Lotus Elise

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Lotus Elise 1996
Lotus Elise

Marque Lotus
Années de production 1996 - 2011
Production plus de 10 000 exemplaires
Classe Voiture de sport légère
Moteur et transmission
Moteur(s) Rover K-series, 4 cylindres en ligne, 16 soupapes, central-arrière transversal
Cylindrée 1 796 cm3
Puissance maximale 120ch (118bhp) ch
Transmission Propulsion, boite à 5 rapports
Poids et performances
Poids à vide 688 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) En fibre de verre, de type cabriolet (découvrable)
Dimensions
Longueur 3 721 mm
Largeur 1 701 mm
Hauteur 1 206 mm
Chronologie des modèles
Précédent Lotus Elan M100 Elise Serie 2 Suivant

La Lotus Elise est une petite voiture de sport anglaise fabriquée par Lotus, disposant d'une carrosserie cabriolet deux places avec arceau. Lotus commercialise également des versions proches, équipées d'un toit, nommées Lotus Exige.

L'Elise marque le renouveau de Lotus dans la catégorie des petites voitures de sport des années 1990. Elle constitue un retour aux sources après l'échec de l'Elan M100 traction avant. L'Elise est une sportive légère équipée, comme l'Europa des années 1960-1970, d'un moteur central avec transmission arrière. Bien que son architecture soit différente, on considère souvent l'Elise comme la remplaçante moderne de l'Elan des années 1960, car elle en reprend certains principes, notamment la légèreté.

Genèse[modifier | modifier le code]

En 1994, une équipe menée par Julian Thomson se lance dans la conception d'une voiture de sport alors que la compagnie Lotus Cars vit des heures difficiles et que l'équipe Lotus de Formule 1 disparaît. Après d'inévitables délais, les premiers modèles sont commercialisés fin 1996. L'Elise fascine les journalistes auto par son excellente tenue de route et ses performances remarquables étant donné sa faible puissance. La revue Échappement titre par exemple « Fantastic job » en octobre 1996.

L'Elise est tarifée 165 000 FFR en France en 1996, mais ce prix n'inclut pas une liste importante d'éléments de confort dont certains sont quasi-indispensables tels que les repose-pied passager ou le pré-équipement autoradio.

Technique[modifier | modifier le code]

L'Elise utilise un châssis en aluminium collé à l'epoxy et cuit, ce qui est une première mondiale. La Renault Spider qui utilise le même matériau du même fabricant mais soudé, est plus lourd. Le châssis de l'Elise nu ne pèse que 65 kg. Les éléments de suspension sont également en aluminium et, pour gagner du poids, les disques de frein seront en composite d'aluminium metal matrix jusqu'en 1998. L'Elise est acceptée par les services anglais en septembre 1995. Elle est lancée au salon de Francfort 1995 puis présentée au salon de Paris 1996.

Comme toujours dans l'histoire de la marque, des composants achetés à des constructeurs généralistes viennent compléter la panoplie pour des questions de coûts. C'est ainsi un moteur et une boîte de vitesses d'origine Rover (MGF et berlines de la marque) qui sont utilisés. Ce bloc moderne de 1 796 cm3 à 16 soupapes délivre environ 120 chevaux à 5 500 tr/min. Le moteur est placé à l'arrière en position transversale, ce qui permet une répartition des masses avant arrière de 40/60 %. De plus il s'avère être un moteur particulièrement léger. Le très faible poids de l'Elise, environ 700 kg à vide (les petites berlines de sport contemporaines pesaient déjà une tonne) métamorphose les performances par rapport à la MGF qui s'approche des 1 100 kg. En plus d'accélérations étonnantes, le 1 000 mètres départ arrêté est avalé en moins de 28 secondes, les consommations sont extrêmement faibles, toujours du fait d'un poids très faible et d'une aérodynamique soignée. Lotus annonce 7,1 L/100 km en cycle combiné.

L'habitacle de l'Elise est très spartiate avec des sièges baquets, un volant très petit et quasiment aucun élément de confort contemporain. La direction est sans assistance, tout comme le freinage. Les vitres sont manuelles, tout autant que la capote. L'installation à bord avec la capote en place nécessite de la souplesse mais une fois assis, la position est réputée excellente selon la presse spécialisée. Spartiate mais soigné, l'habitacle laisse apparaître beaucoup d'aluminium.

Série 1 ( 1996 - 2001 )[modifier | modifier le code]

Lotus Elise Sport 135

La commercialisation de l'Elise débute en 1996. Grâce à son très léger poids de 725kg, l'Elise est capable de passer le 0 à 100km/h en 5.8 secondes malgré un moteur assez peu puissant de 118ch. Cette légerté améliore aussi le freinage, la négociation des virages ainsi que le consommation. Des éditions limitées sportives voient le jour plus tard :

  • Elise Sport 135 d'environ 145ch
  • Elise Sport 160 de 150 à 160ch
  • Elise Sport 190 de 190ch
  • Elise 50th Anniversary Edition (célébrant les 50 ans des voitures Lotus)
  • Elise Type 49
  • Elise Type 79

111S[modifier | modifier le code]

À partir de 1999, Lotus installe une mécanique de 143 ch achetée sur étagères chez Rover. Ce bloc est une légère évolution du 1800 K équipé d'arbres à cames à déphasage dit "VVC". La voiture reçoit également une nouvelle boîte de vitesse, des sièges plus rembourrés, un aileron, des disques de freins perforés ainsi que de nouvelles jantes.

