Louis Daniel Beauperthuy

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Louis Daniel Beauperthuy Desbonnes né à Sainte-Rose en Guadeloupe en 1807 et décédé à Bastica Grove en Guyana en 1871, médecin et scientifique français, il découvrit l'agent de transmission de la fièvre jaune.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plaque apposée au n° 8 de la rue des Francs-Bourgeois, Paris 3e.

Beauperthuy est descendant d'une famille française originaire de la région du Périgord, actuel département de la Dordogne en France. Son grand-père, originaire de Périgueux, était professeur de chirurgie et « chirurgien appelé du roi » Louis XV. Désigné pour voyager aux Antilles, il arrive en 1754 à Sainte-Rose en Guadeloupe comme docteur de l'hôpital militaire. Le père de Beauperthuy, Piere Daniel, a étudié la chimie des pharmacies et consacre tous ses efforts à l'opération industrielle des mines de sel à Saint-Martin. En 1805 Pierre Daniel épouse Laurence Desbonnes.

Louis Daniel est le second d'une fratrie de six enfants. Il nait dans la colonie française de Guadeloupe le 26 août 1807.

Dès son enfance, il est en contact avec la nature et spécialement avec les plantes que son père utilise. Il a vécu dans le confort et la sécurité d'une maison prospère bien établie et, à l'âge de quatorze ans, il part poursuivre ses études à Paris.

Après avoir obtenu son Baccalauréat ès lettres en 1828, Beauperthuy entre à la faculté de médecine de Paris et le 12 septembre 1837 obtient le titre de docteur en médecine. En plus des cours, Beauperthuy reçoit des leçons de microscopie en dehors de l'université. À l'époque, en effet, le microscope n'est pas utilisé en médecine.

En 1838, un an après avoir reçu son diplôme de médecine de l'université de Paris, il est envoyé comme voyageur naturaliste du muséum national d'histoire naturelle de Paris au Venezuela. En 1840 il décide de s'installer de manière définitive à Cumanà. Après la validation de son titre à l'université centrale du Venezuela en 1844, il commence à exercer la médecine et la recherche scientifique qui le mènent à établir en 1853 que la fièvre jaune est transmise par un moustique et non pas par l'air comme on le croyait jusque-là.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Travaux de Beauperthuy[modifier | modifier le code]

  • L.D. Beauperthuy, « Fiebre amarilla », dans Gaceta oficial de Cumaná, t. 57 (1854).
  • L.D. Beauperthuy, « Recherches sur la cause du choléra asiatique, sur celle du typhus ictérode et des fièvres de marécages », dans Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences, t. 42 (1856), p. 692-693, consultable sur Gallica.
  • L.D. Beauperthuy, « Cause du choléra asiatique », dans L'abeille médicale, t. 13 (1856), p. 117.
  • L.D. Beauperthuy, Travaux scientifiques de Louis Daniel Beauperthuy, Bordeaux, 1891.
  • L.D. Beauperthuy, La obra de Beauperthuy (1807-1871), Caracas, 1963.

Travaux sur Beauperthuy[modifier | modifier le code]

  • Suárez, M. M. et Lemoine, W., « From Internalism to Externalism: A Study of Academic Resistance to New Scientific Findings », History of Science, Vol. 24 (1986), p.383-410. En ligne.