Louis Beguin-Billecocq

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Comte Louis BEGUIN BILLECOCQ, Premier Secrétaire d'Ambassade et entomologiste (1865-1957)
Blason du Comte Louis Béguin-Billecocq

Le comte Louis Beguin-Billecocq (Louis Marie Léonor Beguin-Billecocq), né le 3 juin 1865 à Paris 6e et mort le 1er avril 1957 à Nemours[1], est un entomologiste français amateur et Premier secrétaire d'ambassade.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris en 1865, il est le fils du comte Théophile Beguin-Billecoq, ministre plénipotentiaire, et d'Amélie Maximilienne Billecocq de L'Aubespine-Sully[1]. Il est le frère aîné du prince Jean Beguin Billecocq, 1er Duc de Durazzo, Ministre plénipotentiaire, et le frère cadet d'Alice Beguin Billecocq qui épouse à Paris en 1878 le comte Louis de Chalvet de Rochemonteix, grand-mère maternelle du baron Jean Meunier du Houssoy qui épousa en 1955 Geneviéve Barbier d'Aucourt (descendante de La Fayette) ; d'où un fils le baron Arnaud Meunier du Houssoy qui épouse Agathe Georges-Picot.

Licencié en Droit, il fut admis au ministère des Affaires étrangères en 1885, en tant qu'Attaché au Cabinet du ministre des Affaires étrangères (Chiffre diplomatique). Il sera de 1898 à 1905, un des très proches collaborateurs de Théophile Delcassé. C'est ainsi qu'il accompagnera ce dernier au château de Compiègne, en septembre 1901, pendant le séjour du tsar Nicolas II et de l'impératrice Alexandra Feodorovna. C'est l'époque du renforcement de l'alliance franco-russe et surtout de "l'Entente Cordiale" avec la Grande-Bretagne, si chère au chef de la diplomatie française. En 1903, il accompagne le président Émile Loubet et Théophile Delcassé, en voyage officiel en Algérie et en Tunisie. Il écrira à cette occasion un récit haut en couleur et pittoresque sur ce voyage qui dura trois semaines. Cette relation s'intitule : "Trois semaines en Algérie et en Tunisie à la suite du Président de la République et du Ministre des Affaires étrangères". Le 3 septembre 1914, muni d'instructions spéciales, il sera l'un des seuls à rester au Quai d'Orsay, tandis que le ministre et l'ensemble du personnel des Affaires étrangères partiront pour Bordeaux. En 1917, pour raison de santé, il obtint sa mise à la retraite comme Premier secrétaire d'ambassade. Il demeurait au 4 rue des Bauches à Paris 16e et possédait le bel hôtel particulier de Nemours, qui fut édifié au XVIIIe siècle et où se fiança le célèbre Samuel Dupont de Nemours, homme politique et économiste, dont l'un des fils émigra aux États-Unis d'Amérique et créa la non moins célèbre société "Dupont de Nemours".

Il s'adonne alors à sa passion qui est l'entomologie et constitue une très importante collection de coléoptères. Membres de plusieurs sociétés savantes d'entomologie, il donne son nom à plusieurs espèces de coléoptères qu'il décrit. Il a écrit de nombreux opuscules et des études sur les insectes. Louis Beguin-Billecocq est membre correspondant de l'Institut de France pendant une partie de sa vie. Il est également chevalier de la Légion d'honneur, de l'ordre du Mérite agricole, commandeur du Nicham Iftikar de Tunisie.

Propre oncle d'Henri de Montherlant, il deviendra le tuteur de ce dernier lorsque ses parents moururent prématurément.

Il meurt à Nemours, en 1957 dans l'hôtel particulier familial et fut inhumé dans le cimetière de Saint-Pierre-les-Nemours à côté de son épouse. Il lègue ses collections au musée de Nemours.

Il a épousé à Paris 6e le 18 février 1892 Clotilde de Montherlant (Paris, 1870-Nemours, 1944), femme de lettres, fille de Frédéric-François Millon de Montherlant (1835-1898), Chef de service au ministère des Finances, chevalier de la Légion d'honneur, et peintre de l'école de Paris, et d'Élisabeth Bessirard de La Touche (1843-1870). Elle est la propre tante d'Henry de Montherlant, de l'Académie française. Musicienne de talent, jouant la comédie avec grâce, donnant des conférences aux jeunes filles de bonnes familles, elle possédait une plume facile et ainsi s'était lancée dans l'écriture de pièces de théâtre, des carnets de voyage, de romans, de feuilletons qu'elle publiait dans les revues et les journaux de l'époque, en particulier dans "l'Action Républicaine", quotidien de Seine-et-Marne. Ainsi, elle écrivit plus d'une centaines d'œuvres, dont certaines sont restées inédites. Elle signait d'abord sous le nom de "Clotilde de Montherlant", puis à la demande de son neveu Henri dont la renommée littéraire se précisait, sous le pseudonyme de "Clotilde de Saint-Val" (Saint-Val était le nom d'un domaine en Bourgogne que les Beguin Billecocq possédèrent jusqu'en 1835).

Son petit-neveu, le prince Xavier Beguin Billecocq, est l'auteur d'un ouvrage, publié en 1992, sur Henri de Montherlant et sa famille paternelle : Des Montherlant à Montherlant ; chronique de souvenirs oubliés, regroupant, notamment, des textes inédits écrits par les membres de sa famille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Archives Départementales de Paris en ligne, acte de naissance N° 6e/1865/1747, avec mention marginale du décès

Articles connexes[modifier | modifier le code]