Louis-Antoine-Cyprien Infernet

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Louis-Antoine-Cyprien Infernet (1757-1815) est un militaire français.

Parent d'André Masséna, il naquit en 1757 à Nice. Il fut corsaire avant d’entrer dans la marine de l’État, et lorsque, le 15 pluviôse an XII, il fut nommé membre de la Légion d'honneur, il était parvenu au grade de capitaine de vaisseau.

Fait officier de l’Ordre le 25 prairial suivant, il commandait à la bataille de Trafalgar le vaisseau L'Intrépide, et, dans cette journée, « il se plaça, disent les auteurs des Victoires et Conquêtes, au rang des marins français dont les noms furent à jamais célèbres. »

En effet, L'Intrépide combattant 2, 3, 4, 5 et jusqu’à 6 vaisseaux anglais à la fois, qui étaient : le Léviathan, l’Africa, l’Agamemnon, l’Ajax, l’Orion, et le Conqueror fut entièrement démâté, perdit plus de la moitié de son équipage, mais tirant encore au ras de l’eau pendant que le navire s’enfonçait dans les flots, Infernet fut sommé de se rendre ; sa réponse héroïque et pleine d’humour, prononcée en niçois, vaut d’être connue : « Jamai de la vida, lou miéu batéau es pintat de nòu ! » c’est-à-dire « Jamais de la vie, mon bateau est peint de neuf ! ». Infernet, quoique entouré de sept vaisseaux britanniques, attendit pour se rendre que L'Intrépide fût près de couler sous ses pieds après que les Britanniques lui eurent accordé de tirer le dernier coup de canon de la bataille, vingt minutes après que le combat eut cessé.

Conduit en Grande-Bretagne, et bientôt après échangé, il fut présenté à l’Empereur avec le capitaine Lucas à Saint-Cloud « Si tous mes vaisseaux, leur dit-il, s’étaient conduits comme ceux que vous commandiez, la victoire n’aurait pas été incertaine. Je vous ai nommés commandeurs de la Légion d’honneur. » Les deux hommes avaient préféré cette récompense au grade de contre-amiral.

Chevalier de Saint-Louis le 18 août 1814, Infernet est mort à Toulon le 15 mai 1815.

Source[modifier | modifier le code]

« Louis-Antoine-Cyprien Infernet », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]