Louis Chodźko

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Louis Chodźko h. Kościesza ((pl) Ludwik Chodźko Borejko) est un homme politique polonais né en 1769, mort en 1843, veneur du district d’Oszmiana, et député à la Diète de Grodno (Hrodna) en région historique de l'Union de Pologne-Lituanie ou République des Deux Nations.

Père de l'historien Leonard Chodźko- Cousin germain de l'écrivain Jan Chodzko.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était député à la diète de Grodno.

En 1793, il fut du petit nombre des patriotes qui s’opposèrent au partage de la Pologne entre la Russie et la Prusse. Celle-ci, qui, de 1788 à 1792, sembla protéger la Pologne contre la Russie, s’unit à cette dernière pour accomplir le deuxième partage de la Pologne. Ainsi, dans la séance de la diète du 2 septembre 1793, le député Louis Chodzko prononça un discours éloquent, qu’il termina par ces mots :

« La violence étant arrivée à ses dernières limites, nous trouvant abandonnés de tout le monde, si nous devons absolument satisfaire l’ambition insatiable du roi de Prusse, eh bien ! donnons lui cette terre polonaise qu’il convoite avec tant d’insistance ; mais ne lui en donnons que six pieds carrés, c'est-à-dire autant qu’il n’en faut pour lui servir un jour de tombeau. Ce morceau de terre, abandonné à l’un de nos partageurs, sera, dans les siècles à venir, le témoignage de l’antique et proverbiale hospitalité polonaise. On dira que nous n’avons voulu refuser à l’envahisseur de notre patrie son dernier asile ! Cet abandon sera, en même temps, la preuve de notre constante opposition contre toutes les violences accomplies sur notre nation innocente ! »

Ces paroles furent confirmées par des faits, à l’époque de l’insurrection de 1794, sous Tadeusz Kościuszko.

Louis Chodzko servit sous les ordres de Jacques Jasinski (Jakub Jasiński), avec le grade de Major ; il combattit les Russes, fut blessé et fait prisonnier. Échangé contre un officier supérieur russe, il rentra dans ses foyers et remplit différents emplois civils.

« (…) La famille à laquelle j’appartiens, mêlée aux affaires de la République, depuis la mémorable union de la Lituanie à la Pologne, sous Wladislas-Jagellon, n’a jamais dévié de la voie nationale, soit qu’elle ait été appelée dans les rangs armés pour la défense de la patrie contre les agressions étrangères, soit qu’on lui ait confié le besoin d’intérêts civils. »

— Extrait de la protestation de Louis Boreyko-Chodzko, veneur du district d’Oszmiana, et député du même district de Grodno, à l’occasion de la dissolution de la Confédération de Targowica. Grodno, 17 septembre 1793.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Recueil des traités, conventions, actes diplomatiques etc. relatifs à la Pologne, de 1762 à 1862.
  • Annuaire historique universel; ou, Histoire politique pour 1843 publié par A. Thoisnier-Desplaces, Charles Louis Lesur, Ulysse Tencé, Victor Rosenwald, Hippolyte Desprez, Armand Fouquier - p. 401
  • Tableau de la Pologne ancienne et moderne sous les rapports géographiques, statistiques... par Conrad Malte-Brun, Léonard Chodźko, Joachim Lelewel, Michał Podczaszyński 1830 - L’histoire doit recueillir religieusement tous les noms des citoyens distingués qui protestèrent hautement contre les violences étrangères. Dans la faible part d’opposition qui s’éleva dans cette diète, et refusa d’apposer la signature au fatal traité de partage, nous citerons encore Joseph Kimbar, député d’Upita ; Antoine Karski, député de Plock, Ignace Goslawki et Grelawski, député de Sandomir ; Simon Szydtowski, député de Lublin ; Ignace Plichta, député de Sochaczew ; Louis Chodzko, député d’Oszmiania, et quelques autres p. 129 note I.
  • Léonard Chodźko, Histoire des légions polonaises en Italie, sous le commandement du général Dombrowski

Articles connexes[modifier | modifier le code]