Louis Fauche-Borel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Borel.

Louis Fauche, dit Fauche-Borel (12 avril 1762 à Neuchâtel, Suisse - 4 septembre 1829) est un des acteurs de la mouvance royaliste sous la Révolution française et le Premier Empire.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Imprimeur du roi de Prusse - la principauté de Neuchâtel était alors prussienne - Fauche-Borel est franc-maçon et calviniste et a priori favorable à la Révolution. L'afflux des émigrés français change radicalement ses opinions et il se met au service de la contre-révolution. En 1795, Montgaillard le charge de prendre contact avec Jean-Charles Pichegru et Louis Joseph de Bourbon-Condé. Fauche-Borel réussit sa mission, est arrêté mais arrive à se faire libérer et à regagner la Suisse.

Il relance Jean Charles Pichegru à Arbois en juin 1796, à Paris en août. Le Coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) met un terme au complot. Fauche-Borel a aussi tenté d'entrer en contact avec Paul Barras et de le rallier à la cause des Bourbons. Il reprend contact à Londres avec Jean Charles Pichegru évadé de Guyane, travaille pour l'agence royaliste d'Augsbourg, dite de Souabe, recommence avec La Maisonfort à essayer d'amener Paul Barras du côté royaliste, va voir Louis XVIII de France à Mitau. Le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) met fin aux activités désordonnées de Fauche-Borel.

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Il recommence cependant en 1801, tentant de réconcilier Jean Victor Marie Moreau et Jean Charles Pichegru et de les amener à servir le roi. Arrêté sur dénonciation à Paris, en juillet 1802, Fauche-Borel s'évade, le 1er janvier 1804, mais est repris neuf jours plus tard. On le relâche en février 1806 après lui avoir fait promettre de travailler pour le gouvernement français. Il rédige des rapports insignifiants tout en imprimant secrètement et en envoyant à Paris les proclamations de Louis XVIII, Joseph Fouché donne l'ordre de l'arrêter, mais il se réfugie à Londres et y travaille dans les bureaux de La Chapelle. Victime d'une machination montée par Joseph Fouché (on lui fait croire qu'un comité royaliste regroupe de hauts personnages à Paris), Fauche-Borel se heurte à Joseph de Puisaye qui ne croit pas qu'un tel comité existe. Il est expulsé sur Jersey et y reste jusqu'à la Restauration.

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

On découvre alors qu'il a été manipulé par la police impériale. Un procès montre sa naïveté, et il obtient enfin une indemnité pour les services rendus. Neurasthénique, Fauche-Borel finit par se suicider par défenestration.

Il a laissé des Mémoires, publiés à Paris en 1829, 4 volumes in-8[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires de Fauche-Borel, Paris : Moutardier, 1829 vol.1 en ligne

Sources biographiques[modifier | modifier le code]

  • Biographie universelle, ancienne et moderne (Supplément), Paris : Louis-Gabriel Michaud, 1838, vol.64, p.1 [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]