340 R[modifier | modifier le code]

En 2000 apparaît l'édition limitée 340 R de l'Elise. C'est un roadster dont la production fut limité à 340 exemplaires. Le nom 340 vient du fait que le rapport poids puissance du prototype de cette version est de 340ch/tonne. En effet, celui-ci développait 117ch pour 500kg, cependant la version commercialisée pesait 701kg. Une version pour circuit fut introduite ultérieurement, elle développait 192ch pour un poids de 571kg.

Série 2[modifier | modifier le code]

Lotus Elise 2001
Lotus Elise

Marque Lotus
Années de production Depuis 2001
Production plus de 10 000 exemplaires
Classe Voiture de sport légère
Moteur et transmission
Moteur(s) Rover K-series, 4 cylindres en ligne, 16 soupapes, central-arrière transversal
Cylindrée 1 796 cm3
Puissance maximale 210ch (SC) ch
Transmission Propulsion, boite à 5 rapports puis à 6 rapports
Poids et performances
Poids à vide à definir kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) En fibre de verre, de type cabriolet (découvrable)
Dimensions
Longueur 3,875 m mm
Largeur 1,719 m mm
Hauteur 1,143 m puis 1,117 m (depuis 2008) mm
Chronologie des modèles
Précédent Elise Serie 1 Elise Serie 3 Suivant

À partir de 2001, Lotus cesse de fabriquer l'Elise originelle pour la remplacer par un modèle légèrement plus lourd mais au style plus soigné. Anticipant la faillite du groupe Rover qui lui fournissait ses moteurs, Lotus introduit en 2006 une nouvelle version propulsée par un moteur 1 800 cm3 d'origine Toyota. La ligne de la Série 2 est résolument en rupture avec le style néo-rétro années 1960 de l'Elise originale tout en préservant une lignée évidente. La carrosserie est beaucoup plus anguleuse et agressive dans un style beaucoup plus moderne que la Série 1.

Comme pour la série 1, une version 111S voit le jour, équipé un moteur Rover développant 160ch. Deux version orientées vers le circuit sont aussi crées, la 135 R (de 135ch) et la Sport 190 (de 192ch), possédant des suspensions de sport ainsi que des pneus plus larges.

La série 2 (aussi appelée MK2) est d'abord commercialisée avec les moteurs Rover légèrement modifiés avant de passer à des mécaniques Toyota plus lourdes. C'est aussi l'occasion de profiter du moteur de la Celica qui délivre jusqu'à 192 ch pour seulement 1 800 cm3 sans turbo, chiffre remarquable pour une mécanique de série. Ce moteur est utilisé dans la 111R, mais malgré le gain de puissance, les performances évoluent peu par rapport à une 111S de 160 ch (plus de couple avant 6000 tr/min). La 111S effectue le 0 à 100 km/h en 5,3 s contre 5,1 s pour une 111R.

Il existe plusieurs niveaux de puissance, allant de 136 ch (Elise S) à 192 ch (Elise R) en atmosphérique. Il existe maintenant une nouvelle version de l'Elise, la SC comme SuperCharged. Comme son nom l'indique, elle est équipée, toujours sur la base de la mécanique 1,8 L Toyota, d'un compresseur. Elle garde la même plastique extérieure, un aileron en plus. Le compresseur permet de disposer d'un couple élevé à tous les régimes, ce qui supprime le principal reproche parfois émis à l'encontre du moteur de l'Elise 111R.

L'Elise S2 présente plus d'éléments de confort de série ou en option par rapport à la première série 1, la rendant plus confortable mais aussi plus lourde, surtout avec les mécaniques Toyota. Elle en demeure une voiture extrêmement légère selon les canons actuels puisque les petites berlines sportives contemporaines pèsent environ 400 kg de plus (soit environ 50 % de plus).

Opel Speedster[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opel Speedster.

Cette voiture de sport allemande utilise un châssis proche de celui de l'Elise S2 et fabriqué par Lotus. Cependant, les mécaniques sont propres à Opel. Le Speedster n'a pas eu le succès escompté malgré sa distribution facilitée comparée à l'aspect confidentiel de la marque Lotus.

Dérivés Lotus[modifier | modifier le code]

L'Elise a donné naissance en 2000 à une version coupé, éventuellement compressée, l'Exige, qui a suivi les évolutions de l'Elise. La même année, le châssis a également été décliné dans un roadster ultra-sportif appelé 340R. Il s'agit d'un roadster au sens initial du terme, donc sans glaces latérales, mais aussi sans toit ni portes. Enfin en 2006, Lotus a commencé la production du coupé Europa, plus luxueux et pratique que l'Exige. Celui-ci est plus spécialement dérivé de l'Opel Speedster Turbo.

Lotus fabrique la plateforme de la Tesla Roadster, un dérivé de l'Elise qui est la première voiture de sport électrique fonctionnelle au monde.

Voitures de course[modifier | modifier le code]

Différentes séries de courses ont été et sont encore organisées pour ce type de véhicules (Lotus Elise et ses dérivés cités ici), de la course de club à la série monotype (Lotus Motorsport Elise en 2000).

Une voiture d'endurance GT1 a été développée avec un moteur V8 de plus de 500 ch mais elle n'a pas eu le succès escompté en raison de pannes récurrentes. Meilleur classement : 11e au Nürburgring en 1997.

Voitures comparables[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brochure constructeur, octobre 1996
  • William Taylor, The Lotus Book (ISBN 978-1-9023-5113-1), existe en 3 versions (original, series 2 et 3)
  • John Tipler, Lotus Racing Cars 1968-2000 (ISBN 0-7509-2553-1)
  • David Hodges, Lotus the legend (ISBN 0-7525-2075-1[à vérifier : isbn invalide])
  • Pour la presse magazine : Échappement, no 350, octobre 1996, et no 371, juillet 1998

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]