Louis De Geer (1587-1652)

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Louis de Geer

Louis De Geer , né le 17 novembre 1587 à Liège, mort le 19 juin 1652 à Amsterdam, est un industriel wallon qui s'est fait connaître en Suède où il deviendra le «père de l’industrie suédoise» du fer, qui joua un rôle historique en Europe grâce à un minerai abondant et parfois exploitable à ciel ouvert par les wallons de Suède. Plusieurs de ses descendants y ont eu des rôles politiques importants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeune, il fit un séjour de plusieurs années à La Rochelle[1], alors la capitale du protestantisme en France. En 1615, après la mort de son père, il s'établit à Amsterdam, où il garda pendant quarante années environ, jusqu'à l'époque de sa mort, sa principale habitation. Il y fit reconstruire, en 1622, la « maison aux têtes » (het huys met de hoofden)[2] ainsi nommée à cause des bustes qui en ornent la façade. La maison conserve sa porte d'entrée d’origine, ainsi que la décoration intérieure.

C’est en 1613 que le nom de de Geer fut connu en Suède. Le 28 janvier 1613, le roi de Suède mit fin à la guerre de Kalmar et fut obligé de conclure avec le roi de Danemark une paix onéreuse. Pour s’acquitter, il fallut avoir recours à l’emprunt : en 1616, le roi s’adressa aux Hollandais. La garantie était constituée par les riches mines de fer de la Suède. Louis de Geer se mit alors en relation avec des Liégeois, établis en Suède, les frères de Besche, dont Guillaume de Bèche, qui s’y trouve depuis 1595 et exploite les forges de Nyköping et Finspång, en faisant venir des wallons exilés aux Pays-Bas pour des raisons religieuses.

Palais de Louis De Geer à Stockholm.

En 1618, Louis de Geer sollicitait de la Couronne de Suède la prise à bail du fief de Finspång. C’est par ce processus que le banquier devint industriel et fit de longs séjours en Suède, tout en conservant sa maison d’Amsterdam (la « Maison aux têtes »).

De Geer deviendra successivement le munitionnaire de la Cour, l’agent du gouvernement pour le commerce du cuivre, le commissaire général pour les fournitures de la marine et des armées, le banquier de l’État pour les besoins de guerre. Tout cela sera développé plus amplement par la suite. Cependant, il lui faudra attendre 1641 pour qu’il soit anobli par la Couronne.

Il se lance dans le commerce des armes, devient armateur, s'implante à La Rochelle et prête de l’argent au roi Gustave II Adolphe de Suède. Louis de Geer devient partenaire de Guillaume de Bèche pour les usines de Finspång, d’où sortiront des canons de fer réputés mondialement. Entre 1620 et 1640, cinq mille artisans qualifiés sont recrutés en Wallonie, à Givet, en Lorraine, avec bureau de recrutement et contrats de travail[3]. Entre 1620 et 1650, les exportations de fer de la Suède ont triplé, pour atteindre 17 500 tonnes par an, en particulier pour la marine anglaise.

Au Nord-Est d’Uppsala, vingt-trois bruks (villages de forges), répartis sur quatre communes, produisirent jusqu'en 1992, des gueuses (barre de fer) à partir de mine de fer de Dannemora, considérée comme la première du monde, en quantité de minerai extrait comme en qualité[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://books.google.fr/books?id=JiNbAAAAQAAJ&pg=PA274&dq=forges+Finspang&hl=fr&ei=qGDxTO26Cs2aOu_Y8Y0K&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&sqi=2&ved=0CD4Q6AEwBA#v=onepage&q&f=false
  2. http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.amsterdamimage.com/main.php%3Fg2_view%3Dcore.DownloadItem%26g2_itemId%3D4246%26g2_serialNumber%3D2&imgrefurl=http://www.amsterdamimage.com/main.php%3Fg2_itemId%3D4244&usg=__nEyr11M_uTc4MHuaVK8JxHQEcjU=&h=480&w=640&sz=85&hl=fr&start=2&sig2=OI7bEwqAoy9iq_RNzh9c-A&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=Wx5sHbMtbpbruM:&tbnh=103&tbnw=137&prev=/images%3Fq%3D%2522het%2Bhuis%2Bmet%2Bde%2Bhoofden%2522%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN%26tbs%3Disch:1&ei=OGfxTLKlBseH4gbcrtjfAw
  3. a et b http://www.mesancetres.ca/pages.php?section=6&lang=fr&texte=71

Sources[modifier | modifier le code]

  • M.Similon, Travail de fin d'études: Les Wallons en Suède au XVIIe siècle, HENaC Malonne, Année académique 2004-2005
  • Louis XIV face à l'Europe du Nord, par Hervé Hasquin