Louis-Jean-Nicolas Lejoille

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Louis-Jean-Nicolas Lejoille
Naissance 11 novembre 1759
à Saint-Valery-sur-Somme
Décès 9 avril 1799
à Brindisi
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français République française
Arme marine de guerre
Grade Chef de division
Années de service 17661799
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis,
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Commandement De Granbourg,
La Celeste,
Le Tonnant,
L' Alceste,
Le Généreux.

Louis-Jean-Nicolas Lejoille né le 11 novembre 1759 à Saint-Valery-sur-Somme et décédé à Brindisi le 9 avril 1799 fut un officier de marine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de marin, son père était capitaine de navire, il devint mousse à l'âge de 7 ans et embarqua sur le brigantin Elizabeth commandé par son père, pour aller à Marseille.

Il étudia ensuite à Abbeville et à Amiens avant de la terminer au côté de son père sur le De Granbourg où il devint timonier.

Commencèrent alors pour lui les voyages au grand cabotage.

À partir de 1776, il participa à la Guerre d'indépendance des États-Unis dans l'escadre de Suffren. Il fut employé comme timonier sur la flûte La Tamponne[1].

En 1779, il fut élevé au grade de second-lieutenant et embarqua à bord du brick La Vengeance.

En 1781, il participa à la bataille de Porto Praya.

En 1782 il fut nommé lieutenant de frégate.

Entre 1784 et 1791, il retourna à la marine marchande et commanda le De Granbourg, en remplacement de son père[2].

Les guerres navales de la Révolution[modifier | modifier le code]

Le 6 mai 1793, il fut reçu capitaine et maître au long cours par l'amirauté de Brest et devint commandant de la corvette La Céleste qu'il reçut pour mission de conduire du Havre à Toulon. Sur le trajet, il s'empara du Shout, navire anglais de 18 canons.

À Toulon, il fut nommé lieutenant en pied sur le navire Le Tonnant et le 4 juin 1794, il participa à la prise de la frégate anglaise L'Alceste dont il fut nommé commandant.

En mars 1795, il participa dans l'escadre du contre-amiral Martin, a un combat où sa bravoure et son habileté furent remarquées. Il parvint à prendre le Berwick, navire de 74 canons, qui tentait de rejoindre Livourne. Blessé grièvement à la jambe et au bras droit, Lejoille partit en convalescence à Gênes. Il fut nommé commandant de vaisseau, puis rentré en France, il fut promu chef de division (chef d'escadre) et reçut mission de se rendre à Venise puis Corfou.

Il participa ensuite en tant que commandant du Généreux (1785) à la Bataille du Nil ou Bataille d’Aboukir, il poursuivit le Bellerophon sans parvenir à le capturer. Au large de la Crète, il captura Le Leander, navire anglais de 54 canons après cinq heures de combat, puis rejoignit le général Chabot au siège de Corfou (1798-1799)[2].

C'est au cours d'un duel d'artillerie devant le fort de Brindisi qu'il trouva la mort, à 39 ans, les cuisses arrachées par un boulet[1].

Hommage posthume[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b LEJOILLE Jean-Louis-Nicolas
  2. a et b M. Hennequin, Biographie maritime ou notices historiques sur les vies et les campagnes des marins célèbres, français et étrangers, tomme 3, Paris, 1837, disponible sur Internet Archive