Louis Charles du Plessis d'Argentré

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Armes des du Plessis d'Argentré : de gueules à dix billettes d'or posées 4, 3, 2, 1
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Louis Charles du Plessis d'Argentré, évêque de Limoges, né en 1724.

[modifier] Origine

Les du Plessis d'Argentré sont une famille d'ancienne noblesse bretonne, admise aux honneurs du Louvre en 1774, qui tire son origine et son nom de la terre du Plessis en Argentré-du-Plessis.

[modifier] Biographie

Louis Charles du Plessis d'Argentré effectue une visite pastorale à Châlus, à l'église du bas, le 30 août 1779. Mécontent de l'état de l'église, il ordonne des travaux, dont l'édification d'un clocher, et le remplacement des objets du culte, à effectuer dans un délai d'un an, l'église tombant à défaut dans l'interdit. Les habitants n'étant pas en mesure de financer les 6000 livres nécessaires, l'interdit fut effectif en 1780, ce qui entrainait, outre la défense de célébrer, l'interdiction de se réunir pour délibérer des affaires de la paroisse, l'église étant le seul lieu permis de réunion. Le comte de Bourbon, seigneur de Châlus, intervint auprès de l'évêque, qui suspendit l'effet de l'interdit, le 10 octobre 1780, jusqu'au 1er novembre 1781. Les habitants ne retrouvèrent ensuite l'usage de l'église qu'en 1784, après qu'une partie des dépenses eut été réalisée, l'absence de capacité contributive, exposée à l'intendant par eux même et leur seigneur, ayant nécessité un compromis.

L'évêque fut nommé député aux états généraux de 1789, où il joua un rôle important, et y siégea constamment avec le parti qui s'opposait à la Révolution française. Les temps de la persécution étant arrivés, il se réunit, à Paris, à l'évêque de Clermont, pour ordonner les ecclésiastiques qui restaient fidèles à leur vocation. Les circonstances le forcèrent à quitter la France ; il se réfugia à Munster, d'où il correspondait avec les grands vicaires auxquels il avait confié l'administration de son diocèse.

Le concordat de 1801 lui fit prendre une autre disposition. Il signa d'abord, avec trente-sept autres évèques français, les remontrances qui furent adressées à Pie VII ; mais, craignant un schisme qui serait devenu fatal à l'Église, il fit passer, le 20 février 1802, aux fidèles de son diocèse, un avertissement, avec des instructions pour les vicaires généraux et pour le clergé, où il disait que le nouvel évêque étant entré en fonctions avec l'autorisation du pape, il retirait ses pouvoirs aux vicaires généraux que lui-même avait institués. Par suite de cette décision de l'évêque de Limoges, il n'y eut presque point d'ecclésiastiques dissidents dans ce diocèse, et l'ancien évêque fut constamment en relation avec son successeur. Ce prélat mourut en exil à Munster, en avril 1808. Ses ossements ont été rapportés dans sa cathédrale de Limoges en 1876.

[modifier] Sources

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