Louis-Prosper Gachard

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Louis Prosper Gachard

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Louis Prosper Gachard

Naissance 12 mars 1800
Paris
Décès 24 décembre 1885 (à 85 ans)
Bruxelles
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Pays de résidence Belgique
Profession
Historien,
archiviste général du Royaume

Louis-Prosper Gachard, né à Paris le 12 mars 1800 et mort à Bruxelles le 24 décembre 1885, est un archiviste, un paléographe et un historien belge d'origine française.

Il acquit la nationalité des Pays-Bas en 1821.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les parents de Louis-Prosper Gachard étaient venus s'installer aux Pays-Bas, à Tournai, en 1817 pour y développer une fabrique de tabac. Le jeune Gachard intéressé par les livres avait opté pour une autre branche de l'industrie et, comme cela se faisait à l'époque, il devint à dix-huit ans apprenti-compositeur à l’imprimerie Casterman. Il se sentit pourtant de plus en plus attiré par la recherche historique et se mit tout entier à l'étude des disciplines auxiliaires de l'histoire telles que la paléographie, l'étude des manuscrits et de la bibliophilie, matières qui à l'époque ne s'enseignaient pas à l'université, mais étaient du domaine des sociétés savantes, des sociétés d'émulations et des amateurs érudits.

En 1819, il renonce définitivement à faire carrière dans l'imprimerie et il entre comme employé au secrétariat de la Régence de Tournai. Il exercera cette fonction jusqu'en 1826.

C'est avec ce bagage qu'il entra aux Archives du Royaume des Pays-Bas à Bruxelles alors mal organisées et en prit rapidement le sort en main. Un arrêté du 21 juin 1826 le nomme secrétaire-archiviste adjoint.

Il se préoccupa aussi de sauver de nombreuses archives éparses dans le royaume et à les rassembler dans les archives de l'État.

Il était membre de la Commission royale d'histoire.

Déjà en 1842 Frédéric de Reiffenberg le surnommait le « César des archives »[1]. Gachard est considéré comme le véritable fondateur des archives belges.

Ses publications érudites sont abondantes.

Quelques publications[modifier | modifier le code]

  • Collection de documens[2] inédits concernant l'histoire de Belgique, Bruxelles, 1833-1835, trois volumes.
  • Rapport à monsieur le ministre de l'intérieur, sur différentes séries de documents concernant l'histoire de la Belgique, qui sont conservées dans les archives de l'ancienne Chambre des comptes de Flandre, à Lille, Bruxelles, M. Hayez, 1841.
  • Correspondance de Philippe II sur les affaires des Pays-Bas, Librairie Ancienne et Moderne, Bruxelles-Gand-Leipzig, 1851.
  • Relations des ambassadeurs vénitiens sur Charles-Quint et Philippe II, Bruxelles, 1855.
  • Actes des États généraux des Pays-Bas. 1576-1585, Bruxelles, 1861-1866.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Erik Aerts, Lieve De Mecheleer et Robert Wellens, L’âge de Gachard. L’archivistique et l’historiographie en Belgique (1830-1885), dans: I. Cotta et R. Manno Tolu réd., Archivi e storia nell'Europa del XIX secolo: alle radici dell'identità culturale europea. Atti del convegno internazionale di studi nei 150 anni dall’istituzione dell’Archivio Centrale, poi Archivio di Stato, di Firenze Firenze, 4-7 dicembre 2002, Florence, 2006, 571-599).
  • Hugh Chisholm, Encyclopaedia Britannica, Cambridge University Press, 1911 (11e édition), sub verbo.
  • Walter Prevenier, Gachard, Louis-Prosper, dans: Historikerlexikon. Von der Antike bis zum 20. Jahrhundert, éd. Rüdiger vom Bruch et Rainer A. Müller, Munich, Beck, 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cité dans Aerts, De Mecheleer et Wellens, L'âge de Gachard, 590.
  2. "Documens" est l'orthographe correcte du pluriel à l'époque. Lire entre autres : F. Raymond, Dictionnaire général de la langue française et vocabulaire, 1832: "On supprime communément le t dans le pluriel des mots terminés en ant ou ent, les enfans, les monumens...", ainsi que : M. Restaut, avocat au Parlement, Traité de l’orthographe françoise, en forme de dictionnaire, Poitiers, 1745, p. Ii : "DU PLURIEL : Toute la difficulté roule donc sur les mots en ant et en ent. Danet dans son Dictionnaire François, dit que les mots qui finissent en ant ou en ent au singulier, prennent au pluriel une s au lieu du t final, et qu'ainsi sentiment fait sentimens au pluriel. Il faut convenir que cette Orthographe est très-ancienne, comme on le voit par une Grammaire Françoise imprimée à Orléans en 1618, et donnée par Charles Maupas Bloisien. J'ai cependant remarqué qu'on trouve dans tous les meilleurs Livres les mots dents, lents, vents, et quelques autres, avec un t et une s au pluriel. MM. de l'Académie dans les premieres Éditions de leur Dictionnaire conservoient le t dans plusieurs mots.".

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]