en 1812, il se signala, au mois de novembre, pendant le siège de Valence, et, le 26 décembre, au combat de Manisse; mais l'état de sa santé, altérée par les fatigues de la guerre, l'obligea à demander un congé le 10 avril 1813. Toutefois, avant de quitter l'Espagne, il repoussa, le 7 juin, l'invasion d'un corps anglo-sicilien débarqué près de Valence, et, le 27 du même mois, il se rendit maître du fort de Requena.

Employé pendant son séjour en France à l'inspection des places fortes, il reçut le commandement de la réserve de Genève le 23 décembre 1813.

En janvier 1814, après avoir repris Mâcon sur l'armée autrichienne du comte de Bubna, il alla rejoindre à Lyon le duc de Castiglione.

De 6 000 hommes dont il avait disposé, il ne lui en restait plus que 1 200, parmi lesquels on comptait à peine 300 vieux soldats. Néanmoins, avec ce petit nombre, chargé de la défense de la tête du faubourg de la Croix-Rousse, il intimida par d'énergiques dispositions le comte de Bubna, qu'il contraignit à se retirer par le château de la Pape. L'ennemi ayant été poursuivi, il délogea, le 17 février, de Meximieux, les postes du général Klopfstein, qu'il pourchassa jusqu'au village de l'Oye, défit, le 11 mars, les avant-postes autrichiens à Saint-George, près de Villefranche, et il les repoussait vers la Maison-Blanche, quand, arrêté par une batterie de 30 pièces de canon, il lutta plus d'une heure contre le feu de l'artillerie et contre les charges d'une cavalerie nombreuse avant de donner le signal de la retraite.

Le général Musnier, qui adhéra aux actes du Sénat, et que Louis XVIII fit chevalier de Saint-Louis le 27 juin et inspecteur général de l'infanterie des places de Boulogne, Calais, Saint-Omer, Dunkerque.

Le 31 décembre 1814, il est fait comte. Il fut néanmoins désigné par l'Empereur, le 28 mai 1815, pour inspecter les 10e, 11e et 20e divisions militaires, .

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 37e et 38e colonnes.

Mis à la retraite le 4 septembre suivant par ordonnance royale, et placé dans le cadre de réserve de l'état-major général de l'armée le 17 février 1831, il prit définitivement sa retraite le 1er mars 1832. Il est mort à Paris le 16 novembre 1837.

Son nom est inscrit sur le côté Ouest de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Source[modifier | modifier le code]