Louis-Frédéric de Wurtemberg

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Louis-Frédéric, né en 1586, second fils de Frédéric Ier de Wurtemberg, et frère cadet de Jean-Frédéric, son prédécesseur, fut comte de Montbéliard de 1617 à sa mort, en 1631.

Il avait 31 ans lorsqu'en vertu d'une convention passée avec ses frères, le "Traité des cinq frères", il obtint la Principauté de Montbéliard. Cette même année, il confirma les Franchises de la ville aux bourgeois et épousa à Stuttgart, Elisabeth-Madeleine, fille de Louis I, dit le "Fidèle", Landgrave de Hesse-Darmstadt. Le couple se rendit pour la première fois à Montbéliard en octobre 1617. Ils reçurent un excellent accueil de la population. Leur fils Léopold-Frédéric de Wurtemberg naquit en 1624, mais Elisabeth-Madeleine mourut des suites de cette naissance.

Louis-Frédéric se remaria en 1625 avec Anne-Eléonore, âgée de 23 ans, fille de Jean-Casimir, comte de Nassau-Saarbruck-Weilbourg. Il en eut un second fils, George II de Wurtemberg, qui régna après son demi-frère.

Peu de temps après, la peste réapparut à Montbéliard.

Le prince Louis-Frédéric ne vit qu'une partie de la guerre de Trente Ans, car il mourut à Montbéliard en 1631. Son fils, Léopold-Frédéric de Wurtemberg, lui succéda sous la tutelle de ses oncles Jules-Frédéric, duc de Wurtemberg-Weltingen, et Georges, langrave de Hesse-Darmstadt.

Anecdote[modifier | modifier le code]

À l'exemple de ses prédécesseurs, le prince Louis-Frédéric se livrait souvent au plaisir de la chasse. En 1622 il abattit de sa main un ours, et y prit un ourson vivant, qu'il fit déposer dans un des fonds de fosse du château de Montbéliard, appelé dès lors "Berloch", mot allemand signifiant trou de l'ours. Il adressa à son frère aîné, le duc Jean-Frédéric de Wurtemberg, les deux pattes de devant de l'animal tué, le priant de les faire servir à sa table quand il aurait nombreuse et joyeuse compagnie, et de les manger au bruit des trompettes et des timbales ; il s'excusa dans sa lettre du petit présent ....

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le Roman d'une Principauté. Éditions Cêtre. Besançon.